Azur Cheval Nature

Blog pour le cheval au naturel sans mors et sans fers, médecines douces: Var et Alpes maritimes et par extension région paca

21 février 2007

Bienvenue!

Bienvenue à tous et à toutes!!!!!

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Nous avons créé ce blog dans le but de réunir et de faire connaître toutes les personnes intéréssées par le cheval pieds nus, c'est à dire sans fers, et le parage naturel.

Nous nous intéressons aussi à tout ce qui touche les méthodes douces et naturelles pour le bien-être du cheval (homéopathie, phytothérapie, huiles essentielles, ostéopathie, éthologie...)

Etant de la région Paca (var), nous aimerions à travers ce blog partager notre expérience et rencontrer des personnes près de chez nous et connaître aussi leurs expériences et si besoin les aider et les conseiller et pourquoi pas se rencontrer. Nous voudrions partager avec vous et rencontrer de nouvelles personnes.

Mais tout le monde peut participer même s'il ne fait pas partie de la région. Vous êtes tous et toutes les bienvenus.

Ce blog se veut être avant tout un relai d'information et d'échange où chacun viendrait raconter son expérience, donner son avis, faire part de ses inquiétudes, de ses doutes aussi et il se veut aussi un lieu de rencontre pour que tous ceux qui se sentent seuls dans leur coin puissent rencontrer un groupe de personnes et partager.

N'hésitez surtout pas à faire vivre ce blog, à participer, à le dynamiser!!!!! Et si vous voulez devenir membre afin de pouvoir y poster des messages, faites le savoir en envoyant un email!!

N'hésitez pas non plus à venir discuter sur notre forum!!!

http://azurchevalnature.forum-free.org/index.htm 

A très bientôt....

PS: vous pouvez aussi participer à notre sondage du cheval pied nu!!!!

http://www.swisstools.net/sondage.asp?id=71806

Posté par azurchevalnature à 10:31 - ACCUEIL - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


Le parage naturel pour un cheval aux pieds nus!

NB: Avant de commencer, je voulais préciser que je me suis permise d'utiliser des photos personnelles pour illustrer le sujet. Si celà vous dérange et que vous ne souhaitez pas apparaître, merci de me le signaler, je ferai en sorte d'arranger celà. Mais en aucun cas, je ne citerai vos noms à moins que vous ne me donniez le feu vert.

A/ COMMENT ON EN EST ARRIVE LA...

Le titre peut certainement vous interpeller et vous surprendre. Autant que moi il y a quelques temps, quand je croisais un cheval sans fers et où je pensais que c'était une catastrophe, une négligence.

Pour preuve: quand j'ai acheté mon cheval, il ne lui restait plus qu'un seul fer (il avait perdu les autres) et ma seule priorité était de vite faire revenir le maréchal pour qu'il soir referré....Et pourtant, si j'avais su...J'avais pris une photo de ses pieds et sans le savoir, je tenais entre mes mains un pied tel qu'il devait être pour être en bonne santé!

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Ce sujet me tient énormément à coeur et vous aller comprendre pourquoi.

Tout a commencé en août l'année dernière avec l'achat d'un magazine qui venait tout juste de sortir: "Cheval au naturel". Curieuse, je l'achète car le mot "naturel" m'a quelque peu attiré... J'ouvre et là j'ai cru entrer dans une nouvelle dimension! Le magazine traitait de choses nouvelles dans le milieu du cheval comme un cavalier "bizarre" qui monte debout sur 4 chevaux lancés au galop et.....en liberté, sans rien pour les mener! Magnifique! C'est un certain Lorenzo...

Adieu, équitation classique, et autre thèmes rébarbatifs!

Entre autres sujets intéressants et forts révolutionnaires, me voilà arrivée sur un sujet surprenant: un sabot sain pour une vie saine ou l'âge du fer révolu et tout un article sur la possibilité de dire adieu aux fers et ceci, pour le bien-être du cheval. Je décide donc d'en apprendre un peu plus et de m'intéresser de plus près à tout celà.

C'est alors qu'à ma grande surprise et celà m'a beaucoup amusé, je lis ce fameux article et fais la rencontre virtuelle d'un certain Patrice Martin.... Très amusant, il a installé son élevage de chevaux appaloosa dans le village même où j'ai habité 2 ans, il y a plus de 10 ans, dans le gard, à Bréau et Salagosse précisément.

Peu de temps plus tard, mon copain me fait la surprise de commander le dvd sur le sujet, intitulé "premiers" où l'on parle de chevaux sans fers et d'éthologie et d'un joli reportage tourné chez Patrice Martin.

Je le regarde et là...........ce fut comme une révélation, un électrochoc! Je n'en croyais pas mes yeux et pourtant, tout celà était horrible. Comment le fer à cheval, pourtant si bien intégré dans le milieu équestre et pourtant si indispensable soit disant, pouvait-il être si mauvais pour le cheval? Serions-nous ignorants à ce point pour croire qu'un cheval ne peut pas vivre sans fers? On dit "pas de pied, pas de cheval" mais autant dire "pas de fer, pas de cheval" alors! Quand on voit que souvent les planches anatomiques du cheval sont représentés avec des fers comme si le fer faisait partie intégrante du cheval et que ce dernier naissait avec!

  Pour moi, c'était tout simplement évident: il me fallait déferrer mon cheval et ce, au plus vite....

L'histoire avait commencé..............

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Avant toute chose, je précise que je suis novice à propos de ce sujet et je ne fais que retranscrire ici mon expérience et  tout ce que j'ai pu apprendre, pour vous en faire profiter du mieux possible.

Donc je reprends mon histoire....

A partir de là, j'ai commencé à en parler autour de moi en disant "je vais déferrer mon cheval", au risque bien entendu de passer pour une tarée ou une inconsciente...

Et de là, je passe le dvd à une amie (chez qui mon cheval est en pension) et pour elle, ça a été bien plus qu'un électrochoc, ça l'a complètement bouleversée à en avoir les larmes aux yeux!! Si, si!

Nous étions deux et c'était un petit commencement. La propagande continua son chemin! Le dvd passa de mains en mains et provoqua à chaque fois les mêmes réactions. Même un maréchal ferrant....

Tour à tour, tous les chevaux de la ferme (5) se retrouvèrent pieds nus, ainsi que ceux de la voisine!

Photobucket - Video and Image Hosting Mon cheval le jour du déferrage le 26 février 2006, avec ses fers!

Photobucket - Video and Image Hosting Sans ses fers! Que c'est beau!!

Mais là, une autre question se posa: nous savions que le fer était nuisible au cheval et qu'il serait donc mieux sans. Certes... Mais celà ne suffisait pas, il fallait un parage (ou taille du sabot) adapté. Seulement, la plupart des maréchaux savent parer mais de façon classique, ce qui ne permet pas au pied de récupérer pleinement ses fonctions comme il l'aurait fait à l'état sauvage. Parfois il faut aider la nature...

Et puis beaucoup de maréchaux font la sourde oreille ou nous traitent de demeurées quand on demande à déferrer nos dadas. Beaucoup sont réfractaires, il est vrai. Par manque d'information, de volonté ou tout simplement par soucis commercial car bien entendu, ferrer est plus rentable que parer. La parenthèse est refermée...

Nous savions désormais qu'un seul et unique maréchal en France avait cessé de ferrer et proposait le parage naturel: M. Patrice Martin, installé dans les Cévennes. Bravo à lui pour son courage et sa détermination! Car ce n'est pas facile de s'imposer face à tant de préjugés et critiques! Et pourtant il a le mérite d'avoir réussi ce pari!

Nous nous mettons en relation avec lui et nous organisons un stage qui aura lieu chez nous en mai 2006!

Notre "propagande" fut apparement efficace puisque nous étions 5 décidés à faire le fameux stage. Dont un maréchal ferrant.

Et c'était parti.

Chaque jour nous surveillions les pieds de nos chevaux (pousse, texture, angle..etc..) et faisions tout pour que la transition se fasse dans de bonnes conditions. Avec photos à l'appui!

Ci-dessous, les 4 pieds de mon cheval le 4 avril 2006, soit pratiquement un mois et demi après son déferrage.

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Antérieur droit

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Antérieur gauche

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Postérieur droit

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Postérieur gauche

Avec la création d'un pédiluve (nécessité au pied d'être suffisament hydraté), puis nous faisions marcher nos chevaux sur le bitume et des chemins rocailleux.

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Certains chevaux souffraient de se retrouver sans "chaussures " et rechignaient à marcher sur du dur, d'autres semblaient à l'aise...En tout cas, quel bonheur de se retrouver entre personnes qui pensent pareil!

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Nous cherchions le plus d'infos possibles sur le net, nous nous inscrivîmes sur des forums pour pouvoir parler du sujet avec des personnes qui avaient déjà déferré ou qui souhaitaient le faire..

Voilà pour la petite histoire. Maintenant je vais essayer de vous expliquer en quoi la ferrure est nuisible et surtout comment parvenir à laisser un cheval pieds nus.

Le stage que nous avons fait sera expliqué aussi.

B/ LE STAGE

Le stage que nous avons fait s'est déroulé chez nous et il a duré 3 jours pleins et intenses.

Le premier jour a été celui de la théorie où on a appris comment était fait un pied de cheval et comment il fonctionnait. A travers celà, nous avons aussi appris et compris tous les tords que pouvaient causer la ferrure. Et d'autre part, comment parvenir à laisser un cheval sans fers à conditions de respecter certains paramètres.

Le deuxième jour a été celui de la pratique où nous nous sommes entraînés sur des pieds de chevaux morts. Rassurez-vous, pas ceux des nôtres mais des pieds de chevaux qui ont malheureusement connu l'issue de la boucherie. Ces pieds ont donc été récupérés par Patrice à l'abattoir avant sa venue. Et nous le remercions pour cette ingrate et macabre tâche.  Paix à l'âme de ces chevaux qui ont payé de leur vie.. Au moins ils n'auront pas été tués pour rien si j'ose dire...

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Il va de soi que l'intérêt de travailler sur des pieds morts est bien entendu d'apprendre sans risques et de pouvoir se tromper car on ne  risque pas de blesser le cheval. Et quand on est novice, on fait des erreurs!

Le troisième jour est le but ultime, la finalité de ce stage. Il s'agit du parage de nos propres chevaux.

Je vais donc détailler en 3 parties et bien vous expliquer, avec des  photos pour mieux illustrer.

PS: j'aurais peut-être tendance à paraphraser ce qu'on nous a appris mais je tenais à vous rapporter ici tout ce que je sais. Votre savoir et vos critiques sont les bienvenus! N'hésitez pas à poster des commentaires. Nous pouvons même en discuter sur mon forum que vous trouverez en page d'accueil de mon blog.

PS: j'ai utilisé des resources trouvées sur le net. Alors si ces données vous appartiennent et si vous ne voulez pas qu'elles soient utilisées, merci de me le signaler.

I- La théorie:  le fonctionnement du pied, les méfaits du fer.

1) Le pied du cheval: les différentes parties et leur fonction

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Un peu d'anatomie!

a) Avant-propos

Le pied est souvent accusé d'être le point faible du cheval.

C'est une merveilleuse mécanique qui assure des fonctions d'amortissement.

« Pas de pied, pas de cheval »

Qu'y a-t-il dans cette boîte de corne ?

L'observation est le meilleur moyen pour comprendre l'anatomie.

Le poids supporté par les trois membres d'un cheval au repos est de 150 kg pour chaque antérieur et 200 kg pour le postérieur à l'appui et c'est en tonnes que l'on s'exprime à la réception d'un obstacle.

Les chairs à l'intérieur du pied sont protégées par une enveloppe de corne : le sabot. Cette corne est insensible, comme nos ongles.

Le sabot s'allonge environ de 0.6 cm à 1 cm par mois. Il faut donc environ 9 à 12 mois pour que toute la corne du sabot soit renouvelée.
La croissance est plus rapide si le cheval travaille en terrain dur et dans un climat humide.

Une bonne alimentation aide à la reconstitution de la corne. Acides aminés soufrés (AAS : méthionine et cystéine) associés au Zn, Cu, Vit.A et H participent activement à la synthèse de la kératine.

b) Structure externe du pied

Le sabot est une enveloppe cornée qui protège les tissus sensibles du pied et la 3ème phalange. Il présente des formes diverses résultant des influences héréditaires ou fonctionnelles. Sa nutrition est assurée par le derme formant le podophylle.

---La paroi ou muraille

C'est la partie visible du sabot lorsque le pied est posé. Elle contient environ 25% d'eau. Elle a la forme générale de la face antérieure de l'os du pied. En arrière, elle est repliée en dedans et en avant pour former les barres qui encadrent la fourchette.

Les feuillets du pododerme de la paroi ne forment qu'une couche de corne mince, recouverte par une couche protectrice épaisse surmontée du périople. La couche protectrice et le périople sont formés par le pododerme de la couronne et du bourrelet périoplique.

C'est un épithélium corné constitué de 3 couches :

  1. la couche superficielle:
    qui est formée par
    le périople et le périonyx (protège la paroi de l'évaporation)
  2. la couche moyenne
    C'est la couche la plus dense. Elle renferme les pigments.
  3. la couche profonde - tissu kéraphylleux
    C'est la couche lamellaire ou
    kéraphylle qui constitue l'épiderme lamellaire du sabot

Vue d'ensemble

La paroi pousse donc d'environ 6 mm par mois à partir du bourrelet principal ou périoplique, union du chorion périoplique et du chorion choronaire, tout autour de la couronne.

L'accroissement de la corne est appelée l'avalure.
Dans les climats froids, en hiver ou dans les climats secs, la croissance est plus lente.

Les variations de la formation de corne sont en rapport avec l'intensité de l'irrigation sanguine. Elles se traduisent par la formation d'un cercle sur la paroi.

L'épaisseur de la paroi décroit progressivement depuis la pince jusqu'aux talons.

Zones de la face inférieure

Les zones les plus rigides et par conséquent les plus résistantes sont la pince et les arcs boutants où la paroi se retourne pour former les barres.
La finesse de la paroi en quartiers et surtout en talons lui confère une certaine élasticité.

La paroi est divisée en 4 régions :

  • la pince
  • les mamelles
  • les quartiers
  • les talons ou arcs boutants

L'obliquité, la direction et l'épaisseur de la paroi varient suivant les pieds.

---La face plantaire

-La sole

Elle forme la surface palmaire ou plantaire.
Elle est constituée d'environ 33% d'eau.
La sole ne devrait pas être à l'appui car, au contact du sol, elle subit souvent des contusions :
bleimes.
Elle est convexe à l'intérieur, en forme de clé de voûte pour résister aux pressions.
Cette corne est moins dure que la paroi mais assez résistante pour protéger la surface solaire du tissu velouté et de
la 3ème phalange qu'elle recouvre.

La portion de la sole contenue entre la paroi et les barres est appelée l'angle de la sole et c'est la localisation des seimes en talon.

La ligne d'union ou sillon entre la paroi et la sole se nomme sillon circulaire ou ligne blanche.

Si la sole est sensible, il faut examiner celle-ci à l'aide d'une pince exploratrice afin de situer le mal éventuel.

sole entière douloureuse, il faut penser à :
 
 
un point précis de la sole est douloureux, il faut penser à :

-La fourchette

C'est une masse de corne élastique à deux branches qui s'allonge en pointe vers la pince, comme un V allongé jusqu'au ¾ du pied.
Elle occupe l'espace situé entre les barres et la sole. Elle contient environ 50% d'eau. Elle recouvre le coussinet plantaire qui remplit d'autant mieux son rôle d'amortisseur lorsque la fourchette porte à l'appui. Ses branches forment deux lacunes latérales et une lacune médiane qui s'unissent vers l'arrière en talon par l'intermédiaire des glomes.

