28 février 2007
La maladie de la ligne blanche
Article d'après: http://www.le-gem.ch/conf_2005/conf_2005_grad_1.htm
Attention: les solutions proposées ici concernant le traitement de la maladie de la ligne blanche appliquent la ferrure. Dès qu'un article en relation avec le parage naturel sera trouvé, il sera mis en ligne. Si vous en trouvez un, merci de m'en informer!
Maladie de la ligne blanche - Mise à jour Stephen E. O'GRADY DVM, Derek A POUPARD, CJF
Introduction
La maladie de la ligne blanche (MLB) est un terme utilisé pour décrire un processus kératolitic sur la surface solaire du sabot. Celui-ci est caractérisé par une séparation progressive de la zone interne de la paroi. (Redden, R.F. Communication personnelle). La séparation se produit dans la corne non pigmentée à la jonction entre le stratum medium (couche moyenne, corne coronale) et le stratum internum (couche interne, corne pariétale). Cette séparation est envahie par des bactéries et des champignons opportunistes, elle apparaît en pince, en quartier ou en talon engendrant une infection qui progresse jusqu'à une hauteur inquiétante en direction de la couronne. Le processus de la maladie apparaît à la suite d'un problème de sabot tel qu'une fourbure chronique, une conformation anormale du sabot, un déséquilibre du sabot ou tout autre condition qui provoque une séparation de la paroi. La maladie a été nommée, fourmilière, infection de levure, candida, ou onychomycose. Onychomycose est une mycose qui prend naissance sur le lit de l'ongle des êtres humain et des chiens. Par contre la maladie de la ligne blanche (MLB) se développe sur la surface solaire et migre proximalement en s'approchant du bord coronal sans jamais l'envahir. Dans un rapport récent, les champignons keratophilics étaient les seuls microorganismes isolés dans la limite proximale de la partie séparée de la paroi. (Ball 2000). Cependant dans la plupart des cas de maladie de la ligne blanche (MLB) les cultures pathogènes révèlent principalement des bactéries ou un mélange d'organismes de bactéries et de champignons. Jusqu'à preuve du contraire, l'onychomycose n'est pas le terme approprié pour la maladie de la ligne blanche chez le cheval.
Anatomie de la paroi du sabot
La paroi du sabot est constituée de 3 couches: - le stratum externum (couche externe, corne limbique, périople) - le stratum medium (couche interne, corne coronale) - le stratum internum (couche interne, corne pariétale) Le stratum externum est la fine couche de cellules kératinisées qui donne cet aspect lisse et brillant à la paroi. Le stratum medium forme la majeure partie de la paroi et représente sa couche la plus dense. Il est composé de cellules epidermales cornées arrangées en corne tubulaire parallèle entourée par de la corne inter tubulaire qui croît distalement depuis le corion coronaire. Les sabots foncés sont pigmentés sauf dans les couches profondes. Le stratum internum provident des lamelles dermales primaires et secondaires, il n'est pas pigmenté , il assure la solidarisation de la phalange distale (PIII) à l'intérieur de la paroi à laquelle elle est suspendue. Distalement, à la jonction de la sole et de la paroi, les lamelles dermales se terminent par des papilles terminales. Ces papilles sont produites par le stratum germinativum, et forme la corne intertubulaire qui rempli l'espace entre les lamelles non pigmentées de l'épiderme. Cette association forme le liant entre la paroi et la sole connu sous le nom de ligne blanche ou zone blanche (Kainer, R.A. 1989) (Figure 1A, 1B) Lorsque nous l'observons depuis la face solaire, cette ligne blanche ou zone blanche apparaît plutôt jaune de couleur et a une consistance différente de la paroi dorsale.
Etiologie
La maladie de la ligne blanche (MLB) peut atteindre les chevaux de tout âge, de tout sexe et de toute race. Un ou plusieurs sabots peuvent être affectés. Un ou plusieurs chevaux dans la même écurie peuvent souffrir de cette maladie. Cette maladie est rencontrée dans le monde entier. De nombreuses causes ont été exposées, cependant aucune n'a été prouvée. L'humidité joue un rôle puisque la maladie est plus rencontrée dans les pays pluvieux, humides mais il est aussi constaté dans les pays chauds et arides. L'excès d'humidité ramolli le sabot, facilitant la pénétration de saletés, de débris dans une séparation entraînant une infection. Les douches régulières des chevaux durant les périodes chaudes contribuent au développement de la maladie de la ligne blanche. Des sabots excessivement secs peuvent avoir des seimes dans la paroi ou des fissures dans la ligne blanche permettant une invasion pathogène. L'hygiène est discutable puisque la maladie de la ligne blanche apparaît aussi bien dans des établissements très bien tenus. Des organismes infectieux, des bactéries, des champignons ou la combinaison des deux ont toujours été incriminés comme la cause. Ce qui n'est pas claire c'est si ces organismes sont les premiers envahisseurs ou s'ils apparaissent de manière opportuniste dans un second temps. La nature des pathogènes habituellement isolé, un mélange de flore de bactéries Pseudoallsheria et de champignons Scopulariopsis, ils sont probablement des opportunistes secondaires qui dans un deuxième temps endommage une séparation de la paroi existante (Turner, T.A. 1998). Le fait que la maladie de la ligne blanche puisse être résolue par simple débridement de la paroi minimise la thèse de la cause primaire. La fourmilière “Seedy toe” se réfère à une petite zone de séparation circulaire à la jonction de la sole et de la paroi. (Fi-gure 2A). Elle est localisée sur la surface solaire du sabot au milieu de la pince. Ce dommage se situe directement et dorsalement à la hauteur de l'échancrure médiane du bord solaire de la troisième phalange. Une longueur excessive de la pince, un pied bot peuvent compromettre la circulation sanguine associée avec la particularité anatomique de la troisième phalange appelée «crena marginalis solearis» l'échancrure médiane du bord solaire (Figure 2B). Si la circulation sanguine est continuellement dérange la lésion habituellement rencontrée peut progresser et devenir une maladie de la ligne blanche. Les facteurs mécaniques qui entraînent une séparation de la paroi semblent être une cause logique. Ceci inclus un excès de longueur de la pince, mauvaise conformation du sabot, ou différent déséquilibre de l'aplomb tel que la pince longue et les talons enroulés ou le pied bot (Figure 3A). Les dommages de la couche interne “stratum medium” et de la jonction des lamelles causent un excès de tension sur les couches restantes. Le support du poids du cheval effectué par la paroi et la force de traction du tendon fléchisseur profond vont continuer à affaiblir la liaison de la paroi (Turner, T.A. 1998). Lorsque la jonction entre la sole et la paroi devient plus endommagée ; ceci détruit toute la protection extérieure restante, facilitant l'extension de la séparation. Les dommages vasculaires à l'intérieur du sabot associés à la fourbure chronique entraînent une liaison lamellaire très compromise et une séparation de l'intégrité de la jonction de la sole et de la paroi. Les traumatismes dus à des coups sur la paroi causant des dommages vasculaires peuvent aussi entraîner des séparations localisées de la paroi. (Rooney, J.; communication personnelle). L'auteur a été témoin au moins de deux cas pour lesquels la surface d'appui de la paroi apparaissait tout à fait normale après un léger parage de la surface solaire du sabot, cependant une zone de séparation dans les couches plus profondes du stratum medium couche interne apparaissait lorsque la corne était parée plus profondément. A ce propos, les cultures bactériologiques et de champignons de ces zones séparées se sont révélées négatives sur les 2 chevaux. Dans les mêmes circonstances, la maladie de la ligne blanche peut être la conséquence de vastes abcès sub-solaire ou sub-mural.
