20 août 2007
Le cheval sans mors (les effets du mors)
D'après: http://www.equibonheur.com/cheval-naturel.php?menu=c
Le cheval "naturellement" - Le cheval sans mors par Dr. Méd. Kai Stensrod
L’homme ne maîtrise pas la nature par force mais par compréhension.

Générale
La bouche du cheval est très sensible, et une pression sur la mandibule
nue, derrière les canines et devant les molaires, est douloureux. De
nos jours, on cherche de plus en plus à collaborer avec nos chevaux
plutôt que de les subordonner totalement. On cherche même à les
comprendre et à les chuchoter pour avoir leur avis sur le traitement
qu’ils subissent. On recherche des selles sans arçon pour ne pas avoir
des points de pression sur leur dos et on commence à comprendre les
effets néfastes des fers à cheval. Il est alors extraordinaire qu’on
utilise toujours l’instrument de torture qui est le mors dans la bouche
du cheval. Sur ce point, nous continuons de communiquer avec le cheval
par une méthode qui lui inflige beaucoup de douleur. Il est évident que
le mors n’est pas du tout nécessaire pour communiquer avec le cheval,
il n’est qu’un vestige hérité de coutumes anciennes, et ceci a été
démontré par de nombreux entraîneurs de chevaux de pointe.
La conduite
Le cheval est un animal de fuite et il va courir pour échapper à la
douleur, même l’anticipation de la douleur. Si la douleur persiste, ou
même augmente quand le cavalier tire encore plus sur le mors, la
douleur devient une panique qui à son tour fait que le cheval
s’emballe. Le cheval est maintenant aveuglé de peur et n’a que la fuite
en tête. En tant que cavalier on est dans une situation de danger grave.
Effets sur la bouche
Le mors repose sur la mandibule. Cette mandibule est recouverte de, et
dépend pour son alimentation de son périoste, une couche tissulaire
très fine qui accommode des vaisseaux sanguins et des nerfs. Il est
ensuite couvert de la muqueuse buccale, un tissu très sensitif de 2 mm
d’épaisseur. La pression exercée par le mors varie avec le type de mors
et la force appliquée par le cavalier ou le meneur. Le mors comprime
alors la muqueuse buccale et le périoste, ce qui oblitère les vaisseaux
sanguins et donne des inflammations. Ces périostites entraînent à son
tour des ossifications sur le bord supérieur de la mandibule. Le nerf
mandibulaire sort de l’os à cet endroit. Il conduit les sensations de
la mandibule, de la lèvre inférieure et de la joue.
Effets sur la tenue et la fonction locomotrice
On peut dire que le cheval avec mors est un « boiteux de bouche ». Il
essaie d’éviter la douleur et adapte une position non physiologique de
la tête, ainsi que des mouvements divers pour échapper aux douleurs. Il
y a un rétrécissement par réflexe des voies respiratoires supérieures,
ce qui diminue le transport d’oxygène dans les poumons, et par
conséquence diminue l’oxygénation du sang. Le cheval se fatigue plus
vite, et des accidents sont plus fréquents. Une performance maximale du
corps n’est pas possible à cause d’un métabolisme réduit.
Effets sur la fonction respiratoire
Le cheval avec mors essaie de se débarrasser de ce corps étranger et il
produit de la salive par réflexe. Sa respiration est handicapée à cause
du conflit des réflexes « avaler » et « respirer », puisque le larynx
est à moitié fermé. L’air utilisé est retenu dans les poumons, et la
rétention de CO2 donne une acidification du sang avec des conséquences
métaboliques correspondantes. Le pharynx représente le passage entre la
cavité buccale et l’œsophage mais l’endroit est aussi à considérer
comme la division en voie respiratoire et voie digestive. A ce niveau
il y a des réflexes qui ferment la voie digestive ou la voie
respiratoire dépendant de la fonction demandée. S’il y a de la
nourriture (ou autre chose comme un mors) dans la bouche, le réflexe
d’avaler se prépare et la respiration est interrompue dans les voies
respiratoires profondes. Si par contre l’animal est en mouvement et a
besoin de beaucoup d’oxygène, la salivation et le réflexe d’avaler sont
arrêtées et les voies respiratoires sont libres et élargies. La nature
n’a pas prévu de manger en simultané avec des mouvements rapides. Si
l’animal a quelque chose dans la bouche, sa physiologie le veut au
calme sans aucune raison de courir, avec une respiration petite et
calme, et avec la production de salive pour une digestion optimale.
C’est de tromper les nerfs et les réflexes d’un animal que de lui
mettre quelque chose dans la bouche et de lui demander de faire en même
temps des mouvements.
Effets sur les dents et le système digestif
Le cheval essaie d’éviter la douleur causée par le mors. Il utilise ses
muscles pour tirer la mâchoire inférieure vers l’arrière. Les dernières
molaires inférieures sont alors moins usées et ils endommagent la
muqueuse de la mâchoire supérieure. C’est à la fois la conséquence
d’une mastication tête haute et un retirement de la mâchoire inférieure
vers l’arrière pour éviter la pression douloureuse du mors. Les dents
doivent alors être revues et limées fréquemment, mais comme elles ont
une croissance limitée, il se peut que le cheval n’ait plus de molaires
et qu’il ne peut plus se nourrir avec sa nourriture de base, à savoir
l’herbe et le foin. Si les animaux ne paîtront pas ils n’usent pas
leurs incisives, elles deviendront trop longues donnant moins de
friction et moins de résistance pour les molaires, qui elles poussent
plus vite. La mâchoire est pressée vers le dehors, l’articulation des
mâchoires commence à faire mal et le processus de mastication normal
n’est guère plus possible. On peut facilement prévenir les problèmes
dentaires des chevaux en les donnant à manger au ras du sol, en les
faisant paître et les monter sans mors. Les animaux vivant libres dans
la nature n’ont pas de tels problèmes, c’est-à-dire que c’est les
humains qui leurs causent ces supplices non nécessaires.
Alors, est-ce plus sûr de monter à cheval avec mors que sans mors ?
Non, au contraire ! Toute restriction de sa liberté d’action et toute
douleur augmente sa tendance à la fuite. En plus, le mors est une
fausse sécurité, car tout effet de control qu’on croit avoir sur
l’animal peut être annulé en un instant par le cheval qui prend le mors
entre ses dents. En conséquence, de monter avec mors est plus dangereux
que de monter sans mors.