La fourchette se divise en 3 parties :

  • l'apex (extrémité antérieure)
  • la base (portion postérieure)
  • l'épine (crête centrale de la surface interne)

    Fourchette

La sole et la fourchette forment le plancher du sabot.
La corne de la sole et de la fourchette est secretée par la chair véloutée.
Sa croissance n'a lieu qu'en épaisseur.
Elle est filandreuse, flexible, élastique.
Les talons et la fourchette s'écartent lorsque le pied vient en appui sur le sol.

-Le bourrelet périoplique ou périople ou bourrelet principal

C'est une mince bande de corne molle et souple autour de la couronne qui s'étend sur la partie supérieure de la paroi.
Il sécrète un vernis qui protège la muraille du dessèchement et de l'excès d'humidité.
La corne sécrétée par le bourrelet principal, pousse en étroite jonction avec ces membranes de chair feuilletée et veloutée.

c) Structure interne du pied

Les parties intérieures du pied et du sabot constituent des organes extrêmement sensibles qui influencent les allures du cheval.

---Les os du pied

-L'os du pied ou phalange distale (3ème phalange)

Il forme l'articulation du pied avec la 2ème phalange.
Il sert de base de soutien au pied et donne sa forme au sabot.
Il est concave en dessous pour répartir les charges reçues sur la partie convexe de
la sole.

-L'os de la couronne (2ème phalange)

C'est un os très court qui est dans le prolongement de l'os du paturon (1ère phalange).

-L'os naviculaire ou petit sésamoïde ou sésamoïde distal

C'est un petit os allongé qui se situe entre l'articulation des 2ème et 3ème phalanges, sur la partie postérieure.
Il agit sur le tendon perforant au moment où les articulations jouent entre elles à la pose du pied, en augmentant la tension du tendon et en freinant la descente de la 3ème phalange au fond de la boîte cornée.
Il est soutenu par le tendon fléchisseur qui le sangle par derrière et par dessous et il est lubrifié par la synovie produite par la synoviale articulaire.
Malgré sa petite taille, l'os naviculaire est très important et la moindre lésion engendre des troubles locomoteurs.
Cette articulation est très mobile.

L'os du pied, l'os naviculaire et l'os de la couronne sont entourés de cartilages, reliés par des ligaments et consolidés par des tendons.

-Les tissus mous

-Les fibro-cartilages complémentaires de la 3ème phalange ou cartilages ungulaires

Le fibro-cartilage complémentaire ou latéral forme une aile de chaque côté de la 3ème phalange.
Ce sont deux lames d'un tissu élastique et résistant qui continuent l'os du pied en arrière en remontant sur les côtés.
L'ossification de ces cartilages complémentaires = formes cartilagineuses

-Le coussinet plantaire ou digital

Il se trouve entre les fibro-cartilages, en arrière et en dessous du tendon fléchisseur.
Il forme également les bulbes des talons.
C'est un tissu élastique qui se comprime pour amortir les chocs du pied sur le sol.

Cartilages et coussinet plantaires entrent dans l'appareil d'amortissement propre du pied.

---Les chairs du pied

-Le chorion (couche dermique du pied) ou tissu kéraphylleux

C'est un tissu vascularisé qui assure la nutrition du pied en différentes parties.
Cette couche lamellaire contient environ 600 lames primaires et chacune de ces lames porte environ 100 lames secondaires.
Ces lames sont formées par un assemblage de millions de petites "pailles" collées les unes aux autres. Chacune des "pailles" est constituée de protéines en spirales.

Toute la vie du cheval, ces protéines sont synthétisées et assemblées au niveau du bourrelet coronaire de façon continue.
Les "pailles" s'allongent donc, chaque mois de 6 à 8 mm environ.

Le tissu kéraphylleux est divisé en 5 parties :

-chorion périoplique

Fine bandelette située dans le sillon périoplique qui se trouve au-dessus du bord supérieur de la paroi.

-chorion de la couronne

Forme avec le chorion périoplique un épais bourrelet qui occupe le sillon de la couronne.
Il est très vascularisé.

-chorion pariétal ou podophylle ou chair feuilletée

Rattachée à la surface dorsale de la 3ème phalange, la chair feuilletée, constituée d'innombrables lames verticales réparties sur tout son pourtour, unit les parties vivantes à la corne.
Sur le dessous se trouve la chair veloutée.
Son rôle est de nourrir le sabot et de soutenir la 3ème phalange à l'intérieur du pied.

-chorion de la sole ou tissu ou chair veloutée

Elle est constituée d'une infinité de petits cônes, tapissant la face intérieure de la 3ème phalange et du coussinet plantaire situé sous la sole.

-chorion de la fourchette

Assure la nutrition et la croissance de la fourchette.

Vue en coupe : parties profondes

d) Fonctionnement

Lorsque le pied touche le sol, les talons s'écartent, donc la fonction d'amortissement du pied ne peut se réaliser sans une parfaite élasticité du sabot et des fibro-cartilages complémentaires ainsi que de la fourchette.

 

Phases de l'appui La solidité est assurée par l'intégrité du tissu osseux des phalanges, la rectitude de leurs aplombs et la parfaite soudure, par l'intermédiaire de la chair feuilletée, de la 3ème phalange et de la boîte cornée.

Un pied sain ne saurait être fonctionnel que s'il repose correctement au sol, c'est-à-dire d'aplomb.

Quand le pied touche le sol, une partie du sang circulant dans le pied est contenue par la pression qu'exercent les fibro-cartilages.
Ce sang constitue un coussin et contribue aussi à l'amortissement des chocs.

Biomécanique du pied

L'os du pied, sous le poids du corps, bascule vers le bas et l'arrière, entraînant dans ce mouvement la partie antérieure du sabot auquel il est soudé, et écrase le coussinet plantaire et la fourchette.

Force d'appuiLe coussinet se trouve ainsi coincé entre la fourchette et le sol vers le bas, le tendon fléchisseur, l'os du pied vers le haut.

Le pied s'écarte donc sur les côtés en poussant les fibro-cartilages contre la paroi qui suivra, ainsi que les talons.

La fourchette se déforme et son épine comprime le coussinet digital qui s'élargit sur les côtés et pousse contre les cartilages ongulaires de la 3ème phalange.

Ces cartilages jouent le rôle de pompe et envoient le reste du sang dans le membre.

Si les cartilages ne sont pas sains, ils perdent leur élasticité et ne remplissent plus correctement leur fonction et le cheval s'expose à des commotions, à une circulation de retour insuffisante = engorgement des membres.

Le pied est un centre d'amortissement et de neutralisation des chocs et pressions. Parties profondes du pied

Au moment du poser, les pressions accumulées sur l'os du pied et l'os naviculaire tendent à les enfoncer dans le sabot et à abaisser le coussinet plantaire, la fourchette et la sole.

Le coussinet plantaire pressé entre les os et la fourchette se trouve aplati et élargi.
Il pousse latéralement contre les cartilages et provoque l'élargissement du sabot dans sa partie arrière principalement.
Ce mouvement est limité à quelques millimètres.

 

L'appui au sol de la fourchette est déterminante.

aplombs

Lorsque la fourchette n'est pas à l'appui, elle s'affaisse légèrement, le coussinet n'est plus suffisament écrasé pour remplir son rôle qui devient alors quasi inexistant.

---Conditions nécessaires au rôle d'amortisseur du pied

-l'écartement des talons (c'est pourquoi il n'y a pas de clou au dernier tiers du fer)
 
-la souplesse des fibro-cartilages et de la corne
 
-l'appui d'une fourchette saine au sol

Si l'une de ces trois conditions n'était pas remplie, tous ces efforts auraient lieu à l'intérieur du pied en laissant les surfaces osseuses s'entrechoquer.

Par souffrance, les allures deviennent piquées, la circulation sanguine, par absence d'effet de pompe, est ralentie, la fourchette se retracte et remonte vers le haut du pied, les talons se resserrent et la sole devient de plus en plus concave.

Si les chocs sont trop brutaux (sur une piste dure), les vibrations des pieds et des phalanges provoquent de l'ostéo-arthrite et des tendinites.

Pendant la phase de soutien, la répartition des forces d'appui sur la face solaire du sabot n'est pas uniforme.

La paroi du sabot, qui repose sur le fer, supporte la majorité des efforts, la fourchette et la sole n'assurant qu'une faible part de cette fonction.

Dès l'impact du pied sur le sol, les talons et les quartiers sont davantage chargés (60%) que les mamelles et la pince.

Un pied fuyant (angle du pied très inférieur à 55°) sera en surcharge en talon (70% de la charge et plus) ce qui favorisera les lésions.

Aplomb : angles

La partie médiane du sabot supporte davantage d'efforts que le côté.
A l'intérieur du sabot, la 3ème phalange est normalement maintenue par trois forces qui s'équilibrent :

  1. la suspension à la paroi par l'adhérence dermo-épidermale
  2. la tension du tendon fléchisseur profond
  3. l'appui dorsal de la 2ème phalange

---L'expansion des talons

Au cours de la phase d'appui, au moment de la descente du boulet, la force verticale du poids du corps est transmise aux deux tiers postérieurs du sabot.

Le coussinet plantaire, formé d'un tissu fibro-adipeux très irrigué, reçoit cette force et la distribue à l'ensemble de la sole. Celle-ci, grâce à sa structure concave renforcée par les armatures des barres, transforme alors la poussée verticale en pression horizontale sur les cartilages complémentaires.

La fourchette, qui est la structure la plus molle du pied, se déplie permettant l'expansion latérale des talons.

Dès que l'appui cesse, les talons se resserrent à nouveau grâce aux propriétés d'élasticité de la corne, de la fourchette et des cartilages complémentaires.

Ces mouvements d'expansion et de contraction du coussinet plantaire et des parois assurent un brassage de sang et activent la circulation du membre.

Si le terrain est mou, la fourchette vient en contact avec le sol à chaque foulée sans que cela pose de problème.

Par contre, si le terrain est dur, cela n'est pas souhaitable car :

  • la corne qui recouvre la fourchette est très tendre et à tendance à s'échauffer rapidement.
  • quand la fourchette prend fortement appui sur le sol, les structures internes du pied, en particulier l'os naviculaire, se trouvent prises en sandwich entre la poussée verticale venant du dessus et le sol en dessous.
    Elles sont, en conséquence, soumises à de très fortes pressions.

Au poser, le pied s'écarte un peu au niveau des quartiers et beaucoup au niveau des talons. C'est pour ne pas empêcher cet écartement que l'on ne broche jamais un fer à l'arrière. L'appui de la fourchette au sol est essentiel pour que le pied puisse jouer son rôle d'amortisseur.

Fouchette hors d'appui

Source: www.galopin-fr.net

 

2) Les méfaits du fer

Photobucket - Video and Image Hosting Un fer et ses clous....

Les premières traces de l'utilisation du fer remonterait, d'après des découvertes archologiques, à l'époque des Celtes. Puis les Romains l'utilisèrent aussi. Les premiers témoignages écrit datent du IVème-Vème siècle.

Apparemment et si on s'en réfère à l'histoire, le fer à cheval se serait répandu aux alentours du Moyen-âge soit il y a un peu plus de mille ans.

On suppose aussi que le fer s'est imposé comme une nécessité à partir du moment où le cheval était confiné dans des écuries. Le but était tout simplement d'avoir le cheval à sa disposition, prêt et utilisable comme un bon outil que l'on rangerait à sa place après usage. On ne se souciait guère à l'époque du bien-être du cheval et de son besoin d'espace et de mouvement.

En fait, ce confinement rendait les pieds des chevaux fragiles et la corne pourrissait au contact du purin, celui-ci dégageant de l'ammoniac.

Le fer est apparu plus comme moyen de remédier à celà.

Et peu à peu, le fer s'est imposé comme une évidence aux yeux de tous et on ne se posait même pas la question. IL FALLAIT FERRER UN CHEVAL UN POINT C'EST TOUT. Déjà au 19ème siècle, des études ont montré que le ferrage avait beaucoup d'inconvénients. Il était devenu un mal nécessaire. Pourtant, on tenta de trouver d'autres alternatives en créant des sandales de bois et de paille ou même encore aujourd'hui, en collant des sortes de fers ou plaques en résine. Mais aucun de ces moyens n'est apparu comme meilleur que la ferrure d'un point de vue d'abord économique ensuite pratique, la résistance et la longévité. Aujourd'hui, un propriétaire est "tranquille" pendant 6 à 8 semaines voire plus selon la vitesse de pousse de la corne. Alors autant ne pas chercher à comprendre ni changer les choses quand elles se sont si bien installées comme une évidence!

Et l'idée s'est tellement ancrée dans la tête des gens qu'aujourd'hui encore le fer est indissociable du cheval quoi qu'on en fasse. Le ferrage fait partie donc des bons soins à apporter à son cheval, tout comme le nourrir ou le panser. Quand on s'amuse à regarder des planches d'anatomie, je le redis, bien trop souvent on y voit des sabots ferrés où chaque partie du fer est elle-même détaillée au même titre que chaque partie du corps et du pied du cheval!

On oublierai presque que ces animaux sont bel et bien nés sans fers! Et qu'un cheval sauvage parcourant des kms n'en a pas besoin! Oui, la nature a tout prévu au départ mais l'homme se croyant toujours au dessus de tout aime bien y mettre son grain de sel et se croit capable de tout solutionner! Sauf que justement c'est un cercle vicieux qui se répète: le cheval est enfermé, piétine son purin, manque de mouvement et en conséquence a les pieds qui s'abîment. On croit arranger les choses en le ferrant mais c'est tout le contraire qui se produit en fait. La ferrure vient abîmer le pied bien plus qu'elle ne le soulage. Les choses s'agravent.

Le pied se trouve entravé, contracté, comme emprisonné. La corne ne peut plus s'user correctement comme elle l'aurait fait dans la nature. Elle pousse, pousse et le fer est toujours là... Les clous enfoncés viennent fragiliser la corne et celle-ci éclate. La circulation sanguine ne se fait quasiment plus. Le fer renvoit toutes les ondes de chocs dans les tendons et articulations car le pied ne peut plus remplir ses fonctions d'amortisseurs et encaisser les chocs dûs aux déplacements du cheval.

Et qui plus est, la manière classique de parer des maréchaux ferrants, qui n'arrange pas les choses!

Les talons sont trop hauts, la sole et la fourchette trop courtes et le pied perd ses fonctions. Pour vous donner une idée, c'est un peu comme une femme qui porte des hauts-talons, son pied se retrouve exagérément incliné. Normalement, la 3ème phalange doit être parallèle au sol. Normalement, au naturel...

Or, quand il est paré pour être ferré, un cheval a des talons trop hauts ce qui fait que cette 3ème phalange bascule vers l'avant et s'incline. Pauvres tendons et articulations! N'avez-vous jamais remarqué que certains chevaux fraichement ferrés semblent mal à l'aise le premier jour? Certains ruent, d'autres trébuchent...Ceci s'explique par le fait que le cheval a une sensation de fourmillements car la circulation sanguine est limitée.

Photobucket - Video and Image HostingThermogramme: en bleu, un membre ferré. Les autres sont sans fers. Le bleu témoigne d'un pied froid comparé aux autres car la circulation du sang est minimisée...

Imaginez vous quand vous portez des chaussures trop petites. Vous voudriez les enlever et vous le faites. Mais le cheval lui est contraint de les garder!

Ceci dit, la plupart ont pris l'habitude de cette entrave et oublient qu'ils la portent. Ceci n'est pas étonnant vu l'âge auquel on commence à les ferrer!

Et c'est encore un autre problème malheureusement. La première erreur commence dès la naissance du poulain.