Signes cliniques
La maladie de la ligne blanche ne présente pas de danger pour la santé de l'animal jusqu'à ce que les dommages soient suffisants pour produire une perte mécanique dans la liaison entre les lamelles épidermales et les structures internes de la paroi. Cette situation peut avoir pour effet un déplacement de PIII distalement c'est-à-dire une rotation de PIII. Seulement à partir de ce moment le cheval montre un inconfort. Généralement la maladie de la ligne blanche est notée comme une séparation inattendue constatée par le maréchal durant ses travaux de routine sur les sabots. Au début de la maladie de la ligne blanche, le seul changement notable sur la surface solaire du sabot est une zone poudreuse localisée sur la jonction de la sole et de la paroi. Cette zone peut rester très localisée ou peut progresser et envahir une plus large partie de la paroi. D'autres signes alarmant de la maladie de la ligne blanche sont : sole tendre constatée avec la pince à sonder, occasionnellement chaleur du sabot, descente de la sole qui devient très plate. Une concavité de la paroi peut être constatée d'un côté du pied et une bosse ou convexité apparaît sur la paroi opposée directement au-dessus de la zone atteinte. Il peut y avoir une mauvaise croissance de la corne, lente, de consistance médiocre et un son creux peut se faire entendre lorsque la paroi est percutée au marteau. (Figure 3B) (O'Grady, S.E. 1997). Souvent la maladie progresse sournoisement jusqu'à ce que le cheval présente un inconfort.
Diagnostic
Une boiterie n'est pas nécessairement observée. La pince à sonder n'élucide pas toujours une réponse. Les signes cliniques ainsi que l'examination de la surface solaire du sabot vont confirmer le diagnostique. Sur la partie solaire du sabot la ligne blanche sera plus large, tendre, et aura une texture poudreuse. En explorant l'intérieur de la paroi, au-dessus de la ligne blanche, révélera généralement une séparation remplie d'une substance grise jaune de poudre de corne. Une plus ample exploration avec une sonde nous donnera la profondeur et l'ampleur de la cavité. Il peut y avoir un écoulement séreux à l'intérieure de la séparation. S'il a boiterie, un examen complet de boiterie doit être entrepris, incluant des anesthésies basses pour confirmer la région suspectée et suivie de radiographies. Lors de dommages importants de la paroi, la maladie de la ligne blanche peut mimer une fourbure aussi bien du point de vue clinique que radiologique.
Radiographies
La radiologie peut être très informative et doit être considérée comme nécessaire. De bonnes radios mettront en apparence l'ampleur de la séparation de la paroi et nous permettrons de juger si la 3ème phalange a effectué une rotation à l'intérieur de la boîte cornée. Elles permettent au clinicien de différencier la maladie de la ligne blanche et la fourbure (Figure 4). Radiologiquement, la séparation des lamelles épidermales a pour origine la surface solaire lors de la maladie de la ligne blanche alors que lors de la fourbure la séparation a pour origine la jonction de la couche interne (corne pariétale) et des lamelles dermales. Inflammation, ostéite de P3 peuvent être découverte sur les cas chroniques de la maladie de la ligne blanche. La radiographie est très utile et nous guidera pour parer et ferrer ces chevaux.
Laboratoire
Les découvertes de laboratoire sont souvent ingrates en ce qui concerne le traitement de la maladie. Les cultures effectuées sont de faible valeur parce que les échantillons prélevés dans la séparation sont contaminés de saleté et d'organismes opportunistes. Les cultures aérobiques révèlent habituellement un mélange de bactérie et de flore alors que les cultures anaérobiques sont négatives. Les cultures de champignons nécessitent des moyens spéciaux et du temps. Les espèces de champignons les plus fréquemment révélés par les cultures sont Pseudoallsheria, Scopulariopsis and Aspergillus. Une biopsie prise à la jonction de la paroi saine et de la paroi affectée nous révèle une population mélangée de microorganismes. Ils vont généralement inclure des levures coccobacilli, et des spores de champignons. Une inflammation des lamelles dermales peut être rencontré dans la région affectée (Turner, T.A. 1998). Ball (2000) a décrit une technique pour faire un prélèvement aseptique pour une culture de la couche interne “stratum medium ». Celle-ci nécessite de faire un trou dans la paroi dans la zone proximale de la séparation. Sur 5 chevaux souffrant de la maladie de la ligne blanche qui ont eu ce type de prélèvement, les cultures bactériologiques étaient négatives par contre les cultures de champignon mettaient en évidence : Trichoderma sp., Mucor sp., Aspergillus sp., et Gliocladium sp. Ces champignons ne se trouvent pas dans notre environnement, il sont probablement contaminés dans une région anormale de la paroi du sabot. Cette technique a prouvé des résultats microbiologiques intéressants lors de l'étude de la maladie mais elle ne présente peu d'intérêt dans les activités d'une pratique courante.