Aujourd'hui et pour soit disant des questions de sécurité et de commodité, la plupart des poulains naissent sur un nid bien douillé plein  de bonne paille épaisse, dans des boxs capitonnés. Certes c'est plus agréable me direz-vous! Mais dans la nature, les poulains tout juste nés se mettent debout et se mettent en mouvement. N'oublions pas non plus la nature du cheval qui est un herbivore et donc une proie et qu'il doit prendre la fuite à la moindre alerte de danger. Les poulains aussi doivent suivre leur mère et courir le plus tôt possible.

Tout celà pour en venir au pied du cheval. Le pied du poulain doit rapidement se trouver sur du dur pour que tous les os prennent bien leur place dans ce que l'on appelle la boîte cornée. Sur sol mou, ceci ne se fait pas correctement. Le sol dur permet aux tendons de rester élastiques et de se renforcer. Si un poulain ne dispose que de sols mous, le sabot pousse anormalement et se transforme en sabot contracté ou "encastelé". Le problème est que la troisième phalange et ses processus palmaires (os dans le sabot) finissent leur croissance aux 6 ans du cheval. Ces sortes de renforts à l'arrière donnent au pied sa stabilité et pour se développer correctement, ils ont besoin de suffisament d'espace.

Or le pied devenant contracté depuis le plus jeune âge du cheval, on comprend bien que ceci est un grave problème qui finira par avoir de lourdes conséquences!

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A gauche et au milieu, des pieds contractés, à droite, un pied sain comme il doit l'être. Vous la voyez la différence?

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Deux autres pieds contractés...

Plus tard, le jeune cheval est ferré dès qu'il est en âge de travailler. Et pour certains, celà commence très tôt. Les chevaux de courses ne courent-ils pas dès l'âge de 2 ans? Que d'erreurs commises! On comprend bien pourquoi la durée de vie des chevaux sauvages est nettement supérieure à celle de nos chevaux domestiques! Elle serait jusqu'à 5 fois supérieure...

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A gauche, un pied nu: regardez comme le pied s'étire et s'aplatit, épouse le sol, pour amortir les chocs.

A droite, un pied ferré: inutile de vous expliquer je crois! Le dessous du pied n'est plus en contact avec le sol. Le fer renvoie les ondes de chocs directement dans les jambes du cheval, ce qui crée à plus ou moins long terme, problème articulaires et tendineux, naviculaires, fourbure...

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  Ci-dessus, explication de ce qui vient d'être dit.

Ci-dessous, quelques photos de notre stage: partie théorique:

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Ici, Patrice Martin nous parle des différents outils utilisés pour le parage.

Photobucket - Video and Image Hosting La leçon avec preuves à l'appui avec un pied mort!! De bons matin c'est pas très réjouissant!Mais il faut passer par là... Admirez le beau tableau!

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Ici, c'est une radiologie d'un pied ferré. L'image parle d'elle-même et donne à réfléchir. Les deux lignes rouges montrent bien que la 3ème phalange n'est pas parallèle au sol comme elle devrait l'être. Si on continue de tracer les lignes, elles se croisent......Talons trop hauts, etc, etc.....

   

Après avoir vu comment était fait un pied de cheval de l'intérieur et de l'extérieur et comment il fonctionnait puis pourquoi la ferrure était une entrave à son bon fonctionnement et causait de sérieux problèmes, nous allons voir maintenant qu'il ne suffit pas de déferrer. En effet, il est important de parer correctement le sabot de manière à lui redonner une forme naturelle et fonctionnelle.

   

II- La pratique sur des pieds morts ou l'apprentissage d'un parage adapté.

Allez je me remets au boulot!

Donc, la 2ème partie de notre stage c'est la pratique de cette méthode de parage que l'on a vu sur papier...

Et entre la théorie et la pratique il y a tout un monde!

Car une fois qu'on a les outils entre les mains, c'est plus pareil!

Première opération: il nous faut "préparer" les pieds morts...

Sympatique de bon matin mais bon, y'a pas le choix, faut y aller! Dans la joie et la bonne humeur, nous voilà partis en direction de notre "support" de travail, entreposé la veille dans un atelier, à l'abri des mouches et de la chaleur..

Déjà l'odeur est suspecte mais supportable. Eh oui, ça fait déjà deux jours que les chevaux ont étés abattus...

Alors, bien méticuleusement, on les emballe dans des sacs plastiques et on les scotche. Ensuite on rince le sabot plein de sang.

Désolée pour les détails mais c'est pour vous mettre dans l'ambiance!!!

Ensuite on prend chacun notre pied, (ah ça y est je vous vois sourire! Esprits tordus!), ou plutôt un pied mort.

On s'installe bien gentiment et c'est parti!

Les outils (reinettes) sont bien affutés, on peut commencer.

Avant tout, il faut retirer les fers. Eh oui, certains pieds portaient des fers. C'est effroyable, celà veut dire qu'il n'y a pas si longtemps ces braves chevaux servaient l'homme.... Bref....... Photobucket - Video and Image Hosting

A côté du prof, l'élève..... Photobucket - Video and Image Hosting

On ne rechigne pas et on prend les choses en main!

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La méthode du parage:

Ceci n'est que pour vous donner une idée du type de parage qui permet de rendre au pied un fonctionnement normal et l'aider à évoluer sans fers. Mais sachez que rien ne remplacera un stage avec un professionnel.

Le matériel nécessaire: rênettes gauche et droite ou double, râpe. Rogne pied et mailloche: peut être utile mais pas nécessaire. Et de bons gants pour ne pas risquer de se blesser! On peut utiliser en guise de trépied, un crik de voiture!! Ou un tabouret si le cheval reste en place!

Les différents étapes du parage:

- Examiner le sabot, ses angles, ses aplombs

- Parer la sole autour de la pointe de la fourchette sans aller au delà d'un cm de cette pointe (l'apex). Le croissant de la sole entre la pointe de la fourchette et la pince doit être au même niveau que la paroi car elle participe à l'appui.

- Parer la sole pour exposer la jonction entre la fourchette et la sole jusquà la moitié de la fourchette.

- Tracer la hauteur des talons, environ 3,5 cm à partir du haut du cartilage latéral ou environ 3 cm à partir de la limite des poils.

- Tracer un angle de 30° à partir de ce point, compris entre la couronne et la future surface plantaire.

- Parer la paroi selon le tracé en respectant les aplombs.

- Rendre la sole concave.

- Parer les barres: Elles doivent commencer à la moitié de la longueur de la fourchette et se terminer au talon. Elles doivent être rectilignes. Elles partent du niveau de la sole et se terminent en talon. A la moitié de la longueur des barres, la différence verticale entre le bord supérieur des barres et le bord de la muraille devrait être d'un cm afin que la sole puisse se dilater correctement. A la moitié de la longueur des barres, la différence verticale entre le bord supérieur des barres et le point le plus profond de la lacune latérale doit être aussi d'un cm. Dans le triangle des barres, la sole doit être relativement fine pour que le mécanisme du pied fonctionne correctement.

- Parer le dernier tiers de la fourchette de telle sorte qu'elle soit au même niveau avec la muraille.

- Faire la tournure du pied.

- Faire le scoop. (tailler de manière à rendre la muraille au niveau du quartier, un peu concave)

- Faire le mustang roll sur le bord de la muraille de la pince, surtout pour un cheval évoluant dans un terrain caillouteux.

Les parties du pied participant à l'appui, sont les talons et les glomes ainsi que le plateau en forme de demi lune à 1cm de la pointe de la fourchette.

Le but du parage est de faire de telle sorte qu'aucune pression ou tension ne viennent en opposition afin de toujours avoir un parfait fonctionnement du pied. La 3ème phalange doit être parallèle au sol.

On peut utiliser un outil de mesure qui pourra nous aider à mesurer et tracer les angles. Voir ici:

http://thehorseshoof.com/HoofAngle.pdf

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Voir ici pour l'explication en image mais en anglais!!!

http://www.thenakedhoof.com.au/html/mappingthefoot.htm

Comment parvenir à laisser un cheval sans fers?

AU delà du parage.......Celà suffit-il?

La réponse est non bien évidemment, car si c'était aussi simple.. Malheureusement non. Avoir la démarche de déferrer puis de parer comme il se doit ne suffit pas pour aller sur le chemin de la réussite. Il faut se donner les moyens d'y parvenir.

Dans un premier temps, il faut que le cheval vive dans des conditions de vie les plus naturelles possibles.

Il faut savoir aussi que le cheval avec un métabolisme sain ne posera aucun problème pendant la transition vers le pied nu. Une fois déferré et paré comme il se doit, le cheval va devoir évacuer des déchets métaboliques qui se sont accumulés pendant toutes ces années de ferrure. Ces déchets sont libérés dans le sang et doivent être éliminés par le foie et les reins. (La circulation sanguine augmente du fait du déferrage). Si ces organes ne fonctionnent pas normalement, le corps s'empoisonne. Le cheval peut mourir même si l'on peut noter une amélioration dans l'état de ses pieds. Ces faits sont fort heureusement très rares mais il faut savoir qu'ils peuvent exister.

La transition vers les "pieds nus" n'est possible que si on a la volonté et le possibilité de redonner au cheval un cadre de vie naturelle. Ou tout du moins le plus naturel possible, ce qui n'est pas toujours évident.

Le cadre de vie doit être adapté au cheval et non à son propriétaire. Cet aménagement représente au moins 50% de la réussite. Un cheval n'est pas fait pour vivre 24h/24 en box. Il doit avoir une liberté de mouvement sur tout type de terrain pour avoir une bonne circulation sanguine à l'intérieur du pied. Si le terrain est plutôt mou, il est très bien de pouvoir y ajouter des cailloux. En effet, le dur stimule la pousse du pied et renforce le pied. La corne s'adpate par rapport au terrain. Mais le dur est très bénéfique pour le pied nu. Et il faut aussi faire marcher le cheval le plus possible sur terrain dur et caillouteux ou bitume.

La compagnie d'autres chevaux stimulera ses déplacements et sera bonne pour son moral, étant un animal grégaire et social. Sachez aussi que la solitude est cause de déprime et qu'un cheval en groupe sera toujours plus équilibré et heureux...

Si possible, construire un pédiluve pour permettre au cheval de se mouiller les pieds. L'eau tient en effet une place importante pour obtenir un pied sain. Elle participe activement à la décontraction du pied et permet d'avoir une bonne élasticité. Une perte de cette élasticité entraîne un mauvais fonctionnement du pied, une mauvaise circulation sanguine et une mauvaise absorption des chocs. Sachez aussi que la rosée du matin est très utile, autant que les périodes boueuses de l'hiver. Alors si vous ne pouvez pas faire un pédiluve, contentez vous de faire tremper les pieds de temps en temps, par temps très sec. Une rivière à proximité est l'idéal.

En se donnant les moyens, on devrait pouvoir parvenir au pied nu. Après, laissons la nature faire le reste!

Et surtout..................soyons PATIENTS!

Sinon autant arrêter tout de suite....

III- La finalité du stage ou le parage de nos chevaux

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EN GUISE DE CONCLUSION:

Tous les chevaux peuvent vivre sans fers. La transition vers le pied nu peut etre plus ou moins longue selon les chevaux, ce qui peut parfois mener à se décourager. La durée de la transition peut aller jusqu'à plusieurs mois, voire un an, tout dépend de lasouffrance et de la détérioration de l'intérieur du pied.

A partir du moment où on va redonner un bon fonctionnement aus pied (parage, conditions de vie), on va pouvoir résoudre des prolbèmes tels que la fourbure, la seime, la fourmillière, la maladie naviculaire...

Il faut se donner le temps pour arriver à obtenir un cheval aux pieds sains même si parfois on aurait tendance à perdre patience.

On ne peut effacer en quelques jours des années de souffrance.

BON COURAGE!!!!

Photobucket - Video and Image HostingADMIREZ LE NATUREL.........

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Posté par azurchevalnature à 12:30 - Le parage naturel et le cheval pieds nus - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Article de Pete Ramey sur le syndrome naviculaire

DIGGING FOR THE TRUTH ABOUT NAVICULAR SYNDROME Pete Ramey (updated 12-28-05) (http://www.hoofrehab.com/end_of_white_line_disease.htm#Navicular)

A la recherche de la vérité au sujet du syndrome naviculaire

L’un des domaines les plus nébuleux de la pathologie du sabot sur lequel un maréchal-ferrant puisse essayer de faire des recherches est le syndrome naviculaire. Tous les textes plus anciens se contredisent et des montagnes de nouvelles recherches sont effectuées chaque jour. La bonne nouvelle c’est que les maréchaux qui étudient les sabots de chevaux sauvages et qui parent les chevaux domestiques de façon à donner au sabot une forme plus proche de ce que la nature avait voulu, guérissent régulièrement des chevaux diagnostiqués comme étant des cas naviculaires sans espoir. Des chercheurs vétérinaires portent leurs regards dans cette nouvelle direction et sont en train de lever le voile sur les vieux mystères concernant les problèmes naviculaires.

Etant un de ces maréchaux qui en est arrivé à considérer restaurer le confort et l’utilisation des chevaux naviculaires comme un travail de routine, j’écris cet article dans l’espoir de familiariser d’autres personnes avec les moyens efficaces que nous avons pour traiter ce problème. Comprendre ce que sont exactement les vrais problèmes est 99% de la bataille.

Le Dr. Bowker de l’Université du Michigan se trouve sur le devant de la recherche vétérinaire qui se concentre sur la façon dont les sabots naturellement formés sont supposés fonctionner. Il a identifié le talon se posant sur le sol en premier comme l’élément le plus important du fonctionnement et, plus important encore, du développement du sabot. Il enseigne que, quand le sabot se pose sur le sol avec le talon d’abord, le sabot s’élargit et la voûte de la sole descend, augmentant ainsi énormément le volume de la boîte cornée. Cette soudaine augmentation de volume crée un vacuum qui aspire le sang dans la boîte cornée. La circulation du sang non seulement nourrit le sabot vivant mais agit également comme un absorbeur de chocs hydraulique très important.[…] Ceci est exactement le contraire de ce que la plupart d’entre nous avons appris au cours de notre formation. On m’avait enseigné à considérer la fourchette comme une pompe de moteur hors-bord ou de tensiomètre qui propulserait du sang au moment de l’impact. Nous savons de toute façon depuis des années que les sabots en eux-mêmes aident à la circulation mais il y a une énorme différence entre l’ancienne théorie et la nouvelle : l’expansion et le fonctionnement de la boîte cornée dans son entier sont beaucoup plus difficiles à obtenir qu’une simple pression de la fourchette et, puisque nous savons aujourd’hui qu’elle grande importance cette expansion a pour l’absorption des chocs et la longévité, beaucoup plus importants.

Entre maintenant en scène le Dr. James Rooney (American College of Veterinarian Pathologists). Il est spécialisé dans l’étude post mortem des chevaux. Bien que tous les propriétaires de plus de 10 chevaux que je connaisse possèdent son livre Le Cheval Boiteux, ses découvertes étonnantes sur les changements de l’os naviculaire sont pour la plupart ignorées des communautés vétérinaires et de maréchaux. J’espère changer cela.

Nous savons depuis de nombreuses années que certains chevaux qui présentent des modifications de l’os naviculaire n’ont aucun problème alors que beaucoup de chevaux qui ne sont pas affectés par ces modifications sont sévèrement boiteux sur l’arrière du pied. On a assumé pendant longtemps que les dommages sur l’os naviculaire se produisent en premier, soit à cause d’une mystérieuse maladie génétique dégénérative, soit à cause d’un manque de circulation, soit encore, comme je le dis dans mon livre Making Natural Hoof Care Work For You, le résultat d’une pression contre-nature dans cette région du pied. Je peux encore en accepter 2 sur 3 comme étant une partie de ce qui se passe (il est certain que la théorie de la maladie dégénérative est complètement fausse). On a longtemps assumé que la douleur du syndrome naviculaire était causée par la friction sur l’os naviculaire déjà endommagé du tendon profond fléchisseur (/tendon perforant ?). Il a aussi été assumé que cette friction sur une surface rugueuse (de l’os du naviculaire en mauvais état donc) endommageait ensuite le tendon profond fléchisseur. Il y plusieurs années je me suis demandé comment cela pouvait être possible. Si c’était le cas, poser volontairement le pied sur le sol la pince la première augmenterait considérablement la douleur pour un cheval. Le seul moyen qu’il aurait de se déplacer de cette façon serait de faire supporter tout son poids par le tendon fléchisseur sur le système de poulie qui est supposé lui faire mal !

Sur les milliers de chevaux morts qu’il a examinés, le Dr Rooney a constaté que les cartilages fibreux qui entourent le tendon fléchisseur et l’os naviculaire étaient TOUJOURS endommagés si l’on était en présence de modification de l’os. Il n’a constaté absolument aucun cas où l’os commençait à être endommagé sans que les cartilages situés entre l’os naviculaire et le tendon fléchisseur ne soient eux aussi endommagés. Pas un seul cas sur plusieurs milliers. Relisez ceci si vous n’avez pas levé les sourcils à la lecture de ce paragraphe.

Plus spécifiquement, voici l’ordre dans lequel les dommages se produisent : d’abord le fibrocartilage autour de l’os naviculaire (il en va de même pour l’arthrose qui commence à apparaître sur la surface la plus convexe), puis les fibrocartilages qui entourent le tendon profond fléchisseur, ensuite le tendon fléchisseur lui-même, et, finalement, l’os naviculaire est endommagé par la surface rugueuse du tendon fléchisseur. Comment ? Pourquoi ? Dr Rooney se l’est également demandé. En simulant une pose au sol pince la première avec des jambes de chevaux morts et à l’aide de machines il a été capable de reproduire le processus exact qui est le commencement des modifications de l’os naviculaire.

Avec une locomotion normale, talon d’abord, le tendon profond fléchisseur est rapidement tendu par le joint de la première phalange qui descend. Au même moment la troisième phalange pivote vers l’avant et relâche le tendon fléchisseur. En revanche, dans le cas d’une pose au sol pince la première, le joint qui descend est encore en train de tirer sur le tendon après l’impact mais, une fois que la pince touche le sol, le talon bascule à son tour vers le sol et tire lui aussi sur le tendon au même instant. Il faut comprendre que, dans le cas d’impact par talon le premier, nous avons une poulie qui tire alors que l’autre relâche le tendon. Dans le cas d’un impact pince la première, les deux poulies tirent en même temps. Une force bien plus grande que ne l’avait prévue la nature est appliquée à la poulie du naviculaire. Cela fait une grande différence et cela ajoute énormément à la force appliquée au tendon et à l’os naviculaire. Cette force est bien sûr largement augmentée si ce mouvement contre nature se produit sur une surface dure. Une plus grande force signifie une plus grande friction et la répétition continuelle de ceci cause des dommages dans cette région du pied. Le Dr Rooney a découvert et documenté ces importantes informations depuis de nombreuses années (la publication la plus ancienne que j’ai pu trouver date de 1974 !).

Nous savons depuis des années que les chevaux peuvent souffrir de sérieuses douleurs caudales sans que l’os naviculaire soit endommagé. Nous savons aussi depuis des années que les chevaux peuvent avoir subits des modifications spectaculaires de l’os naviculaire mais sans jamais souffrir de boiterie. Dr Rooney a prouvé et publié que c’était en fait le mouvement non-naturel de la ‘pince la première’ (généralement effectué pour éviter les douleurs de talons) qui cause la modification de l’os naviculaire, et non l’inverse comme la plupart des professionnels le pensait. Il est compréhensible que le Dr Rooney soit l’une des personnes les plus frustrées que je connaisse. Des milliers de chevaux naviculaires ont été inutilement détruis depuis qu’il a fait ces découvertes. Il était en avance sur son temps de 40 ans.

Cette ‘information perdue’ s’accorde parfaitement avec les recherches plus récentes du Dr Bowker. Il a longuement étudié l’arrière du sabot équin sous toutes les coutures. Quand un cheval naît, ses quatre pieds sont identiques, même sous un microscope. Leur développement est incomplet ; la stimulation physique est censée finir le travail.

La base de la partie avant du sabot est la troisième phalange (P3). La sole et les parois y sont attachées de façon rigide, ce qui donne une structure ferme depuis laquelle pousser pendant la locomotion. Les cartilages latéraux sont la base de la partie arrière du sabot. Ils procurent une partie plus souple pour dissiper une grande partie de l’énergie initiale de l’impact, comme les pneus sur votre voiture. Quand un poulain naît, les cartilages latéraux sont minuscules, comme le reste du sabot. Ils font moins de 2 millimètres d’épaisseur et ne s’étendent même pas encore d’un bout à l’autre du sabot en passant sous la fourchette. Quand le pied grandit, l’évasement, la flexion et la distorsion de la capsule du sabot permettent le développement des cartilages latéraux. Quand ils atteignent l’âge adulte, les chevaux sauvages ont développé des cartilages de presque 2,5 cm d’épaisseur et une solide base de cartilage s’est formée entre la fourchette et le coussinet plantaire.

Pendant ce temps le coussinet plantaire continue à se développer lui aussi. Le coussinet plantaire est un important centre nerveux du pied. En fait, la plupart des propriocepteurs du pied se trouvent dans le coussinet plantaire. Quand le poulain naît, le coussinet plantaire est composé de graisse. Il offre la quantité d’exposition correcte pour que les nerfs puissent ‘ressentir’, mais offre aussi la protection nécessaire pour que le léger poulain ne ressente pas de douleur quand il pose le pied sur le sol.

Chaque fois que le pied frappe le sol, la pression et le relâchement de la fourchette amènent un peu de fibrocartilage à se former depuis l’avant du coussinet plantaire pour s’étendre ensuite vers l’arrière. Quand le cheval sauvage atteint son poids d’adulte, le coussinet plantaire doit s’être transformé en une masse solide de fibrocartilages qui offrira ainsi la protection nécessaire aux nerfs contre la force d’un impact d’un cheval adulte.

Cependant nous élevons en général nos poulains domestiques sur des sols souples. La capsule du sabot ne peut pas se tordre et le développement du coussinet plantaire prend du retard. Ensuite nous avons tendance à ferrer les chevaux à l’âge de 2 ans et cela empêche aussi le sabot de se twister et de se fléchir, mettant ainsi un frein total au développement. Nous obtenons donc ce résultat très commun : des sabots de taille adulte qui ont encore des cartilages latéraux parfois aussi fin que 3 millimètres au lieu des 2,5 cm naturels qu’ils devraient avoir.

Dans le même temps, le terrain souple sur lequel nous élevons traditionnellement nos poulains limite les pressions sur la fourchette. Nous offrons également à nos poulains tout ce dont ils ont besoin et ils aucune raison d’effectuer les 30 kms par jours qu’ils feraient dans la nature. Nous avons tendance à négliger les sabots des poulains, permettant ainsi aux talons de trop pousser et de surprotéger la fourchette, ce qui réduit encore la pression sur cette dernière tout le long de la croissance du poulain.

Le résultat de tout cela est que, de façon très consistante, le développement du coussinet plantaire prend du retard chez les chevaux domestiques. L’arrière du pied est trop sensible pour être ‘le point d’impact’ qu’il est supposé être et nos chevaux prennent donc l’habitude de commencer à poser la pince en premier pour éviter la douleur. Ce mouvement interrompt le développement de l’arrière du pied.

Vous pouvez facilement apprendre à sentir le développement complet du coussinet plantaire avec le bout de vos doigts. Prenez un pied et pressez la région au dessus des glomes ; entre les cartilages latéraux vous trouverez un endroit beaucoup plus ferme et dense si le coussinet plantaire et bien développé. Le moyen le plus facile pour apprendre à repérer cet endroit est de comparer les antérieurs et les postérieurs, surtout quand le cheval à de beaux et sains sabots postérieurs et des sabots antérieurs en mauvais états.

Quand les chevaux domestiques sont montés pour la première fois, l’arrière de leur pied est pratiquement inutile et peut causer des douleurs sur des terrains caillouteux. Ce problème apparaît plus sur les sabots antérieurs que les postérieurs. Beaucoup d’entre nous ont appris que le cheval a plus de problèmes sur les pieds avant que sur les pieds arrières parce que 60% de son poids, et presque la totalité de celui du cavalier, porte sur eux. Cela est vrai pour un cheval à l’arrêt mais, une fois que le cheval se met en marche, l’arrière main fournit beaucoup plus d’effort.

Dès le moment où les poulains savent marcher, ils se servent glorieusement de leur arrière-main pour bouger pendant leur période d’exubérance. Le cheval domestique développe ainsi de façon très consistante leurs pieds arrière plus complètement. C’est une chose importante à savoir. C’est la seule raison pour laquelle les pieds qui travaillent le plus chez le cheval (les pieds arrière) ont une plus grande résistance à la fourbure et à la maladie naviculaire et tendent à être en général plus résistants et plus sains. Ce n’est donc pas en dépit du fait qu’ils travaillent plus que les pieds avant mais justement grâce à cela.

Donc quand nous discutons de la pathologie derrière la maladie naviculaire, nous devons comprendre que le vrai problème réside dans le fait que la plupart des chevaux domestiques sont incapables d’atterrir sur leurs talons sur un sol mou et encore moins sur le terrain rocailleux qu’ils étaient destinés à parcourir. Quand un cheval est sensible sur un terrain caillouteux beaucoup de gens blâment la sole, mais regardez bien leur façon de marcher. Dans la quasi-totalité des cas ils vont raccourcir leurs foulées, atterrir sur la pince et se pencher en avant. Ils protègent leur fourchette et coussinet plantaire sensibles. Dr Bowker a prouvé que plus ils essaient de se déplacer de cette façon plus les structures du pied s’affaiblissent.

Les impacts pince la première répétés accentuent la tension et déchirent l’attachement du ligament impair (l’attachement de P3 et de l’os naviculaire). L’os naviculaire fait partie d’un système articulé entre P2 (l’os de la couronne) et P3. Lorsque le cheval atterrit sur la pince, le poids du cheval se répercute violemment sur l’os naviculaire quand le talon bascule vers le bas. Cela torture constamment le ligament impair. 80% de l’approvisionnement en sang de l’os naviculaire passe par ce ligament. Bowker blâme une perte de la circulation à travers le ligament pour beaucoup des modifications de l’os naviculaire, ainsi que pour le fait que les tentatives pour réparer cet attachement laissent des ossifications sur P3 et l’os naviculaire.

L’Université du Michigan a aussi découvert que la perte d’os souvent diagnostiquée comme maladie naviculaire est le résultat d’une absence de pression naturelle (pensez à la perte osseuse subite par les astronautes durant de longs séjours dans l’espace) sur la région du pied due à des atterrissages sur la pince répétés ; le Dr Bowker trouve constamment beaucoup plus de dégâts sur P3 chez les chevaux naviculaires, avec une perte de 40-60% de la masse osseuse très commune sur P3. Plus spécifiquement, il met en cause la charge périphérique, ou la charge sur les seules parois sans l’aide de support naturel de la sole et les atterrissages sur la pince. Chaque cas de figure prive P3 de la pression naturelle dont il a besoin pour rester en bonne santé et fonctionner correctement.

Bien que les Dr Rooney et Bowker aient trouvés des causes différentes pour les modifications de l’os naviculaire, tous deux sont formels sur le fait que c’est le résultat d’atterrissages sur la pince répétés sur le long terme ou l’absence d’utilisation de l’arrière du pied. Les chevaux sauvages du désert frappent l’arrière de leurs pieds en premier sur tout type de terrains. [The Natural Horse ; Jackson] La plupart de leurs frères domestiques sursautent avec douleur quand on racle un cure-pieds le long de leur fourchette ou de la fente centrale et cela devrait inquiéter les propriétaires de tels chevaux.

Par le passé (et, malheureusement, on le voit encore aujourd’hui), quand un cheval avait des allure pointées ou bien posait le pied sur le sol la pince la première en raccourcissant ses foulées, on suspectait le syndrome naviculaire. Les nerfs à l’arrière du pied étaient endormis pour voir si cela rendait le cheval temporairement non boiteux, ou bien peut être que des testeurs étaient utilisés sur le sabot pour rechercher des douleurs éventuelles le long de la fourchette et des talons. S’il était confirmé que le cheval avait mal sur l’arrière du pied, des radios étaient prises pour vérifier si l’os naviculaire avait subi des modifications. Si ces radios étaient positives, on donnait le choix au propriétaire : soit on euthanasiait le cheval, soit on proposait d’utiliser des ferrures orthopédiques pour tirer quelques années de plus d’utilisation du cheval condamné. Je vois tous les jours qu’un coussinet plantaire fragile ou une fourchette malsaine sont assez pour amener le cheval à atterrir pince la première. Les Dr Rooney et Bowker ont prouvés que favoriser une telle façon de marche causait des dégâts sur le fibrocartilage de l’os naviculaire et du tendon fléchisseur et que les modifications de l’os de la vraie maladie naviculaire se produisent plus tard. En d’autres mots, c’est la douleur ressentie dans les talons qui cause la maladie naviculaire. J’ai vu de mes yeux que, quand les vrais problèmes qui causent la douleur au cheval sont écartés/résolus, la présence d’un os naviculaire modifié ne cause pas de douleur au cheval (autant que nous pouvons en juger). Il est triste de penser à tous les chevaux qui ont pu être euthanasiés pour cause de dégénérescence chronique.

Quand nous faisons face à une telle situation, nous avons deux options. La première est de masquer le problème avec des eggbars, pads, fers à l’envers…en faisant en sorte que la fourchette ne touche jamais le sol. Cette solution serait adaptée si elle ne causait pas ces forces destructrices qui travaillent ‘en cachette’, sans que l’on s’en aperçoive. D’une part, plus nous protégeons la fourchette et le coussinet plantaire, plus ils vont perdre leurs facultés à fonctionner correctement. Masquer les vrais problèmes en s’attaquant à des symptômes va automatiquement nous retomber sur le dos un de ces jours. Pire encore, en faisant ceci nous supprimons l’expansion naturelle et l’absorption hydraulique des chocs. Quand nous relevons les talons pour protéger la fourchette douloureuse, les chocs ne peuvent pas être correctement absorbés par l’apparatus suspenseur non plus et, si l’on regarde la chose en prenant en compte le squelette (ce qui est pertinent pour le cheval), une pose du pied pince la première est quelque chose de forcé de toute façon (essayez un peu de courir avec des chaussure à talons hauts ou des bottes de cowboy à talons et vous verrez exactement ce que je veux dire). Il faut comprendre que toute cette discussion à propos du talon frappant le sol en premier relève de l’alignement naturel des os durant la locomotion et PAS du talon extérieur que nous voyons. Si les talons d’un cheval sont relevés artificiellement et qu’il se trouve qu’ils frappent le sol en premier, P3 (à l’intérieur donc !) pourra QUAND MEME atterrir pointe la première au moment de l’impact et causera ainsi les mêmes forces contre nature. Toutes ces recherches peuvent être résumées à ceci : La notion traditionnelle selon laquelle élever les talons procure un relâchement du tendon fléchisseur qui diminue la pression sur l’os naviculaire est fausse. Cela peut être vrai pour un cheval immobile mais c’est tout le contraire pour un cheval en mouvement. Un talon bas, un fonctionnement sain du sabot et un talon qui se pose sur le sol en premier minimisent la tension sur le tendon fléchisseur et donc sur la région naviculaire.