Traitement
Tout d'abord il est important de corriger la cause primaire de la séparation de la paroi. ( pince longue, mauvais équilibre du sabot, etc.) La thérapie pour la maladie de la ligne blanche est dirigée vers le traitement de la région affectée du sabot et de donner un bon support au pied avec une ferrure orthopédique si la paroi à subit des dommages importants. Une résection complète de la paroi (élimination de la paroi pour mettre à jour la région malade) et le débridement de toutes les poches et fissures dans la région affectée est nécessaire. Le vétérinaire ou le maréchal ne devraient pas atteindre le sang durant le débridement. Après les premiers soins une exploration méticuleuse devrait avoir lieu tous les 10 jours. La fréquence des ferrages a aussi une grande importance et le cheval devrait être referré à 4-5 semaines d'intervalle. Une brosse métallique peut être utilisée pour maintenir propre la région mise à nu. Le traitement médical suit la résection de paroi. Le traitement médical n'a aucune valeur sans la résection de la paroi atteinte. Les désinfectant, les astringents tel que la methiolate ou 2-5% iodine agissent comme bon désinfectant et comme marqueur pour suivre les fissures persistantes. Le marqueur coloré nous aide à éliminer les dernières traces de la maladie lors des contrôles réguliers. Cette préparation devrait être appliquée 2 fois par semaine pour ne pas rendre le sabot trop dur. Après avoir effectué la résection de la paroi, la région atteinte n'a plus avec un bon suivi et une contrôle régulier de la nouvelle croissance. Les traitements médicaux sont réduits car le débridement à lui seul va éliminer la maladie. La liste de 28 cas sévères de traitement de maladie de la ligne blanche dans cette pratique durant les 4 dernières années a été examinée. (O'Grady, SE. Données non publiées). 20 de ces cas ont été traités uniquement avec résection de paroi et débridement de nettoyage. Les autres cas ont été traités avec résection de paroi débridement de paroi dans le suivi et désinfectant marqueur. Dans tous les cas la portion de paroi ayant subit la résection a repoussé et le sabot est redevenu normal. Les produits de reconstruction de paroi tel : (medicated Equilox R) ne doivent être pris en considération que lorsque toutes les moindres fissures et canaux sont éliminés. (Turner, T.A. and Anderson, B. 1996). Ils peuvent être utilisés dans certains cas lorsque le client est incapable de traiter la partie ouverte et lorsque l'esthétique a une grande importance. Les composites peuvent cacher et entretenir les infections et ils ont la tendance à affaiblir la paroi environnante et encourager des récidives d'infection. L'antibiotique inclus dans le composite (medicated Equilox R) n'agit que sur les bactéries mais pas sur les champignons. Le type de fer utilisé dépend de l'étendue des dommages de la paroi. Si les dégâts sont minimes le cheval est ferré normalement. Comme la pince est mise en cause dans Presque tous les cas de la maladie de la ligne blanche, le roulé de la pince est fortement reculé. Ajustez le fer de manière a ce que la pince du fer soit reculé en direction de la pointe de la fourchette, ceci aura pour effet de limiter les leviers et les efforts en pince. Ce principe élimine le stress et les pressions de la paroi dorsale. Ceci va aussi éliminer les risques de pincement à la jonction de la paroi avec la partie ayant subit la résection. Si la résection est importante et/ ou si nous sommes en présence d'une rotation de PIII un fer de soutient sera utilisé (fer en cœur, fer rond avec support furcal) Ce type de fer procure un bon support sous les talons et permets aux charges d'être transférées des régions affectées (pince/quartier) vers la fourchette Une méthode alternative est d'utiliser un fer ouvert ou fermé rempli d'une silicone sur la sole. Ce matériel donnera une meilleure répartition de la charge sur la sole et les talons. Ce matériel sera appliqué avec ou sans sole intermédiaire. Même sans rotation de PIII lorsqu'on effectue une résection remontant au-dessus de la moitié de la hauteur de la paroi il est prudent de mettre un support de fourchette. Les fers collés qui utilisent la surface d'appui du sabot pour le collage sont à sélectionner pour le ferrage des chevaux souffrant de la Maladie de la Ligne Blanche. (O'Grady, S.E. and Watson, E. 1999) (Figure 5A, 5B). Les séparations de paroi ont été historiquement traitées par résection et avec des acryliques pour permettre d'ajuster une ferrure normale clouée même dans la région affectée. Cependant souvent la maladie va récidiver sous le matériel de réparation et prolonger la guérison. En collant un fer sur la surface d'appui du sabot, la paroi ayant subit la résection peut être laissée ouverte pour être contrôlée, débridée et traitée régulièrement. Il est aussi aisé d'appliquer un support furcal avec ce type de fer. Un changement d'environnement est aussi important. Les sabots doivent être conservés aussi sec que possible. De maintenir la litière propre et sèche va aussi nous aider. L'exercice ne se fera pas en extérieur les jours de pluie ou par condition humide. Le cheval sera lâché au pré après que le soleil aura séchée la pâture. Une bonne alimentation équili-brée avec l'adition de Biotine et de Méthionine sera nécessaire. Les intervalles de ferrage n'excéderont pas 4 semaines. Un engagement du propriétaire à respecter un programme de soins est indispensable jusqu'à ce que les signes de la maladie aient été éliminés et que le suivi peut être programmé mensuellement et ceci jusqu'à repousse complète de l'ongle. L'étendue des dommages déterminera le temps nécessaire au traitement et à la guérison. Par exemple si la zone affectée s'étend près de la couronne en pince, il faudra environ 10 mois pour voir cette région se combler complètement. Cependant il n'est pas nécessaire que le cheval soit arrêté pendant toute cette période. La quantité d'exercice autorisé durant le traitement de la maladie de la ligne blanche dépend aussi de la sévérité du dommage.
Prévention
La prévention de la maladie de la ligne blanche est difficile car les causes exactes sont méconnues. Les discussions du problème avec le maréchal ferrant et de l'assurance qu'il examine les sabots lors du ferrage sont extrêmement importantes. La moindre zone anormale dans la région de jonction entre la paroi et la sole doit être explorée et traitée. Des parages et des ferrages appropriés pour maintenir une pince courte sont essentiels pour créer une jonction solide de la sole et de la paroi et assurer une bonne protection. Il est également important de suivre attentivement les chevaux qui ont eu par le passé une maladie de la ligne blanche. Un an ou deux après avoir traité et résolu un problème de maladie de la ligne blanche, celle-ci peut subitement réapparaître sur certains chevaux même avec des sabots solides qui ne montrent aucun signe de séparation de paroi. La maladie de la ligne blanche peut réapparaître cycliquement durant la vie du cheval (Randall, J. Communication personnelle).