La conséquence de ce mouvement non naturel et de la dissipation de l’énergie naturelle est que la plupart des gens pensent qu’il est normal pour les chevaux d’avoir des problèmes d’articulations et de dos, et d’être simplement ‘vieux’ dès qu’ils atteignent l’âge de dix ans. La vérité est que les chevaux vivant dans la nature sont en bonne santé et pleins de vie en moyenne 3 fois plus longtemps que les chevaux domestiques. [cf Jackson] Une des grandes raisons de cette extraordinaire différence est l’usure et la dégradation que nous infligeons à leurs corps avec ce même mouvement contre nature dont nous parlons ici.

Cela ne me dérange pas de me lancer dans des débats Fers vs. Pieds Nus avec les gens. Un maréchal ferrant bien éduqué peut trouver des arguments convaincants en faveur du ferrage et un débat animé me garde motivé. Cependant, au vue de la recherche moderne sur le développement du sabot, je pense humblement que les vétérinaires devraient intervenir et se mettre en rage si quelqu’un ferre un cheval avant que le développement du sabot soit achevé !

Quelle est donc l’autre option quand on a un cheval naviculaire ? Fixer les vrais problèmes. Cela se fait en remettant la fourchette et le coussinet plantaire au travail. (J’espère que personne ne va essayer d’apprendre à parer avec cet article. J’ai écrit un livre entier, d’innombrables articles et je fais partie d’un grand programme d’apprentissage, l’AANHCP, pour cela) La sole du cheval doit être laissée tranquille pendant que les talons sont graduellement rabaissés pour augmenter la pression sur la fourchette—à discrétion, autant que le cheval peut le supporter. C’est comme marcher sur un fil tel un équilibriste. Si vous y allez trop lentement vous ne ferez pas de progrès. Si vous y allez trop vite le cheval sera trop sensible à l’arrière du pied et marchera sur la pince de toute façon ; pas de progrès non plus (lire ‘Heel Height : The Deciding Factor’ sur www.hoofrehab.com). Cette capacité à marcher sur ce fil sépare les maîtres des incompétents quand on parle de parage de sabots. Evitez de toucher à la fourchette sauf pour enlever des tissus déjà détruits par la maladie. On doit lui permettre de se durcir comme la sole. Laisser le ‘Breakover’ à sa place, en relation avec P3. [Définition : Breakover= Le point sur le dessous du pied qui est encore au contact du sol au moment où le talon le quitte. Il n’est pas juste au centre de la pince, mais tout autour du sabot car les chevaux ne se déplacent pas toujours en ligne droite sur des sols parfaitement plats. En effet, ils tournent, donc le breakover peut arriver n’importe où autour du périmètre du pied.] (Lire ‘Breakover’ sure www.hoofrehab.com)

Faites tout ce que vous pouvez pour que les chevaux gardent les pieds au sec. Des paddocks et boxes bien nettoyés ou des paddock avec des gravillons doivent être mis à disposition des chevaux quotidiennement si vous vivez dans une région très humide. C’est étonnamment facile et peu onéreux à entretenir (Dr Bowker va plus loin et dit : « Votre cheval doit dormir sur le terrain sur lequel vous comptez monter », mais sa position lui permet d’être plus audacieux que moi n’est-ce pas ?). Essayer de procurer au cheval beaucoup d’occasions de se défouler avec d’autres chevaux et montez souvent sur des terrains qui permettent au cheval de poser le talon au sol d’abord. Utilisez des hipposandales (je préfère les Easyboot Epics dans la plupart des cas) quand vous montez sur des terrains qui forcent un atterrissage pince en premier ou qui sont un peu douloureux sur les fourchettes et talons encore sensibles. Laissez le cheval pieds nus le reste du temps. Le sol va renforcer l’arrière du pied et, élever la fourchette plus au-dessus du sol, gênant la stimulation et la circulation avec un fer permanent, ne peut que travailler contre nous.

Souvent, les chevaux avec une fourchette et un coussinet plantaire un peu malsains se déplaceront pince la première sur tous les terrains, même en fers ou hipposandales. J’ai découvert qu’en rajoutant un pad en mousse, sous la fourchette, dans la sandale les chevaux se déplacent de suite confortablement et correctement. Puisque la sandale à elle seule enlève effectivement la pression sur la fourchette et que l’ajout d’un pad augmente de beaucoup cette même pression sur la région du pied, je ne peux qu’assumer que la douleur d’origine est causée par des vibrations plutôt que par la pression. Peut-être que la diminution des vibrations est un but important de la fourchette et du coussinet plantaire et que le pad les imitent artificiellement. Les chevaux décrits ici font des progrès phénoménaux quand montés souvent avec ce type de sandales.

J’utilise des sandales Epic pour cela et découpe des tapis de selle en néoprène pour faire mes pads. (Un nouveau tapis de chez EasyCare sera dispo à partir de janvier 2006, il dure plus longtemps que les tapis de selle). Si la sandale va parfaitement au cheval je coupe un morceau de tapis de la forme d’une fourchette, le fixe sous le sabot avec du ruban adhésif et puis je mets la sandale. Si la sandale est un peu trop grande, je coupe le pad de façon à remplir le fond entier de la sandale et l’utilise donc comme ‘semelle’. Il faudra cependant marquer quelle sandale va sur quel pied car chaque sabot va mettre sa marque distincte sur le pad-semelle.

Vous pouvez vous amusez à créer différentes combinaisons de pads et toujours trouver une combinaison qui va mettre votre cheval à l’aise comme rien d’autre au monde. Des kilomètres de monte avec ces sandales va développer les structures internes plus rapidement qu’aucune autre méthode que je connaisse et va vous permettre de monter sur votre cheval alors que cela ne serait pas possible avec d’autres méthodes. C’est vraiment comme un coup de baguette magique pour un cheval naviculaire ! (Lire l’article Boots and Pads sur www.hoofrehab.com pour des descriptions plus détaillées ainsi que des photos).

Très rapidement la fourchette et le coussinet plantaire vont se renforcer et le cheval va trouver son confort. S’il y a eu des dommages sur l’os naviculaire, ils seront toujours là longtemps après que le cheval soit bien dans ses sabots, mais le cheval ne s’en rendra probablement pas compte. Certains disent que les dégâts peuvent être réparés naturellement sur le long terme mais peu de gens semblent s’en soucier quand le cheval se sent bien donc je n’ai jamais vu personne prouver ou documenter cette théorie. J’ai été très excité de découvrir que le Dr Bowker est en train de documenter méthodiquement l’amélioration de la santé du sabot du cheval naviculaire sur le long terme. Il me tarde qu’il publie ses résultats.

Le Dr Rooney maintient toujours qu’une fois que les modifications osseuses de la vraie maladie naviculaire commencent, elles sont irréversibles. De mon côté par contre j’ai vu de mes propres yeux ces chevaux revenir à une utilisation montée et un bonheur apparent avec une régularité étonnante. Alors que nous argumentions sans relâche, je commençai à penser que nous allions devoir nous ‘mettre d’accord pour ne pas être d’accord’. Et puis je me suis rendu compte que nous parlions de deux choses différentes. Je vais me prendre comme exemple. Etant adolescent, un soir je suis monté dans la mauvaise voiture et je me suis gagné 4 vertèbres au bas du dos complètement figées ensembles par des chirurgiens. Mes poignets sont endommagés de façon permanente à force de me soutenir par le bout de mes doigts durant ma période ‘escalade’. Les motos cross se sont chargées de mes épaules. Courir dans des lits de rivières asséchées a liquidé mes genoux. Serait-il possible de me déclarer cliniquement sain ? Non. Mes radios révèleront toujours les erreurs de mon passé et un bon test de flexion me paralyserait probablement pendant 3 jours. Je suis très heureux cependant, et je fais un des métiers les plus difficiles au monde physiquement avec un grand sourire tous les jours. Cela me suffit et cela suffit probablement à la plupart des chevaux naviculaires également.

Quand les modifications de l’os naviculaire sont traitées comme un symptôme d’une simple perte du fonctionnement et de sensitivité de l’arrière du pied, guérir un cheval boiteux est en général une tâche facile. J’ai personnellement vu de nombreux chevaux avec des changements naviculaires confirmés, qui ont endurés des années de souffrance pendant que les propriétaires payaient les factures pour des ferrures orthopédiques, arrêter de boiter seulement quelques jours après le premier parage correct et une occasion de passer pieds nus. Parfois cela prend plus de temps bien sûr, mais il ne m’est encore jamais arrivé d’échouer sur un seul cas de cheval naviculaire. (Oui, je sais que cela arrivera un jour, mais j’ai écris la même chose dans mon livre il y a 5 ans. J’attends toujours). La meilleure chose qu’un lecteur puisse retirer de cet article est que tout ce dont nous avons discuté peut être évité. Nous ramenons l’espérance de vie et le potentiel athlétique de nos poulains à un très jeune âge. Prenez soin des sabots de vos bébés, assurez-vous qu’ils aient assez d’exercice et faites en sorte qu’ils passent quelques temps sur des sols secs et durs. Soyez certains que la fourchette et le coussinet plantaire de votre cheval sont assez résistants pour permettre l’expansion du sabot et un talon qui touche le sol en premier en toutes situations. Vous avez tout à y gagner.

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28 février 2007

La maladie de la ligne blanche

Article d'après: http://www.le-gem.ch/conf_2005/conf_2005_grad_1.htm 

Attention: les solutions proposées ici concernant le traitement de la maladie de la ligne blanche appliquent la ferrure. Dès qu'un article en relation avec le parage naturel sera trouvé, il sera mis en ligne. Si vous en trouvez un, merci de m'en informer!

Maladie de la ligne blanche - Mise à jour Stephen E. O'GRADY DVM, Derek A POUPARD, CJF

Introduction

La maladie de la ligne blanche (MLB) est un terme utilisé pour décrire un processus kératolitic sur la surface solaire du sabot. Celui-ci est caractérisé par une séparation progressive de la zone interne de la paroi. (Redden, R.F. Communication personnelle). La séparation se produit dans la corne non pigmentée à la jonction entre le stratum medium (couche moyenne, corne coronale) et le stratum internum (couche interne, corne pariétale). Cette séparation est envahie par des bactéries et des champignons opportunistes, elle apparaît en pince, en quartier ou en talon engendrant une infection qui progresse jusqu'à une hauteur inquiétante en direction de la couronne. Le processus de la maladie apparaît à la suite d'un problème de sabot tel qu'une fourbure chronique, une conformation anormale du sabot, un déséquilibre du sabot ou tout autre condition qui provoque une séparation de la paroi. La maladie a été nommée, fourmilière, infection de levure, candida, ou onychomycose. Onychomycose est une mycose qui prend naissance sur le lit de l'ongle des êtres humain et des chiens. Par contre la maladie de la ligne blanche (MLB) se développe sur la surface solaire et migre proximalement en s'approchant du bord coronal sans jamais l'envahir. Dans un rapport récent, les champignons keratophilics étaient les seuls microorganismes isolés dans la limite proximale de la partie séparée de la paroi. (Ball 2000). Cependant dans la plupart des cas de maladie de la ligne blanche (MLB) les cultures pathogènes révèlent principalement des bactéries ou un mélange d'organismes de bactéries et de champignons. Jusqu'à preuve du contraire, l'onychomycose n'est pas le terme approprié pour la maladie de la ligne blanche chez le cheval.

Anatomie de la paroi du sabot

La paroi du sabot est constituée de 3 couches: - le stratum externum (couche externe, corne limbique, périople) - le stratum medium (couche interne, corne coronale) - le stratum internum (couche interne, corne pariétale) Le stratum externum est la fine couche de cellules kératinisées qui donne cet aspect lisse et brillant à la paroi. Le stratum medium forme la majeure partie de la paroi et représente sa couche la plus dense. Il est composé de cellules epidermales cornées arrangées en corne tubulaire parallèle entourée par de la corne inter tubulaire qui croît distalement depuis le corion coronaire. Les sabots foncés sont pigmentés sauf dans les couches profondes. Le stratum internum provident des lamelles dermales primaires et secondaires, il n'est pas pigmenté , il assure la solidarisation de la phalange distale (PIII) à l'intérieur de la paroi à laquelle elle est suspendue. Distalement, à la jonction de la sole et de la paroi, les lamelles dermales se terminent par des papilles terminales. Ces papilles sont produites par le stratum germinativum, et forme la corne intertubulaire qui rempli l'espace entre les lamelles non pigmentées de l'épiderme. Cette association forme le liant entre la paroi et la sole connu sous le nom de ligne blanche ou zone blanche (Kainer, R.A. 1989) (Figure 1A, 1B) Lorsque nous l'observons depuis la face solaire, cette ligne blanche ou zone blanche apparaît plutôt jaune de couleur et a une consistance différente de la paroi dorsale.

Etiologie

La maladie de la ligne blanche (MLB) peut atteindre les chevaux de tout âge, de tout sexe et de toute race. Un ou plusieurs sabots peuvent être affectés. Un ou plusieurs chevaux dans la même écurie peuvent souffrir de cette maladie. Cette maladie est rencontrée dans le monde entier. De nombreuses causes ont été exposées, cependant aucune n'a été prouvée. L'humidité joue un rôle puisque la maladie est plus rencontrée dans les pays pluvieux, humides mais il est aussi constaté dans les pays chauds et arides. L'excès d'humidité ramolli le sabot, facilitant la pénétration de saletés, de débris dans une séparation entraînant une infection. Les douches régulières des chevaux durant les périodes chaudes contribuent au développement de la maladie de la ligne blanche. Des sabots excessivement secs peuvent avoir des seimes dans la paroi ou des fissures dans la ligne blanche permettant une invasion pathogène. L'hygiène est discutable puisque la maladie de la ligne blanche apparaît aussi bien dans des établissements très bien tenus. Des organismes infectieux, des bactéries, des champignons ou la combinaison des deux ont toujours été incriminés comme la cause. Ce qui n'est pas claire c'est si ces organismes sont les premiers envahisseurs ou s'ils apparaissent de manière opportuniste dans un second temps. La nature des pathogènes habituellement isolé, un mélange de flore de bactéries Pseudoallsheria et de champignons Scopulariopsis, ils sont probablement des opportunistes secondaires qui dans un deuxième temps endommage une séparation de la paroi existante (Turner, T.A. 1998). Le fait que la maladie de la ligne blanche puisse être résolue par simple débridement de la paroi minimise la thèse de la cause primaire. La fourmilière “Seedy toe” se réfère à une petite zone de séparation circulaire à la jonction de la sole et de la paroi. (Fi-gure 2A). Elle est localisée sur la surface solaire du sabot au milieu de la pince. Ce dommage se situe directement et dorsalement à la hauteur de l'échancrure médiane du bord solaire de la troisième phalange. Une longueur excessive de la pince, un pied bot peuvent compromettre la circulation sanguine associée avec la particularité anatomique de la troisième phalange appelée «crena marginalis solearis» l'échancrure médiane du bord solaire (Figure 2B). Si la circulation sanguine est continuellement dérange la lésion habituellement rencontrée peut progresser et devenir une maladie de la ligne blanche. Les facteurs mécaniques qui entraînent une séparation de la paroi semblent être une cause logique. Ceci inclus un excès de longueur de la pince, mauvaise conformation du sabot, ou différent déséquilibre de l'aplomb tel que la pince longue et les talons enroulés ou le pied bot (Figure 3A). Les dommages de la couche interne “stratum medium” et de la jonction des lamelles causent un excès de tension sur les couches restantes. Le support du poids du cheval effectué par la paroi et la force de traction du tendon fléchisseur profond vont continuer à affaiblir la liaison de la paroi (Turner, T.A. 1998). Lorsque la jonction entre la sole et la paroi devient plus endommagée ; ceci détruit toute la protection extérieure restante, facilitant l'extension de la séparation. Les dommages vasculaires à l'intérieur du sabot associés à la fourbure chronique entraînent une liaison lamellaire très compromise et une séparation de l'intégrité de la jonction de la sole et de la paroi. Les traumatismes dus à des coups sur la paroi causant des dommages vasculaires peuvent aussi entraîner des séparations localisées de la paroi. (Rooney, J.; communication personnelle). L'auteur a été témoin au moins de deux cas pour lesquels la surface d'appui de la paroi apparaissait tout à fait normale après un léger parage de la surface solaire du sabot, cependant une zone de séparation dans les couches plus profondes du stratum medium couche interne apparaissait lorsque la corne était parée plus profondément. A ce propos, les cultures bactériologiques et de champignons de ces zones séparées se sont révélées négatives sur les 2 chevaux. Dans les mêmes circonstances, la maladie de la ligne blanche peut être la conséquence de vastes abcès sub-solaire ou sub-mural.