Discussion
La maladie de la ligne blanche implique la partie interne, non pigmentée de la couche moyenne de la paroi du sabot, et non pas la jonction de la sole et de la paroi (zona alba, ou ligne blanche). Cette «maladie de la ligne blanche» est dans un sens mal nommée. Cependant puisque ce terme est utilisé par la majorité des maréchaux et des vétérinaires restons en à celui-ci. Il est certainement mieux approprié que l'onychomycose, car il ne limite pas l'aetiologie primaire à un agent champignon et c'est un terme moins impressionnant lors des discussions avec les propriétaires. Le traitement de la maladie de la ligne blanche a crée de nombreux dilemmes pour les propriétaires, les vétérinaires et les maréchaux. Les propriétaires ont été submergé par de nombreuses différentes causes et traitements. Un grand nombre de préparations commerciales ont été mises sur le marché pour le traitement de la maladie, toutes vantant le succès assuré. La revendication de l'efficacité de ces produits découle souvent de l'anecdote puisqu'il n'y a pas d'évidences scientifiques constatées. Les vétérinaires ne sont pas toujours conscient de l'envergure du problème car bien souvent ils ne traitent que les cas extrêmes qui présentent une boiterie ou un changement radiologique. La maladie de la ligne blanche peut être un contributeur subtil à d'autres causes de boiteries à l'intérieur du sabot. Les maréchaux sont très attentifs à cette maladie, ils sont inquiets de brocher les clous dans une paroi douteuse ou creuse, et d'assurer le ferrage pour une période suffisante. Ils sont continuellement à la recherche de traitements car les propriétaires répugnent avoir une partie de leurs chevaux avec des résections de paroi. Une étude épidémiologique de la cause et des relations de cette maladie serait précieuse. La recherche, l'éducation des propriétaires et la continuelle attention des maréchaux apparaît être la direction pour un meilleur future.
References
Ball, M.A. (2000) How I treat white line disease? Proc. Nth Am. Vet. Conf. Pp. 113-114. Kainer, R.A. (1989) Clinical Anatomy of the Equine Foot. In: The Veterinary Clinics of North America, Vol. 5, Ed: J.V. Yovich, W.B. Saunders Co., Philadelphia. pp 1-7. O'Grady, S.E: (1997) White line disease. Journal of Equine Veterinary Science 17(5); pp 236-237. O'Grady, S.E. and Watson, E. (1999) How to glue on therapeutic shoes. Proc. 45th Annu. Conv. Am. Assoc. Equine Practnr. 115-119. Turner, T.A. (1998) White line disease Equine vet Educ. 2, pp 73-76. Turner, T.A. and Anderson, B.H. (1996) Use of antibiotic-impregnated hoof repair material for the treatment of hoof wall separation. A promising new treatment. Proc 42nd Annu. Conv. Am Assoc Equine Practnr. 205-207. a.) Equilox® — Equilox Int'l 110 NE 2nd Street Pine Island, MN 55963
Sur quel sabot danser: Pied nu ou ferré?
Article paru sur:
http://www.terrenature.ch/article/article.php?id_art=677
| 20 Avril 2006 - CHEVAL Pieds nus ou ferrés | ||||
| Sur quel sabot danser? | ||||
| Véronique Curchod | ||||
| Des siècles de tradition ont ancré le ferrage dans le quotidien des hommes de chevaux. Depuis peu, une nouvelle tendance se dessine: de plus en plus de cavaliers choisissent de laisser leur monture pieds nus. Ils font alors appel à des spécialistes du parage naturel | ||||
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Par conviction, Fabienne Begert a choisi de ne pas ferrer Toscane. Photos Véronique Curchod Animal des steppes, le cheval est né pour vivre pieds nus tout en parcourant de grandes distances pour se nourrir et s’abreuver. Mais l’homme a complètement modifié son environnement, son utilisation et les terrains où il évolue. Dans ce nouveau contexte, le fer offre une protection au sabot pour éviter une usure trop rapide. Retour aux sources propos du mode de détention et du quotidien des chevaux. Des propriétaires toujours plus nombreux cherchent à leur offrir un cadre de vie plus conforme à leurs besoins. Laisser son cheval pieds nus s’inscrit dans la logique de ce désir de retour au naturel. Pete Ramey) et d’Allemagne (avec la vétérinaire Hiltrud Strasser) remet en cause le bien-fondé du ferrage et propose comme alternative le parage naturel. Différentes techniques sont utilisées, visant toutes le même idéal: permettre l’utilisation du cheval non ferré, quelle que soit sa discipline. Que reproche-t-on donc au ferrage? Les clous abîment la paroi et l’affaiblissent. La circulation sanguine diminue dans le pied car celui-ci ne peut plus assurer correctement sa fonction de pompe. Les chocs sont moins bien absorbés, provoquant des vibrations dans les membres, alors que la texture de la corne perd en qualité et que la sensibilité diminue. En choisissant de laisser son cheval pieds nus, on permet au sabot d’assumer pleinement ses fonctions. Mais déferrer ne suffit pas. Avec l’aide d’un spécialiste, on cherchera à retrouver les caractéristiques du pied du cheval sauvage: un talon bas, une pince courte, un bord arrondi, une sole concave et une fourchette large, qui sert d’appui sur toute sa surface. Pas d’improvisation structures de s’adapter. Cette période, qui peut être douloureuse pour le cheval, dure de quelques semaines à une année. Le cavalier doit être conscient de ce temps d’adaptation et, si nécessaire, accorder à sa monture un temps de repos ou de diminution d’activité. Le sabot doit être paré et très régulièrement suivi pour lui maintenir sa forme et imiter le plus possible une usure naturelle. Les partisans de la méthode rappellent que pour obtenir des sabots sains, il faut considérer le cheval dans son ensemble et son environnement. Son cadre de vie doit lui permettre d’effectuer un maximum de mouvement tout au long de la journée, en partie sur sol dur. L’alimentation joue aussi un rôle important. Laisser son cheval pieds nus ne s’improvise donc pas! Tous les équidés peuvent-ils travailler pieds nus? Oui, disent les partisans de la méthode. Il convient toutefois de nuancer cet optimisme et de considérer chaque cas individuellement. Utilisation, mode de détention, qualité de la corne, race, terrains sont autant de facteurs dont il faut impérativement tenir compte. Le bien-être du cheval en dépend! Nos poulains ne sont pas élevés dans les conditions optimales qui leur permettraient de tous rester pieds nus. Rappelons notamment que, au contraire de ce qui se produit dans la nature, la qualité des sabots n’est pas, en élevage, un critère de sélection. Les terrains sur lesquels évoluent les équidés sont souvent tendres (pâturage, stabulation) et leur environnement a été profondément modifié. Il faut donc savoir faire preuve de bon sens et accepter les compromis. Alors se trouve-t-on à la veille d’une véritable révolution? Certainement pas. Des chevaux ont de tout temps travaillé sans fers. Mais cette nouvelle mode a le mérite de susciter une prise de conscience quant au ferrage, à ses conséquences positives et négatives et à ses alternatives. A chacun alors de choisir en connaissance de cause. du parage naturel.