Signes cliniques

La maladie de la ligne blanche ne présente pas de danger pour la santé de l'animal jusqu'à ce que les dommages soient suffisants pour produire une perte mécanique dans la liaison entre les lamelles épidermales et les structures internes de la paroi. Cette situation peut avoir pour effet un déplacement de PIII distalement c'est-à-dire une rotation de PIII. Seulement à partir de ce moment le cheval montre un inconfort. Généralement la maladie de la ligne blanche est notée comme une séparation inattendue constatée par le maréchal durant ses travaux de routine sur les sabots. Au début de la maladie de la ligne blanche, le seul changement notable sur la surface solaire du sabot est une zone poudreuse localisée sur la jonction de la sole et de la paroi. Cette zone peut rester très localisée ou peut progresser et envahir une plus large partie de la paroi. D'autres signes alarmant de la maladie de la ligne blanche sont : sole tendre constatée avec la pince à sonder, occasionnellement chaleur du sabot, descente de la sole qui devient très plate. Une concavité de la paroi peut être constatée d'un côté du pied et une bosse ou convexité apparaît sur la paroi opposée directement au-dessus de la zone atteinte. Il peut y avoir une mauvaise croissance de la corne, lente, de consistance médiocre et un son creux peut se faire entendre lorsque la paroi est percutée au marteau. (Figure 3B) (O'Grady, S.E. 1997). Souvent la maladie progresse sournoisement jusqu'à ce que le cheval présente un inconfort.

Diagnostic

Une boiterie n'est pas nécessairement observée. La pince à sonder n'élucide pas toujours une réponse. Les signes cliniques ainsi que l'examination de la surface solaire du sabot vont confirmer le diagnostique. Sur la partie solaire du sabot la ligne blanche sera plus large, tendre, et aura une texture poudreuse. En explorant l'intérieur de la paroi, au-dessus de la ligne blanche, révélera généralement une séparation remplie d'une substance grise jaune de poudre de corne. Une plus ample exploration avec une sonde nous donnera la profondeur et l'ampleur de la cavité. Il peut y avoir un écoulement séreux à l'intérieure de la séparation. S'il a boiterie, un examen complet de boiterie doit être entrepris, incluant des anesthésies basses pour confirmer la région suspectée et suivie de radiographies. Lors de dommages importants de la paroi, la maladie de la ligne blanche peut mimer une fourbure aussi bien du point de vue clinique que radiologique.

Radiographies

La radiologie peut être très informative et doit être considérée comme nécessaire. De bonnes radios mettront en apparence l'ampleur de la séparation de la paroi et nous permettrons de juger si la 3ème phalange a effectué une rotation à l'intérieur de la boîte cornée. Elles permettent au clinicien de différencier la maladie de la ligne blanche et la fourbure (Figure 4). Radiologiquement, la séparation des lamelles épidermales a pour origine la surface solaire lors de la maladie de la ligne blanche alors que lors de la fourbure la séparation a pour origine la jonction de la couche interne (corne pariétale) et des lamelles dermales. Inflammation, ostéite de P3 peuvent être découverte sur les cas chroniques de la maladie de la ligne blanche. La radiographie est très utile et nous guidera pour parer et ferrer ces chevaux.

Laboratoire

Les découvertes de laboratoire sont souvent ingrates en ce qui concerne le traitement de la maladie. Les cultures effectuées sont de faible valeur parce que les échantillons prélevés dans la séparation sont contaminés de saleté et d'organismes opportunistes. Les cultures aérobiques révèlent habituellement un mélange de bactérie et de flore alors que les cultures anaérobiques sont négatives. Les cultures de champignons nécessitent des moyens spéciaux et du temps. Les espèces de champignons les plus fréquemment révélés par les cultures sont Pseudoallsheria, Scopulariopsis and Aspergillus. Une biopsie prise à la jonction de la paroi saine et de la paroi affectée nous révèle une population mélangée de microorganismes. Ils vont généralement inclure des levures coccobacilli, et des spores de champignons. Une inflammation des lamelles dermales peut être rencontré dans la région affectée (Turner, T.A. 1998). Ball (2000) a décrit une technique pour faire un prélèvement aseptique pour une culture de la couche interne “stratum medium ». Celle-ci nécessite de faire un trou dans la paroi dans la zone proximale de la séparation. Sur 5 chevaux souffrant de la maladie de la ligne blanche qui ont eu ce type de prélèvement, les cultures bactériologiques étaient négatives par contre les cultures de champignon mettaient en évidence : Trichoderma sp., Mucor sp., Aspergillus sp., et Gliocladium sp. Ces champignons ne se trouvent pas dans notre environnement, il sont probablement contaminés dans une région anormale de la paroi du sabot. Cette technique a prouvé des résultats microbiologiques intéressants lors de l'étude de la maladie mais elle ne présente peu d'intérêt dans les activités d'une pratique courante.

Traitement

Tout d'abord il est important de corriger la cause primaire de la séparation de la paroi. ( pince longue, mauvais équilibre du sabot, etc.) La thérapie pour la maladie de la ligne blanche est dirigée vers le traitement de la région affectée du sabot et de donner un bon support au pied avec une ferrure orthopédique si la paroi à subit des dommages importants. Une résection complète de la paroi (élimination de la paroi pour mettre à jour la région malade) et le débridement de toutes les poches et fissures dans la région affectée est nécessaire. Le vétérinaire ou le maréchal ne devraient pas atteindre le sang durant le débridement. Après les premiers soins une exploration méticuleuse devrait avoir lieu tous les 10 jours. La fréquence des ferrages a aussi une grande importance et le cheval devrait être referré à 4-5 semaines d'intervalle. Une brosse métallique peut être utilisée pour maintenir propre la région mise à nu. Le traitement médical suit la résection de paroi. Le traitement médical n'a aucune valeur sans la résection de la paroi atteinte. Les désinfectant, les astringents tel que la methiolate ou 2-5% iodine agissent comme bon désinfectant et comme marqueur pour suivre les fissures persistantes. Le marqueur coloré nous aide à éliminer les dernières traces de la maladie lors des contrôles réguliers. Cette préparation devrait être appliquée 2 fois par semaine pour ne pas rendre le sabot trop dur. Après avoir effectué la résection de la paroi, la région atteinte n'a plus avec un bon suivi et une contrôle régulier de la nouvelle croissance. Les traitements médicaux sont réduits car le débridement à lui seul va éliminer la maladie. La liste de 28 cas sévères de traitement de maladie de la ligne blanche dans cette pratique durant les 4 dernières années a été examinée. (O'Grady, SE. Données non publiées). 20 de ces cas ont été traités uniquement avec résection de paroi et débridement de nettoyage. Les autres cas ont été traités avec résection de paroi débridement de paroi dans le suivi et désinfectant marqueur. Dans tous les cas la portion de paroi ayant subit la résection a repoussé et le sabot est redevenu normal. Les produits de reconstruction de paroi tel : (medicated Equilox R) ne doivent être pris en considération que lorsque toutes les moindres fissures et canaux sont éliminés. (Turner, T.A. and Anderson, B. 1996). Ils peuvent être utilisés dans certains cas lorsque le client est incapable de traiter la partie ouverte et lorsque l'esthétique a une grande importance. Les composites peuvent cacher et entretenir les infections et ils ont la tendance à affaiblir la paroi environnante et encourager des récidives d'infection. L'antibiotique inclus dans le composite (medicated Equilox R) n'agit que sur les bactéries mais pas sur les champignons. Le type de fer utilisé dépend de l'étendue des dommages de la paroi. Si les dégâts sont minimes le cheval est ferré normalement. Comme la pince est mise en cause dans Presque tous les cas de la maladie de la ligne blanche, le roulé de la pince est fortement reculé. Ajustez le fer de manière a ce que la pince du fer soit reculé en direction de la pointe de la fourchette, ceci aura pour effet de limiter les leviers et les efforts en pince. Ce principe élimine le stress et les pressions de la paroi dorsale. Ceci va aussi éliminer les risques de pincement à la jonction de la paroi avec la partie ayant subit la résection. Si la résection est importante et/ ou si nous sommes en présence d'une rotation de PIII un fer de soutient sera utilisé (fer en cœur, fer rond avec support furcal) Ce type de fer procure un bon support sous les talons et permets aux charges d'être transférées des régions affectées (pince/quartier) vers la fourchette Une méthode alternative est d'utiliser un fer ouvert ou fermé rempli d'une silicone sur la sole. Ce matériel donnera une meilleure répartition de la charge sur la sole et les talons. Ce matériel sera appliqué avec ou sans sole intermédiaire. Même sans rotation de PIII lorsqu'on effectue une résection remontant au-dessus de la moitié de la hauteur de la paroi il est prudent de mettre un support de fourchette. Les fers collés qui utilisent la surface d'appui du sabot pour le collage sont à sélectionner pour le ferrage des chevaux souffrant de la Maladie de la Ligne Blanche. (O'Grady, S.E. and Watson, E. 1999) (Figure 5A, 5B). Les séparations de paroi ont été historiquement traitées par résection et avec des acryliques pour permettre d'ajuster une ferrure normale clouée même dans la région affectée. Cependant souvent la maladie va récidiver sous le matériel de réparation et prolonger la guérison. En collant un fer sur la surface d'appui du sabot, la paroi ayant subit la résection peut être laissée ouverte pour être contrôlée, débridée et traitée régulièrement. Il est aussi aisé d'appliquer un support furcal avec ce type de fer. Un changement d'environnement est aussi important. Les sabots doivent être conservés aussi sec que possible. De maintenir la litière propre et sèche va aussi nous aider. L'exercice ne se fera pas en extérieur les jours de pluie ou par condition humide. Le cheval sera lâché au pré après que le soleil aura séchée la pâture. Une bonne alimentation équili-brée avec l'adition de Biotine et de Méthionine sera nécessaire. Les intervalles de ferrage n'excéderont pas 4 semaines. Un engagement du propriétaire à respecter un programme de soins est indispensable jusqu'à ce que les signes de la maladie aient été éliminés et que le suivi peut être programmé mensuellement et ceci jusqu'à repousse complète de l'ongle. L'étendue des dommages déterminera le temps nécessaire au traitement et à la guérison. Par exemple si la zone affectée s'étend près de la couronne en pince, il faudra environ 10 mois pour voir cette région se combler complètement. Cependant il n'est pas nécessaire que le cheval soit arrêté pendant toute cette période. La quantité d'exercice autorisé durant le traitement de la maladie de la ligne blanche dépend aussi de la sévérité du dommage.

Prévention

La prévention de la maladie de la ligne blanche est difficile car les causes exactes sont méconnues. Les discussions du problème avec le maréchal ferrant et de l'assurance qu'il examine les sabots lors du ferrage sont extrêmement importantes. La moindre zone anormale dans la région de jonction entre la paroi et la sole doit être explorée et traitée. Des parages et des ferrages appropriés pour maintenir une pince courte sont essentiels pour créer une jonction solide de la sole et de la paroi et assurer une bonne protection. Il est également important de suivre attentivement les chevaux qui ont eu par le passé une maladie de la ligne blanche. Un an ou deux après avoir traité et résolu un problème de maladie de la ligne blanche, celle-ci peut subitement réapparaître sur certains chevaux même avec des sabots solides qui ne montrent aucun signe de séparation de paroi. La maladie de la ligne blanche peut réapparaître cycliquement durant la vie du cheval (Randall, J. Communication personnelle).

Discussion

La maladie de la ligne blanche implique la partie interne, non pigmentée de la couche moyenne de la paroi du sabot, et non pas la jonction de la sole et de la paroi (zona alba, ou ligne blanche). Cette «maladie de la ligne blanche» est dans un sens mal nommée. Cependant puisque ce terme est utilisé par la majorité des maréchaux et des vétérinaires restons en à celui-ci. Il est certainement mieux approprié que l'onychomycose, car il ne limite pas l'aetiologie primaire à un agent champignon et c'est un terme moins impressionnant lors des discussions avec les propriétaires. Le traitement de la maladie de la ligne blanche a crée de nombreux dilemmes pour les propriétaires, les vétérinaires et les maréchaux. Les propriétaires ont été submergé par de nombreuses différentes causes et traitements. Un grand nombre de préparations commerciales ont été mises sur le marché pour le traitement de la maladie, toutes vantant le succès assuré. La revendication de l'efficacité de ces produits découle souvent de l'anecdote puisqu'il n'y a pas d'évidences scientifiques constatées. Les vétérinaires ne sont pas toujours conscient de l'envergure du problème car bien souvent ils ne traitent que les cas extrêmes qui présentent une boiterie ou un changement radiologique. La maladie de la ligne blanche peut être un contributeur subtil à d'autres causes de boiteries à l'intérieur du sabot. Les maréchaux sont très attentifs à cette maladie, ils sont inquiets de brocher les clous dans une paroi douteuse ou creuse, et d'assurer le ferrage pour une période suffisante. Ils sont continuellement à la recherche de traitements car les propriétaires répugnent avoir une partie de leurs chevaux avec des résections de paroi. Une étude épidémiologique de la cause et des relations de cette maladie serait précieuse. La recherche, l'éducation des propriétaires et la continuelle attention des maréchaux apparaît être la direction pour un meilleur future.

References

Ball, M.A. (2000) How I treat white line disease? Proc. Nth Am. Vet. Conf. Pp. 113-114. Kainer, R.A. (1989) Clinical Anatomy of the Equine Foot. In: The Veterinary Clinics of North America, Vol. 5, Ed: J.V. Yovich, W.B. Saunders Co., Philadelphia. pp 1-7. O'Grady, S.E: (1997) White line disease. Journal of Equine Veterinary Science 17(5); pp 236-237. O'Grady, S.E. and Watson, E. (1999) How to glue on therapeutic shoes. Proc. 45th Annu. Conv. Am. Assoc. Equine Practnr. 115-119. Turner, T.A. (1998) White line disease Equine vet Educ. 2, pp 73-76. Turner, T.A. and Anderson, B.H. (1996) Use of antibiotic-impregnated hoof repair material for the treatment of hoof wall separation. A promising new treatment. Proc 42nd Annu. Conv. Am Assoc Equine Practnr. 205-207. a.) Equilox® — Equilox Int'l 110 NE 2nd Street Pine Island, MN 55963

Posté par azurchevalnature à 12:19 - La santé du sabot - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Sur quel sabot danser: Pied nu ou ferré?

Article paru sur:

http://www.terrenature.ch/article/article.php?id_art=677

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20 Avril 2006 - CHEVAL Pieds nus ou ferrés
Sur quel sabot danser?
Véronique Curchod
Des siècles de tradition ont ancré le ferrage dans le quotidien des hommes de chevaux. Depuis peu, une nouvelle tendance se dessine: de plus en plus de cavaliers choisissent de laisser leur monture pieds nus. Ils font alors appel à des spécialistes du parage naturel

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Par conviction, Fabienne Begert a choisi de ne pas ferrer Toscane. Photos

Véronique Curchod

Animal des steppes, le cheval est né pour vivre pieds nus tout en parcourant

de grandes distances pour se nourrir et s’abreuver. Mais l’homme a

complètement modifié son environnement, son utilisation et les terrains où

il évolue. Dans ce nouveau contexte, le fer offre une protection au sabot pour

éviter une usure trop rapide.