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Le Shiatsu
Qu’est-ce que le Shiatsu?
Le Shiatsu est une méthode de soins qui nous arrive d’Asie et qui tire son origine d’un système de pensées et de pratiques qui s’est développé sur plus de 5000 ans. Shiatsu, qui signifie en japonais doigt (shi) et pression (atsu) (on pourrait donc traduire le mot Shiatsu par digipression), est un traitement basé sur les principes de la Médecine Traditionnelle Chinoise (M.T.C) qui utilise la pression par le toucher afin de stimuler certains points spécifiques sur le corps (les tsubos) dans le but de rétablir la santé du patient.
Le traitement Shiatsu est une méthode holistique qui permet un rééquilibrage en profondeur du corps et de l’esprit. Elle est cependant sans danger car douce et sans effets secondaires. C’est une sorte d’acupuncture sans aiguille. Elle est de nos jours couramment utilisée chez l’homme pour soulager des problèmes d’origine musculaire, des troubles digestifs, les migraines et autres maux fréquents ainsi que des problèmes d’origine psychologique.
Le praticien Shiatsu se sert de ses pouces, doigts et paumes pour appliquer des pressions sur des points ou des zones du corps afin de rééquilibrer le réseau énergétique de l’animal et de favoriser ainsi la libre circulation de l’énergie sur l’ensemble du corps. Au cours du traitement, il fera effectuer au cheval des rotations ou étirements de membres qui tiennent également une place prépondérante dans le processus de guérison.
La popularité croissante du traitement Shiatsu ainsi que l’enthousiasme de nos participants (stages d’initiation) en France, Belgique et Suisse, correspond au besoin actuel de recourir à une méthode de soins holistique, efficace et sans médication excessive. Il est temps d’initier le monde équestre au Shiatsu afin que la relation chevaux / cavaliers puissent s’épanouir davantage : pour le cheval, la possibilité de découvrir la main de l’homme comme source d’un nouveau bien-être (Shiatsu de relaxation ou d’entretien) et pour le praticien confirmé, un merveilleux outil de communication, lui offrant l’opportunité de traduire les maux du cheval en mots.
Comment est-ce que cela fonctionne?
Les Chinois pensent que l’univers qui nous entoure est un champ énergétique dont les différents stades de vibration se manifestent sous de multiples formes. Ils nomment cette énergie le Qi (ou Ki en Japonais). C’est le souffle vital, la force de vie qui anime toute chose vivante du monde humain, animal et végétal. Lorsque le Ki quitte définitivement le corps physique (au moment de la mort), celui-ci se décompose et meurt.
En M.T.C, le Ki joue un rôle dans le fonctionnement des activités vitales du corps. C’est l’équivalent de la fonction du sang dans la médecine occidentale. Cette énergie alimente le corps et lui permet de se défendre contre les agents pathogènes. Lorsque le Ki circule harmonieusement dans le corps, l’état de santé est donc satisfaisant. Au contraire, si le flot du Ki est interrompu, le corps ne peut plus fonctionner correctement et son état de santé va se détériorer progressivement si le courant énergétique n’est pas rétabli. Lorsque ces déséquilibres énergétiques perdurent dans le temps, l’état maladif fait son apparition et peut à la longue créer de véritables handicaps tant sur le plan physique que psychologique. En effet, la M.T.C. diffère de la médecine occidentale de part sa nature holistique. Les médecins chinois considèrent que le Ki nourrit le corps physique mais aussi l’esprit. Le corps et l’esprit forment un tout, un ensemble interconnecté et indivisible à l’exemple du couple yin yang. Les médecins chinois parlent de “corps-âme-esprit”. Nos émotions affectent le fonctionnement de nos organes et ceux-ci en retour affectent celui de notre esprit. Il en est de même chez le cheval qui possède un réseau de méridiens similaires à celui de l’homme. Le traitement Shiatsu, grâce à son action de détente, favorise la libération d’endorphines (les anti-inflammatoires naturels de l’organisme) et permet de rétablir le courant énergétique ainsi que sa libre circulation sur l’ensemble du corps. L’animal peut alors retrouver santé physique et psychique, ses performances s’en trouvant ainsi améliorées.
Dans quel cas utiliser le Shiatsu?
L’état de santé de n’importe quel cheval peut être amélioré grâce au Shiatsu - quelque que soit son âge, sa race ou le type de travail qui lui est demandé. La stimulation régulière du réseau énergétique permet de garder le système immunitaire bien accordé comme un instrument de musique qu’on nettoierait et accorderait à intervalles réguliers. Le Shiatsu améliore la souplesse des tissus, favorise l’élimination des toxines et des tensions musculaires, corrige les défauts mineurs du squelette, facilite le fonctionnement harmonieux du système nerveux ainsi que celui des glandes endocrines, stimule la ventilation pulmonaire, la circulation du sang et des liquides organiques (dont la lymphe). La souplesse corporelle et la mobilité articulaire augmentent. Les muscles, ligaments et tendons s’assouplissent tout en devenant plus résistants, rendant possible l’amélioration des performances physiques et réduisant les risques de blessures. L’action de relaxation du Shiatsu apaise l’esprit du cheval nerveux tandis que la stimulation de certains méridiens aura une action revitalisante sur le cheval léthargique lui redonnant goût à la vie et au travail. Le traitement Shiatsu peut être utilisé en complément du traitement vétérinaire afin d’accélérer la guérison de votre cheval malade/blessé ou bien en méthode de soins préventifs avant une période de surmenage (compétitions), de stress (transport) ou encore aux intersaisons afin de maintenir un bon état de santé générale tout au long de l’année. De nombreux problèmes qui persistent après examens et traitements vétérinaires peuvent être améliorés voire définitivement résolus par le Shiatsu: allures incorrectes, raideurs et tensions, sciatiques, boiteries, problèmes d’équilibre au galop, un cheval sur l’oeil, celui qui mord, qui se cabre ou rue sans raison, dont on ne peut pas toucher la tête, les oreilles, la queue.....à moins que ça ne soit un léger changement de comportement chez le cheval, anodin pour les autres mais préoccupant pour le propriétaire qui connaît bien son compagnon. Derrière la plupart de ses symptômes récurrents se cachent le plus souvent une douleur indétectée, une blessure parfois ancienne (voire même son douloureux souvenir) que l’on croyait guérie, une souffrance psychologique insoupçonnée. Une fois le problème de fond traité et la douleur ainsi éliminée, les troubles physiques et psychiques disparaissent généralement d’eux-mêmes et le cheval peut apprendre et travailler de manière beaucoup plus efficace.
D'après: http://bray.shiatsu.free.fr/page.html
Le Shiatsu, né en Asie il y a plus de 5000 ans et régulièrement enseigné et développé depuis lors, est une méthode de soins ancestrale qui exprime l’harmonie voulue entre une pratique médicale et toute une philosophie, celle de l’être et du bien-être. La médecine chinoise traditionnelle comprend diverses formes de traitements : la gymnastique (Qi Gong), la moxibustion, l’acupuncture, la pharmacopée et la massothérapie (anmo).
Anmo qui signifie, en chinois, presser-frotter fut la première thérapie à utiliser la pression par le toucher afin de stimuler certains points spécifiques sur le corps pour rétablir la santé du patient. Cette pratique fut importée au Japon (Anma en japonais) comme technique de relaxation. Elle fut d’abord pratiquée par les aveugles car les Japonais pensaient que leur cécité leur faisait fortement développer les autres sens et notamment celui du toucher. Ce n’est qu’au début du vingtième siècle que la forme thérapeutique de l’Anma fut remise au goût du jour. Les Japonais la renommèrent alors Shiatsu, qui signifie en japonais doigt (shi) et pression (atsu), pour la différencier de l’Anma de relaxation. On pourrait donc traduire le mot Shiatsu par digipression.
Le Shiatsu est une méthode de soins douce et sans effet secondaire dangereux pour la santé. C’est une sorte d’acupuncture sans aiguille. Le praticien Shiatsu se sert de ses pouces, doigts et paumes pour appliquer des pressions sur des points (appelés tsubos) ou des zones spécifiques du corps afin de rééquilibrer le réseau énergétique (réseau des méridiens d’acupuncture) du patient. Le praticien Shiatsu n’est ici qu’un catalyseur, il ne sert qu’a donner le petit coup de pouce (littéralement !) afin de permettre à l’organisme du patient de puiser en lui-même les ressources nécessaires à son rétablissement. Le Shiatsu, grâce à son action de détente, favorise la libération d’endorphines (les anti-inflammatoires naturels de l’organisme) et permet de rétablir le courant énergétique ainsi que sa libre circulation sur l’ensemble du corps.
Au cours du traitement, le praticien fera effectuer à son patient des rotations ou étirements de membres qui tiennent également une place prépondérante dans le processus d’(auto)guérison. Lors d’une séance de Shiatsu équin, la main du praticien effectue une « lecture » de chacune des zones du corps afin de n’omettre aucun indice de déséquilibre et apporter au cheval un sentiment de bien-être global. Le Shiatsu, par son action de drainage, favorise l’élimination des toxines et libère le corps des surcharges physiques et émotionnelles.
Comment celà fonctionne?
Les Chinois pensent que l’univers qui nous entoure est un champ énergétique dont les différents stades de vibration se manifestent sous de multiples formes. Ils nomment cette énergie le Qi (ou Ki en Japonais). C’est le souffle vital, la force de vie qui anime toute chose vivante du monde humain, animal et végétal. Lorsque le Ki quitte définitivement le corps physique (au moment de la mort), celui-ci se décompose et meurt.
En médecine traditionnelle chinoise, le Ki joue un rôle dans le fonctionnement des activités vitales du corps. C’est l’équivalent de la fonction du sang dans la médecine occidentale. Cette énergie alimente le corps et lui permet de se défendre contre les agents pathogènes. Elle se concentre dans des canaux appelés méridiens. Ces méridiens sont en relation avec un organe et un viscère du corps, eux-mêmes en relation avec un des grands systèmes de l’organisme et un organe des sens. Citons par exemple le méridien du foie et sa relation directe au système musculaire et qu’on sollicitera pour tout problème de raideurs, contractures ou déchirures musculaires. Ce méridien est aussi relié par une branche interne à l’œil et sera donc utilisé pour traiter tout type de problème oculaire. Ce méridien est également associé à la corne du sabot. Tout problème de sabot (seime, pousse irrégulière ou insuffisante, friabilité…) indique un déséquilibre du méridien Foie.
Tout le long de chaque méridien, se trouve un nombre variable de points où se concentre l’énergie. Ces points (les tsubos) particulièrement réceptifs à la pression sont utilisés par le praticien expérimenté à la fois comme outil de bilan énergétique (ou diagnostic au sens oriental du terme) et de traitement. Ils reflètent en effet l’état de santé du méridien et de l’organe ou du viscère concerné et permettent également de réguler la circulation énergétique.
Lorsque le Ki circule harmonieusement dans le corps, l’état de santé est satisfaisant. Au contraire, si le flot du Ki est interrompu, le corps ne peut plus fonctionner correctement et son état de santé va se détériorer progressivement si le courant énergétique n’est pas rétabli. Lorsque ces déséquilibres énergétiques perdurent dans le temps, l’état maladif fait son apparition et peut à la longue créer de véritables handicaps tant sur le plan physique que psychologique. La médecine traditionnelle chinoise diffère en effet de la médecine occidentale de part sa nature holistique. Les médecins chinois considèrent que le Ki nourrit le corps physique mais aussi l’esprit. Le corps et l’esprit forment un tout, un ensemble interconnecté et indivisible à l’exemple du couple yin yang. Les Chinois parlent de “corps-esprit-âme”. Nos émotions affectent le fonctionnement de nos organes et ceux-ci en retour affectent celui de notre esprit (psychosomatique et somatopsychique). Il en est de même chez les animaux (dont le cheval) qui possèdent un réseau de méridiens similaires à celui de l’homme.
Dans quels cas l'utiliser?
Le Shiatsu est donc une méthode holistique qui permet un rééquilibrage en profondeur du corps et de l’esprit. L’état de santé de n’importe quel cheval peut être amélioré grâce au Shiatsu, et peu importe son âge ou sa race ou le type de travail qui lui est demandé. La stimulation régulière du réseau énergétique permet de garder le système immunitaire bien accordé comme un instrument de musique qu’on nettoierait et accorderait à intervalles réguliers. Le Shiatsu améliore la souplesse des tissus, favorise l’élimination des toxines et des tensions musculaires, corrige les défauts mineurs du squelette, facilite le fonctionnement harmonieux du système nerveux ainsi que celui des glandes endocrines, stimule la ventilation pulmonaire, la circulation du sang et des liquides organiques (dont la lymphe). L’irrigation sanguine, la ventilation pulmonaire et la digestion sont facilitées, la souplesse corporelle et la mobilité articulaire augmentent. Les muscles, ligaments, tendons et articulations s’assouplissent tout en devenant plus résistants, rendant possible l’amélioration des performances physiques et réduisant les risques de blessures dans le futur.