Retour aux sources
Toutefois, on assiste depuis plusieurs années déjà à une prise de conscience à

propos du mode de détention et du quotidien des chevaux. Des propriétaires

toujours plus nombreux cherchent à leur offrir un cadre de vie plus conforme

à leurs besoins. Laisser son cheval pieds nus s’inscrit dans la logique de ce désir

de retour au naturel.
Ainsi, un courant venu des Etats-Unis (avec les thérapeutes Jaime Jackson,

Pete Ramey) et d’Allemagne (avec la vétérinaire Hiltrud Strasser) remet en

cause le bien-fondé du ferrage et propose comme alternative le parage

naturel. Différentes techniques sont utilisées, visant toutes le même idéal:

permettre l’utilisation du cheval non ferré, quelle que soit sa discipline.

Que reproche-t-on donc au ferrage? Les clous abîment la paroi et l’affaiblissent.

La circulation sanguine diminue dans le pied car celui-ci ne peut plus assurer

correctement sa fonction de pompe. Les chocs sont moins bien absorbés,

provoquant des vibrations dans les membres, alors que la texture de la corne

perd en qualité et que la sensibilité diminue.

En choisissant de laisser son cheval pieds nus, on permet au sabot d’assumer

pleinement ses fonctions. Mais déferrer ne suffit pas. Avec l’aide d’un

spécialiste, on cherchera à retrouver les caractéristiques du pied du cheval

sauvage: un talon bas, une pince courte, un bord arrondi, une sole concave

et une fourchette large, qui sert d’appui sur toute sa surface.

Pas d’improvisation
Une période de transition est indispensable pour permettre aux différentes

structures de s’adapter. Cette période, qui peut être douloureuse pour le cheval,

dure de quelques semaines à une année. Le cavalier doit être conscient de ce

temps d’adaptation et, si nécessaire, accorder à sa monture un temps de repos ou

de diminution d’activité.

Le sabot doit être paré et très régulièrement suivi pour lui maintenir sa forme et

imiter le plus possible une usure naturelle. Les partisans de la méthode rappellent

que pour obtenir des sabots sains, il faut considérer le cheval dans son ensemble

et son environnement. Son cadre de vie doit lui permettre d’effectuer un

maximum de mouvement tout au long de la journée, en partie sur sol dur.

L’alimentation joue aussi un rôle important. Laisser son cheval pieds nus ne

s’improvise donc pas!

Tous les équidés peuvent-ils travailler pieds nus? Oui, disent les partisans de

la méthode. Il convient toutefois de nuancer cet optimisme et de considérer

chaque cas individuellement. Utilisation, mode de détention, qualité de la corne,

race, terrains sont autant de facteurs dont il faut impérativement tenir compte.

Le bien-être du cheval en dépend! Nos poulains ne sont pas élevés dans les

conditions optimales qui leur permettraient de tous rester pieds nus. Rappelons

notamment que, au contraire de ce qui se produit dans la nature, la qualité des

sabots n’est pas, en élevage, un critère de sélection. Les terrains sur lesquels

évoluent les équidés sont souvent tendres (pâturage, stabulation) et leur

environnement a été profondément modifié. Il faut donc savoir faire preuve de

bon sens et accepter les compromis.

Alors se trouve-t-on à la veille d’une véritable révolution? Certainement pas.

Des chevaux ont de tout temps travaillé sans fers. Mais cette nouvelle mode

a le mérite de susciter une prise de conscience quant au ferrage, à ses

conséquences positives et négatives et à ses alternatives. A chacun alors de

choisir en connaissance de cause.



Photobucket - Video and Image Hosting Margit Köglsperger est une spécialiste allemande

du parage naturel.

L’harmonie sans fers

Colinda, la jument de Jean-Luc Mayor, de Cheval Mon Ami, à Caux (VD), a été ferrée pendant plus de dix ans. Mais comme ses pieds – surtout les postérieurs – se déformaient de plus en plus, il a fallu trouver une alternative au ferrage traditionnel. Des fers Cytek puis NBS ont été utilisés, avec lesquels Jean-Luc Mayor a obtenu de bons résultats. Mais depuis deux ans, Colinda est déferrée et l’amélioration au niveau de la forme de ses pieds est depuis lors vraiment phénoménale: après déferrage, Colinda a retrouvé l’harmonie dans ses mouvements et est redevenue apte à être montée.
Toscane, cheval CH de 9 ans, n’a été ferré qu’une fois dans sa vie, lors du test en terrain. Lorsque Fabienne Begert, de L’Isle (VD), acquiert cette jument, elle est déjà pieds nus. Par conviction, Fabienne Begert décide de ne pas la ferrer. Toutes les deux semaines, elle pare les pieds de Toscane et un maréchal lui contrôle régulièrement les aplombs. Adepte de l’équitation de loisir (saut, dressage, balade...), Fabienne adapte son programme à sa jument et n’hésite pas à renoncer à une compétition si Toscane devient sensible des pieds.



+ d’infos

Véronique Curchod est vétérinaire de formation et collaboratrice occasionnelle de Terre&Nature.
Site de la clinique et de l’association du Dr Hiltrud Strasser:
www.hufklinik.de
Autres sites:
www.thenakedhoof.com
www.hoofrehab.com

Posté par azurchevalnature à 16:53 - Le parage naturel et le cheval pieds nus - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le Shiatsu

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Qu’est-ce que le Shiatsu?

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Le Shiatsu est une méthode de soins qui nous arrive d’Asie et qui tire son origine d’un système de pensées et de pratiques qui s’est développé sur plus de 5000 ans. Shiatsu, qui signifie en japonais doigt (shi) et pression (atsu) (on pourrait donc traduire le mot Shiatsu par digipression), est un traitement basé sur les principes de la Médecine Traditionnelle Chinoise (M.T.C) qui utilise la pression par le toucher afin de stimuler certains points spécifiques sur le corps (les tsubos) dans le but de rétablir la santé du patient.

Le traitement Shiatsu est une méthode holistique qui permet un rééquilibrage en profondeur du corps et de l’esprit. Elle est cependant sans danger car douce et sans effets secondaires. C’est une sorte d’acupuncture sans aiguille. Elle est de nos jours couramment utilisée chez l’homme pour soulager des problèmes d’origine musculaire, des troubles digestifs, les migraines et autres maux fréquents ainsi que des problèmes d’origine psychologique.

Le praticien Shiatsu se sert de ses pouces, doigts et paumes pour appliquer des pressions sur des points ou des zones du corps afin de rééquilibrer le réseau énergétique de l’animal et de favoriser ainsi la libre circulation de l’énergie sur l’ensemble du corps. Au cours du traitement, il fera effectuer au cheval des rotations ou étirements de membres qui tiennent également une place prépondérante dans le processus de guérison.

La popularité croissante du traitement Shiatsu ainsi que l’enthousiasme de nos participants (stages d’initiation) en France, Belgique et Suisse, correspond au besoin actuel de recourir à une méthode de soins holistique, efficace et sans médication excessive. Il est temps d’initier le monde équestre au Shiatsu afin que la relation chevaux / cavaliers puissent s’épanouir davantage : pour le cheval, la possibilité de découvrir la main de l’homme comme source d’un nouveau bien-être (Shiatsu de relaxation ou d’entretien) et pour le praticien confirmé, un merveilleux outil de communication, lui offrant l’opportunité de traduire les maux du cheval en mots.

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Comment est-ce que cela fonctionne?

Les Chinois pensent que l’univers qui nous entoure est un champ énergétique dont les différents stades de vibration se manifestent sous de multiples formes. Ils nomment cette énergie le Qi (ou Ki en Japonais). C’est le souffle vital, la force de vie qui anime toute chose vivante du monde humain, animal et végétal. Lorsque le Ki quitte définitivement le corps physique (au moment de la mort), celui-ci se décompose et meurt.

En M.T.C, le Ki joue un rôle dans le fonctionnement des activités vitales du corps. C’est l’équivalent de la fonction du sang dans la médecine occidentale. Cette énergie alimente le corps et lui permet de se défendre contre les agents pathogènes. Lorsque le Ki circule harmonieusement dans le corps, l’état de santé est donc satisfaisant. Au contraire, si le flot du Ki est interrompu, le corps ne peut plus fonctionner correctement et son état de santé va se détériorer progressivement si le courant énergétique n’est pas rétabli. Lorsque ces déséquilibres énergétiques perdurent dans le temps, l’état maladif fait son apparition et peut à la longue créer de véritables handicaps tant sur le plan physique que psychologique. En effet, la M.T.C. diffère de la médecine occidentale de part sa nature holistique. Les médecins chinois considèrent que le Ki nourrit le corps physique mais aussi l’esprit. Le corps et l’esprit forment un tout, un ensemble interconnecté et indivisible à l’exemple du couple yin yang. Les médecins chinois parlent de “corps-âme-esprit”. Nos émotions affectent le fonctionnement de nos organes et ceux-ci en retour affectent celui de notre esprit. Il en est de même chez le cheval qui possède un réseau de méridiens similaires à celui de l’homme. Le traitement Shiatsu, grâce à son action de détente, favorise la libération d’endorphines (les anti-inflammatoires naturels de l’organisme) et permet de rétablir le courant énergétique ainsi que sa libre circulation sur l’ensemble du corps. L’animal peut alors retrouver santé physique et psychique, ses performances s’en trouvant ainsi améliorées.

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Dans quel cas utiliser le Shiatsu?

L’état de santé de n’importe quel cheval peut être amélioré grâce au Shiatsu - quelque que soit son âge, sa race ou le type de travail qui lui est demandé. La stimulation régulière du réseau énergétique permet de garder le système immunitaire bien accordé comme un instrument de musique qu’on nettoierait et accorderait à intervalles réguliers. Le Shiatsu améliore la souplesse des tissus, favorise l’élimination des toxines et des tensions musculaires, corrige les défauts mineurs du squelette, facilite le fonctionnement harmonieux du système nerveux ainsi que celui des glandes endocrines, stimule la ventilation pulmonaire, la circulation du sang et des liquides organiques (dont la lymphe). La souplesse corporelle et la mobilité articulaire augmentent. Les muscles, ligaments et tendons s’assouplissent tout en devenant plus résistants, rendant possible l’amélioration des performances physiques et réduisant les risques de blessures. L’action de relaxation du Shiatsu apaise l’esprit du cheval nerveux tandis que la stimulation de certains méridiens aura une action revitalisante sur le cheval léthargique lui redonnant goût à la vie et au travail. Le traitement Shiatsu peut être utilisé en complément du traitement vétérinaire afin d’accélérer la guérison de votre cheval malade/blessé ou bien en méthode de soins préventifs avant une période de surmenage (compétitions), de stress (transport) ou encore aux intersaisons afin de maintenir un bon état de santé générale tout au long de l’année. De nombreux problèmes qui persistent après examens et traitements vétérinaires peuvent être améliorés voire définitivement résolus par le Shiatsu: allures incorrectes, raideurs et tensions, sciatiques, boiteries, problèmes d’équilibre au galop, un cheval sur l’oeil, celui qui mord, qui se cabre ou rue sans raison, dont on ne peut pas toucher la tête, les oreilles, la queue.....à moins que ça ne soit un léger changement de comportement chez le cheval, anodin pour les autres mais préoccupant pour le propriétaire qui connaît bien son compagnon. Derrière la plupart de ses symptômes récurrents se cachent le plus souvent une douleur indétectée, une blessure parfois ancienne (voire même son douloureux souvenir) que l’on croyait guérie, une souffrance psychologique insoupçonnée. Une fois le problème de fond traité et la douleur ainsi éliminée, les troubles physiques et psychiques disparaissent généralement d’eux-mêmes et le cheval peut apprendre et travailler de manière beaucoup plus efficace.

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D'après: http://bray.shiatsu.free.fr/page.html

Le Shiatsu, né en Asie il y a plus de 5000 ans et régulièrement enseigné et développé depuis lors,  est une méthode de soins ancestrale qui exprime l’harmonie voulue entre une pratique médicale et toute une philosophie, celle de l’être et du bien-être. La médecine chinoise traditionnelle comprend diverses formes de traitements : la gymnastique (Qi Gong), la moxibustion, l’acupuncture, la pharmacopée et la massothérapie (anmo).

Anmo qui signifie, en chinois, presser-frotter fut la première thérapie à utiliser la pression par le toucher afin de stimuler certains points spécifiques sur le corps pour rétablir la santé du patient. Cette pratique fut importée au Japon (Anma en japonais) comme technique de relaxation. Elle fut d’abord pratiquée par les aveugles car les Japonais pensaient que leur cécité leur faisait fortement développer les autres sens et notamment celui du toucher. Ce n’est qu’au début du vingtième siècle que la forme thérapeutique de l’Anma fut remise au goût du jour. Les Japonais la renommèrent alors Shiatsu,  qui signifie en japonais doigt (shi) et pression (atsu), pour la différencier de l’Anma de relaxation. On pourrait donc traduire le mot Shiatsu par digipression.

Le Shiatsu est une méthode de soins douce et sans effet secondaire dangereux pour la santé. C’est une sorte d’acupuncture sans aiguille. Le praticien Shiatsu se sert de ses pouces, doigts et paumes pour appliquer des pressions sur des points (appelés tsubos) ou des zones spécifiques du corps afin de rééquilibrer le réseau énergétique (réseau des méridiens d’acupuncture) du patient. Le praticien Shiatsu n’est ici qu’un catalyseur, il ne sert qu’a donner le petit coup de pouce (littéralement !) afin de permettre à l’organisme du patient de puiser en lui-même les ressources nécessaires à son rétablissement. Le Shiatsu, grâce à son action de détente, favorise la libération d’endorphines (les anti-inflammatoires naturels de l’organisme) et permet de rétablir le courant énergétique ainsi que sa libre circulation sur l’ensemble du corps.

Au cours du traitement, le praticien fera effectuer à son patient des rotations ou étirements de membres qui tiennent également une place prépondérante dans le processus d’(auto)guérison. Lors d’une séance de Shiatsu équin, la main du praticien effectue une « lecture » de chacune des zones du corps afin de n’omettre aucun indice de déséquilibre et apporter au cheval un sentiment de bien-être global. Le Shiatsu, par son action de drainage, favorise l’élimination des toxines et libère le corps des surcharges physiques et émotionnelles.

Comment celà fonctionne?

Les Chinois pensent que l’univers qui nous entoure est un champ énergétique dont les différents stades de vibration se manifestent sous de multiples formes. Ils nomment cette énergie le Qi (ou Ki en Japonais). C’est le souffle vital, la force de vie qui anime toute chose vivante du monde humain, animal et végétal. Lorsque le Ki quitte définitivement le corps physique (au moment de la mort), celui-ci se décompose et meurt.

En médecine traditionnelle chinoise, le Ki joue un rôle dans le fonctionnement des activités vitales du corps. C’est l’équivalent de la fonction du sang dans la médecine occidentale. Cette énergie alimente le corps et lui permet de se défendre contre les agents pathogènes. Elle se concentre dans des canaux appelés méridiens. Ces méridiens sont en relation avec un organe et un viscère du corps, eux-mêmes en relation avec un des grands systèmes de l’organisme et un organe des sens. Citons par exemple le méridien du foie et sa relation directe au système musculaire et qu’on sollicitera pour tout problème de raideurs, contractures ou déchirures musculaires. Ce méridien est aussi relié par une branche interne à l’œil et sera donc utilisé pour traiter tout type de problème oculaire. Ce méridien est également associé à la corne du sabot. Tout problème de sabot (seime, pousse irrégulière ou insuffisante, friabilité…) indique un déséquilibre du méridien Foie.
Tout le long de chaque méridien, se trouve un nombre variable de points où se concentre l’énergie. Ces points (les tsubos) particulièrement réceptifs à la pression sont utilisés par le praticien expérimenté à la fois comme outil de bilan énergétique (ou diagnostic au sens oriental du terme) et de traitement. Ils reflètent en effet l’état de santé du méridien et de l’organe ou du viscère concerné et permettent également de réguler la circulation énergétique. 