L’action de relaxation du Shiatsu apaise l’esprit du cheval nerveux tandis que la stimulation de certains méridiens aura une action revitalisante sur le cheval léthargique lui redonnant goût à la vie et au travail.
Le Shiatsu peut être utilisé en complément du traitement vétérinaire afin d’accélérer la guérison du cheval malade/blessé ou bien en méthode de soins préventifs avant une période de surmenage (compétitions), de stress (transports) ou encore aux intersaisons afin de maintenir un bon état de santé générale tout au long de l’année.
De nombreux problèmes qui persistent après examens et traitements vétérinaires peuvent être améliorés - voire définitivement résolus - par le Shiatsu: allures incorrectes, raideurs et tensions, sciatiques, boiteries, problèmes d’équilibre au galop, un cheval sur l’oeil, celui qui mord, qui se cabre ou rue sans raison, dont on ne peut pas toucher la tête, les oreilles, la queue.....à moins que cela ne soit un léger changement de comportement chez le cheval, anodin pour les autres mais préoccupant pour le propriétaire qui connaît bien son compagnon.
Derrière la plupart de ces symptômes récurrents se cachent le plus souvent une douleur non détectée, une blessure parfois ancienne (voire même son douloureux souvenir) qu’on croyait guérie, une souffrance psychologique insoupçonnée. Une fois le problème de fond traité et la douleur ainsi éliminée, les troubles physiques et psychiques disparaissent généralement d’eux-mêmes et le cheval peut apprendre et travailler de manière beaucoup plus efficace.
Appliqué aux chevaux
Le sens du toucher est très développé chez la race équine. La peau du cheval est d’ailleurs si sensible qu’il peut, par exemple, localiser le plus petit insecte posé sur son corps et s’en débarrasser d’un coup de queue ou de dents. Dès la naissance, les chevaux associent le toucher à une sensation de sécurité et à un moyen de communication. C’est par le dialogue gestuel et le contact physique que la jument communique avec son poulain et lui enseigne les bases de son futur comportement d’adulte. C’est ce sens du toucher et du contact qui permet au cavalier de communiquer ses intentions à sa monture (contact des jambes, poids de l’assiette, caresses ou tapes amicales ou bien - au contraire - réprimandes, etc.).
Les Chinois reconnaissent et utilisent les vertus bénéfiques du massage depuis des milliers d’années et les ont perfectionnées en développant une méthode de soins basée sur la stimulation de certains points spécifiques du corps à l’aide d’aiguilles. Nous connaissons aujourd’hui cette thérapie sous le nom d’acuponcture. Il semblerait que l’espèce équine connaisse et utilise cette méthode de soins entre congénères de manière instinctive depuis la nuit des temps.
On retrouve en effet dans la nature cette méthode de soins par le toucher chez un grand nombre d’espèces grégaires dont les équidés. Le toilettage mutuel observé au quotidien chez des chevaux en liberté, qu’ils soient domestiques ou sauvages, ne doit pas être seulement considéré comme un outil de communication entre congénères ou une forme d’alliance entre deux animaux d’un même groupe mais également comme un moyen de se soulager mutuellement de douleurs ou de raideurs passagères.
Les principes du diagnostic oriental sont applicables à la race équine, le corps des chevaux possédant un réseau énergétique composé de méridiens et de tsubos similaires à ceux des êtres humains. Une séance de toilettage mutuel et les gros câlins entre la mère et son poulain ne sont pas anodins, les chevaux ne se toilettent pas au hasard. Ils savent instinctivement solliciter les méridiens et tsubos qui correspondent au type de problèmes rencontrés, leurs régions de “grattages- massages” variant d’un moment de la journée à un autre. Ils ont également un répertoire plus classique comme le massage des flancs par exemple, communément utilisé et très apprécié après une prise de repas (parcours des méridiens du foie et de la rate-pancréas) ou encore celui de la région du garrot qui procure une véritable sensation de détente générale (point Shu du poumon qui permet –en autre chose- de lutter contre l’anxiété).
Par pressions circulaires de leurs lèvres fortes mais sensibles les chevaux massent eux-mêmes certaines parties de leur propre corps. Et lorsque l’endroit n’est pas facile d’accès, ils ont recours à l’aide d’un membre de la harde ou d’un arbre pour effectuer la stimulation du ou des points. Ils stimulent ainsi entre congénères certains points du réseau énergétique en fonction des besoins du moment de chacun. En les observant, on constate très vite que chaque animal est capable de faire comprendre ses besoins personnels à l’autre auquel il va présenter de manière évidente différentes parties de son corps afin que ce dernier les lui masse. Une fois contenté, le service est généralement rendu et le massé devient le masseur; une forme de coopération qui permet donc d’entretenir la santé et la vitalité de chacun.
On peut également observer un cheval qui, s’étant volontairement rapproché d’un autre va commencer à le gratter avec ses lèvres ou ses dents selon l’effet désiré. L’autre cheval va alors interpréter ce geste comme un signal lui demandant de reproduire la même action au même endroit sur son congénère. Dès que le cheval initiateur change d’orientation ou de région sur le corps, l’autre fait précisément la même chose ce qui permet au premier cheval d’être massé exactement selon son besoin.
Le Shiatsu sera donc particulièrement bien adapté à un animal dont le moyen principal de communication entre congénères se manifeste par un échange tactile et dont la peau est si sensible au toucher.
Chevaux domestiques
De nos jours, la grande majorité des chevaux domestiques n’a presque plus l’occasion d’interagir avec des congénères comme elle le ferait naturellement en liberté. Les chevaux de club en particulier sont rarement lâchés au pré (faute de terrain environnant) pour s’y rouler ou tout simplement se gratter contre un arbre. Confinés au box - ou pire - en stalle (la tête au mur dans l’ennui le plus profond), ils ne peuvent se mouvoir librement et ils finissent par perdre cet instinct d’auto guérison qu’ils avaient appris au contact de leurs mères.
L’augmentation du nombre de chevaux présentant des vices d’écuries ou des troubles du comportement illustre bien le caractère psychosomatique de ces pathologies liées à des conditions de vie de plus en plus aberrantes car éloignées de leur habitat naturel et de leurs instincts les plus primaires. Rappelons ici que le cheval n’est domestiqué que depuis 5000 ans c’est-à-dire depuis environ 250 générations. Si son aspect extérieur a considérablement évolué (variété de morphologie, de couleurs de robes et de tempéraments) au contact de l’homme, le système de base est resté inchangé avant et après domestication. Ses appareils digestif, cardio-vasculaire, respiratoire, reproducteur, sa structure osseuse, sa dentition ou encore son organisation sociale et son mode de communication sont similaires à ceux de ses prédécesseurs sauvages ou des autres équidés sauvages (zèbres par exemple) de la planète.
Et pourtant, les processus de domestication et d’urbanisation ont considérablement transformé la vie du cheval au quotidien. La nourriture industrielle, la litière insuffisante ou de mauvaise qualité, la pollution de l’environnement (eau, sol, air), le toilettage poussé à l’extrême (tel que tondre l’intérieur de l’oreille du cheval au risque de le blesser…pour des raisons purement esthétiques !), les aides artificielles ou barbares (cravaches –électriques-, guêtres à clous, etc), les changements (fréquents) de propriétaires et de lieux, les épreuves contraignantes et les carrières exigeantes (pour les chevaux de sport et de courses), les contractures liées à un travail spécifique (discipline pratiquée à haut niveau)…etc. mettent à rude épreuve le capital santé de nos chevaux modernes.
Cavalier et propriétaire
Le praticien Shiatsu fait très souvent le lien entre les raideurs et tensions physiques du cavalier et les moyens de compensation mis en place par le cheval. Un mauvais genou, un coude verrouillé, des trapèzes tendus, une épaule accidentée, tous ses défauts plus ou moins mineurs du squelette chez le cavalier nuisent à l’harmonie des allures dans le travail. Un cheval au travail, toutes disciplines confondues, interagit en fonction de l’état d’esprit de l’humain avec lequel il se connecte, non seulement au niveau physique mais aussi émotionnel.
Le cheval domestique se fait également réceptacle privilégié de l’état émotionnel de son cavalier / propriétaire. Il peut être « parasité » par les émotions négatives d’un cavalier stressé, nerveux ou inquiet. Il me semble aujourd’hui évident que le cheval et son propriétaire ou cavalier habituel forment un couple intrinsèquement lié à tous les niveaux.
Or, on constate très souvent que plus la relation entre humain et animal est fusionnelle, et plus la capacité d’empathie du cheval est élevée. A noter que l’animal n’est pas seulement le miroir des états mentaux et émotionnels négatifs de son propriétaire, cavalier, responsable. Il l’est également d’un état d’esprit positif. Certains cavaliers, plus soucieux du bien-être de leur cheval que du leur, prennent leur santé en main car ils comprennent mieux aujourd’hui l’aspect holistique du Shiatsu et l’interdépendance du couple cavalier/monture. Ce qu’ils n’étaient pas prêts à faire hier pour eux-mêmes, ils le font aujourd’hui pour leurs chevaux !
Les grands principes de Médecine Traditionnelle Chinoise permettent de mieux cerner l’humain et le praticien peut si nécessaire choisir d’orienter son bilan énergétique en tenant compte des rapports émotionnels entre le cheval et son cavalier/propriétaire. La plupart des vétérinaires sont tout à fait conscients de ce phénomène de « vases communicants ». Ils conviennent volontiers qu’une part importante de leur travail revient à éduquer le propriétaire, cavalier, responsable de l’animal afin de ne pas reproduire indéfiniment les mêmes erreurs. Les propriétaires, cavaliers, responsables amplifient très souvent le problème de l’animal qui, dans certains cas, a été engendré ou encouragé par eux. S’offrir une séance de Shiatsu a intervalles réguliers et en offrir une par la même occasion a son cheval, c’est se donner l’opportunité de retrouver ensemble le chemin de l’harmonie.
Limites du Shiatsu
Le Shiatsu ne remplace en aucun cas le diagnostic et le traitement de votre vétérinaire. Il s’agit d’un traitement complémentaire.
Le Shiatsu ne doit en aucun cas être considéré comme un moyen de se passer du médecin ou du vétérinaire; car s’il peut traiter et éliminer (parfois une seule séance suffit) des problèmes fonctionnels, de structure ou aider dans le traitement de troubles d’origine émotionnelle, il n’aura aucun effet dans les cas de lésions, fractures, cancers ou encore d’attaques virales. Ne vous imaginez donc pas pouvoir guérir votre cheval lors d’une épidémie de grippe équine à l’aide d’un Shiatsu. Cependant, le praticien Shiatsu peut aider le cheval à renforcer ses moyens de défense naturelle par le biais de séances régulières et faire en sorte que votre cheval reste en bonne santé ou bien qu’il récupère plus rapidement que ses congénères d’écurie.
Lorsque le cheval est blessé ou malade, l’idéal est de travailler en partenariat avec le vétérinaire traitant de l’animal afin d’accélérer la guérison ou d’écourter la période de convalescence. Le Shiatsu peut également être utilisé en méthode de soins préventifs avant une période de surmenage (compétition), de stress (transport) ou encore aux intersaisons afin de maintenir un bon état de santé général.
Le Shiatsu ne doit pas être considéré comme un remède-miracle.
En présence d’une dégradation de l’état de santé de l’animal, le praticien effectuera 1 à 3 séances rapprochées (une à environ 10 jours d’intervalle), puis quelques séances plus espacées dans le temps pour vous permettre de porter un jugement objectif sur l’évolution du problème ou d’établir ensuite avec lui un programme d’entretien adapté au cheval. Si, au bout de 3 séances, vous ne remarquez aucune amélioration (physique et/ou psychologique) chez votre animal, il vous conseillera d’envisager une autre forme de traitement (acupuncture, ostéopathie, phytothérapie,etc.). Il faut savoir d’autre part que le Shiatsu ne sera que de peu, voire d’aucune efficacité si, par ailleurs, d’autres facteurs potentiellement néfastes pour la santé de l’animal ne sont pas corrigés simultanément : Une selle en mauvaise état ou mal adaptée au dos du cheval, une mauvaise alimentation (en qualité et/ou quantité), des pieds mal entretenus,etc.
Le bilan énergétique lors d’une séance permet d’établir un véritable « état des lieux » autour du cheval et de son environnement. La prévention, domaine de prédilection du Shiatsu, est au cœur de cette démarche. Le bilan énergétique encourage ainsi certaines prises de conscience de la part du cavalier/propriétaire. Une séance de Shiatsu ne se résume pas au simple traitement, elle doit faire partie d’une volonté globale du propriétaire, cavalier, responsable qui souhaite éviter les erreurs comportementales et voir l’animal retrouver, mais aussi conserver, un organisme sain.
C’est la base du partenariat entre le propriétaire, cavalier, responsable et le praticien Shiatsu : choisir d’agir simultanément ou conjointement en diminuant les sources de déséquilibre d’une part et de développer les capacités de rééquilibrage d’autre part
D'après: http://www.christellepernot.fr/