Lorsque le Ki circule harmonieusement dans le corps, l’état de santé est satisfaisant. Au contraire, si le flot du Ki est interrompu, le corps ne peut plus fonctionner correctement et son état de santé va se détériorer progressivement si le courant énergétique n’est pas rétabli. Lorsque ces déséquilibres énergétiques perdurent dans le temps, l’état maladif fait son apparition et peut à la longue créer de véritables handicaps tant sur le plan physique que psychologique. La médecine traditionnelle chinoise diffère en effet de la médecine occidentale de part sa nature holistique. Les médecins chinois considèrent que le Ki nourrit le corps physique mais aussi l’esprit. Le corps et l’esprit  forment  un tout, un ensemble interconnecté et indivisible à l’exemple du couple yin yang. Les Chinois parlent de “corps-esprit-âme”. Nos émotions affectent le fonctionnement de nos organes et ceux-ci en retour affectent celui de notre esprit (psychosomatique et somatopsychique). Il en est de même chez les animaux (dont le cheval) qui possèdent un réseau de méridiens similaires à celui de l’homme.

Dans quels cas l'utiliser?

Le Shiatsu est donc une méthode holistique qui permet un rééquilibrage en profondeur du corps et de l’esprit. L’état de santé de n’importe quel cheval peut être amélioré grâce au Shiatsu, et peu importe son âge ou sa race ou le type de travail qui lui est demandé. La stimulation régulière du réseau énergétique permet de garder le système immunitaire bien accordé comme un instrument de musique qu’on nettoierait et accorderait à intervalles réguliers. Le Shiatsu améliore la souplesse des tissus, favorise l’élimination des toxines et des tensions musculaires, corrige les défauts mineurs du squelette, facilite le fonctionnement harmonieux du système nerveux ainsi que celui des glandes endocrines, stimule la ventilation pulmonaire, la circulation du sang et des liquides organiques (dont la lymphe).  L’irrigation sanguine, la ventilation pulmonaire et la digestion sont facilitées, la souplesse corporelle et la mobilité articulaire augmentent. Les muscles, ligaments, tendons et articulations s’assouplissent tout en devenant plus résistants, rendant possible l’amélioration des performances physiques et réduisant les risques de blessures dans le futur.
L’action de relaxation du Shiatsu apaise l’esprit du cheval nerveux  tandis que la stimulation de certains méridiens aura une action revitalisante sur le cheval léthargique lui redonnant goût à la vie et au travail.

Le Shiatsu peut être utilisé en complément du traitement vétérinaire afin d’accélérer la guérison du cheval malade/blessé ou bien en méthode de soins préventifs avant une période de surmenage (compétitions), de stress (transports) ou encore aux intersaisons afin de maintenir un bon état de santé générale tout au long de l’année.

De nombreux problèmes qui persistent après examens et traitements vétérinaires peuvent être améliorés - voire définitivement résolus - par le Shiatsu: allures incorrectes, raideurs et tensions, sciatiques, boiteries, problèmes d’équilibre au galop, un cheval  sur l’oeil, celui qui mord, qui se cabre ou rue sans raison, dont on ne peut pas toucher la tête, les oreilles, la queue.....à moins que cela ne soit un léger changement de comportement chez le cheval, anodin pour les autres mais préoccupant pour le propriétaire qui connaît bien son compagnon.

Derrière la plupart de ces symptômes récurrents se cachent le plus souvent une douleur non détectée, une blessure parfois ancienne (voire même son douloureux souvenir) qu’on croyait guérie, une souffrance psychologique insoupçonnée.  Une fois le problème de fond traité et la douleur ainsi éliminée, les troubles physiques et psychiques disparaissent généralement d’eux-mêmes et le cheval peut apprendre et travailler de manière beaucoup plus efficace.

Appliqué aux chevaux

Le sens du toucher est très développé chez la race équine. La peau du cheval est d’ailleurs si sensible qu’il peut, par exemple, localiser le plus petit insecte posé sur son corps et s’en débarrasser d’un coup de queue ou de dents. Dès la naissance, les chevaux associent le toucher à une sensation de sécurité et à un moyen de communication. C’est par le dialogue gestuel et le contact physique que la jument communique avec son poulain et lui enseigne les bases de son futur comportement d’adulte. C’est ce sens du toucher et du contact qui permet au cavalier de communiquer ses intentions à sa monture (contact des jambes, poids de l’assiette, caresses ou tapes amicales ou bien - au contraire - réprimandes, etc.).

Les Chinois reconnaissent et utilisent les vertus bénéfiques du massage depuis des milliers d’années et les ont perfectionnées en développant une méthode de soins basée sur la stimulation de certains points spécifiques du corps à l’aide d’aiguilles. Nous connaissons aujourd’hui cette thérapie sous le nom d’acuponcture. Il semblerait que l’espèce équine connaisse et utilise cette méthode de soins entre congénères de manière instinctive depuis la nuit des temps.

On retrouve en effet dans la nature cette méthode de soins par le toucher chez un grand nombre d’espèces grégaires dont les équidés. Le toilettage mutuel observé au quotidien chez des chevaux en liberté, qu’ils soient domestiques ou sauvages, ne doit pas être seulement considéré comme un outil de communication entre congénères ou une forme d’alliance entre deux animaux d’un même groupe mais également comme un moyen de se soulager mutuellement de douleurs ou de raideurs passagères.
Les principes du diagnostic oriental sont applicables à la race équine, le corps des chevaux possédant un réseau énergétique composé de méridiens et de tsubos similaires à ceux des êtres humains. Une séance de toilettage mutuel et les gros câlins entre la mère et son poulain ne sont pas anodins, les chevaux ne se toilettent pas au hasard. Ils savent instinctivement solliciter les méridiens et tsubos qui correspondent au type de problèmes rencontrés, leurs régions de “grattages- massages” variant d’un moment de la journée à un autre. Ils ont également un répertoire plus classique comme le massage des flancs par exemple, communément utilisé et très apprécié après une prise de repas (parcours des méridiens du foie et de la rate-pancréas) ou encore celui de la région du garrot qui procure une véritable sensation de détente générale (point Shu du poumon qui permet –en autre chose- de lutter contre l’anxiété).
Par pressions circulaires de leurs lèvres fortes mais sensibles les chevaux massent eux-mêmes certaines parties de leur propre corps. Et lorsque l’endroit n’est pas facile d’accès, ils ont recours à l’aide d’un membre de la harde ou d’un arbre pour effectuer la stimulation du ou des points. Ils stimulent ainsi entre congénères certains points du réseau énergétique en fonction des besoins du moment de chacun. En les observant, on constate très vite que chaque animal est capable de faire comprendre ses besoins personnels à l’autre auquel il va présenter de manière évidente différentes parties de son corps afin que ce dernier les lui masse. Une fois contenté, le service est généralement rendu et le massé devient le masseur; une forme de coopération qui permet donc d’entretenir la santé et la vitalité de chacun.

On peut également observer un cheval qui, s’étant volontairement rapproché d’un autre va commencer à le gratter avec ses lèvres ou ses dents selon l’effet désiré. L’autre cheval va alors interpréter ce geste comme un signal lui demandant de reproduire la même action au même endroit sur son congénère. Dès que le cheval initiateur change d’orientation ou de région sur le corps, l’autre fait précisément la même chose ce qui permet au premier cheval d’être massé exactement selon son besoin.

Le Shiatsu sera donc particulièrement bien adapté à un animal dont le moyen principal de communication entre congénères se manifeste par un échange tactile et dont la peau est si sensible au toucher.

Chevaux domestiques

De nos jours, la grande majorité des chevaux domestiques n’a presque plus l’occasion d’interagir avec des congénères comme elle le ferait naturellement en liberté. Les chevaux de club en particulier sont rarement lâchés au pré (faute de terrain environnant) pour s’y rouler ou tout simplement se gratter contre un arbre. Confinés au box - ou pire - en stalle (la tête au mur dans l’ennui le plus profond), ils ne peuvent se mouvoir librement et ils finissent par perdre cet instinct d’auto guérison qu’ils avaient appris au contact de leurs mères.

L’augmentation du nombre de chevaux présentant des vices d’écuries ou des troubles du comportement illustre bien le caractère psychosomatique de ces pathologies liées à des conditions de vie de plus en plus aberrantes car éloignées de leur habitat naturel et de leurs instincts les plus primaires. Rappelons ici que le cheval n’est domestiqué que depuis 5000 ans c’est-à-dire depuis environ 250 générations. Si son aspect extérieur a considérablement évolué (variété de morphologie, de couleurs de robes et de tempéraments) au contact de l’homme, le système de base est resté inchangé avant et après domestication. Ses appareils digestif, cardio-vasculaire, respiratoire, reproducteur, sa structure osseuse, sa dentition ou encore son organisation sociale et son mode de communication sont similaires à ceux de ses prédécesseurs sauvages ou des autres équidés sauvages (zèbres par exemple) de la planète.
Et pourtant, les processus de domestication et d’urbanisation ont considérablement transformé la vie du cheval au quotidien. La nourriture industrielle, la litière insuffisante ou de mauvaise qualité, la pollution de l’environnement (eau, sol, air), le toilettage poussé à l’extrême (tel que tondre l’intérieur de l’oreille du cheval au risque de le blesser…pour des raisons purement esthétiques !), les aides artificielles ou barbares (cravaches –électriques-, guêtres à clous, etc), les changements (fréquents) de propriétaires et de lieux, les épreuves contraignantes et les carrières exigeantes (pour les chevaux de sport et de courses), les contractures liées à un travail spécifique (discipline pratiquée à haut niveau)…etc.  mettent à rude épreuve le capital santé de nos chevaux modernes.

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Cavalier et propriétaire

Le praticien Shiatsu fait très souvent le lien entre les raideurs et tensions physiques du cavalier et les moyens de compensation mis en place par le cheval. Un mauvais genou, un coude verrouillé, des trapèzes tendus, une épaule accidentée, tous ses défauts plus ou moins mineurs du squelette chez le cavalier nuisent à l’harmonie des allures dans le travail. Un cheval au travail, toutes disciplines confondues, interagit en fonction de l’état d’esprit de l’humain avec lequel il se connecte, non seulement au niveau physique mais aussi émotionnel.
Le cheval domestique se fait également réceptacle privilégié de l’état émotionnel de son cavalier / propriétaire.  Il peut être « parasité » par les émotions négatives d’un cavalier stressé, nerveux ou inquiet. Il me semble aujourd’hui évident que le cheval et son propriétaire ou cavalier habituel forment un couple intrinsèquement lié à tous les niveaux.

Or, on constate très souvent que plus la relation entre humain et animal est fusionnelle, et plus la capacité d’empathie du cheval est élevée. A noter que l’animal n’est pas seulement le miroir des états mentaux et émotionnels négatifs de son propriétaire, cavalier, responsable. Il l’est également d’un état d’esprit positif. Certains cavaliers, plus soucieux du bien-être de leur cheval que du leur, prennent leur santé en main car ils comprennent mieux aujourd’hui l’aspect holistique du Shiatsu et l’interdépendance du couple cavalier/monture. Ce qu’ils n’étaient pas prêts à faire hier pour eux-mêmes, ils le font aujourd’hui pour leurs chevaux !

Les grands principes de Médecine Traditionnelle Chinoise permettent de mieux cerner l’humain et le praticien peut si nécessaire choisir d’orienter son bilan énergétique en tenant compte des rapports émotionnels entre le cheval et son cavalier/propriétaire. La plupart des vétérinaires sont tout à fait conscients de ce phénomène de « vases communicants ». Ils conviennent volontiers qu’une part importante de leur travail revient à éduquer le propriétaire, cavalier, responsable de l’animal afin de ne pas reproduire indéfiniment les mêmes erreurs. Les propriétaires, cavaliers, responsables amplifient très souvent le problème de l’animal qui, dans certains cas, a été engendré ou encouragé par eux. S’offrir une séance de Shiatsu a intervalles réguliers et en offrir une par la même occasion a son cheval, c’est se donner l’opportunité de retrouver ensemble le chemin de l’harmonie.

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Limites du Shiatsu

Le Shiatsu ne remplace en aucun cas le diagnostic et le traitement de votre vétérinaire. Il s’agit d’un traitement complémentaire.

Le Shiatsu ne doit en aucun cas être considéré comme un moyen de se passer du médecin ou du vétérinaire; car s’il peut traiter et éliminer (parfois une seule séance suffit) des problèmes fonctionnels, de structure ou aider dans le traitement de troubles d’origine émotionnelle, il n’aura aucun effet dans les cas de lésions, fractures, cancers ou encore d’attaques virales. Ne vous imaginez donc pas pouvoir guérir votre cheval lors d’une épidémie de grippe équine à l’aide d’un Shiatsu. Cependant, le praticien Shiatsu peut aider le cheval à renforcer ses moyens de défense naturelle par le biais de séances régulières et faire en sorte que votre cheval reste en bonne santé ou bien qu’il récupère plus rapidement que ses congénères d’écurie.

Lorsque le cheval est blessé ou malade, l’idéal est de travailler en partenariat avec le vétérinaire traitant de l’animal afin d’accélérer la guérison ou d’écourter la période de convalescence. Le Shiatsu peut également être utilisé en méthode de soins préventifs avant une période de surmenage (compétition), de stress (transport) ou encore aux intersaisons afin de maintenir un bon état de santé général.
Le Shiatsu ne doit pas être considéré comme un remède-miracle.

En présence d’une dégradation de l’état de santé de l’animal, le praticien effectuera 1 à 3 séances rapprochées (une à environ 10 jours d’intervalle), puis quelques séances plus espacées dans le temps pour vous permettre de porter un jugement objectif sur l’évolution du problème ou d’établir ensuite avec lui un programme d’entretien adapté au cheval. Si, au bout de 3 séances, vous ne remarquez aucune amélioration (physique et/ou psychologique) chez votre animal, il vous conseillera d’envisager une autre forme de traitement (acupuncture, ostéopathie, phytothérapie,etc.). Il faut savoir d’autre part que le Shiatsu ne sera que de peu, voire d’aucune efficacité si, par ailleurs, d’autres facteurs potentiellement néfastes pour la santé de l’animal ne sont pas corrigés simultanément : Une selle en mauvaise état ou mal adaptée au dos du cheval, une mauvaise alimentation (en qualité et/ou quantité), des pieds mal entretenus,etc.

Le bilan énergétique lors d’une séance permet d’établir un véritable  « état des lieux » autour du cheval et de son environnement. La prévention, domaine de prédilection du Shiatsu, est au cœur de cette démarche. Le bilan énergétique encourage ainsi certaines prises de conscience de la part du cavalier/propriétaire. Une séance de Shiatsu ne se résume pas au simple traitement, elle doit faire partie d’une volonté globale du propriétaire, cavalier, responsable qui souhaite éviter les erreurs comportementales et voir l’animal retrouver, mais aussi conserver, un organisme sain.

C’est la base du partenariat entre le propriétaire, cavalier, responsable et le praticien Shiatsu : choisir d’agir simultanément ou conjointement en diminuant les sources de déséquilibre d’une part et de développer les capacités de rééquilibrage d’autre part

D'après: http://www.christellepernot.fr/

Posté par azurchevalnature à 18:03 - Cheval, médecines douces, santé... - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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