Bibliographie :
Cook, W. Robert et Strasser, Hiltrud : Metal in the mouth. The abusive
effect of bitted bridles, Kells, Qualicum Beach, BC, 2003 Strasser,
Hiltrud : Manuel d’orthopédie des sabots du cheval, Kwasten, Fumel, 2005
Haltes aux idées reçues sur le bien-être du cheval
D'après: http://www.equibonheur.com/cheval-naturel.php?menu=b
Beaucoup ce que vous allez lire sur ce site est contradictoire à
l’opinion générale. Les raisons : faire ce que font les autres sans
savoir pourquoi, anthropomorphismes, connaissances lancunaires ou
incomplètes

Il y a quelques années, à titre expérimental, des scientifiques ont
enfermé des singes dans une cage. Des friandises étaient régulièrement
offertes aux singes via 2 guichets, mais le moment où un singe en
acceptait une du guichet droit, ils étaient tous aspergés d’eau d’une
installation dans une cage. Les singes détestant profondément l’eau,
très vite ils n’acceptaient plus rien du guichet droit. A partir de ce
moment, l’arroseur n’était plus jamais utilisé.
Après un moment un singe du groupe était remplacé par un autre.
Celui-ci ne savait bien sûr rien des arroseurs mais dès qu’il voulait
prendre une banane du guichet droit, les autres singes se mettaient à
hurler et empêchaient le nouveau singe de prendre quelque chose du
guichet droit. Le nouveau singe apprenait très vite qu’accepter quelque
chose du guichet droit provoquait des réactions furieuses chez ses
congénères et n’acceptait les friandises que du guichet gauche.
De nouveau un singe était remplacé et tout le groupe collaborait de
nouveau à apprendre le nouveau singe de ne rien accepter du guichet
droit. Il était toutefois remarquable que le précédent nouveau singe,
qui n’a jamais été aspergé d’eau, se mettait à hurler aussi
fanatiquement que les autres.
Plus de singes étaient remplacés jusqu’à il n’en restait aucun qui
avait réellement vu les arroseurs en fonction. Toutefois, le groupe
continuait à hurler quand un singe voulait prendre une friandise du
guichet droit, mais aucun ne savait pourquoi.
Les singes maintenaient une règle complètement inutile. La question est
bien sûr si nous, les humains, appliquent également de tels règles
absurdes. Ou si nous aussi nous acceptons des histoires que tout le
monde raconte mais qui ne sont pas basées sur des données réelles.
On ne monte pas du côté droit du cheval
Tout le monde est prêt à vous dire qu’on monte à gauche, mais très peu
de gens savent pourquoi. Les vieux « singes » étaient les chevaliers et
les soldats qui avaient un sabre à leur gauche et qui NE POUVAIENT PAS
monter à droite. Tous ces vieux singes n’existent plus, mais les
nouveaux singes continuent à hurler si quelqu’un veut monter à droite,
sans savoir pourquoi. Une règle absolument inutile.
Anthropomorphismes = attribuer des caractéristiques humaines à un animal
Un cheval doit se reposer la nuit, n’est-ce pas ?
Les humains sont des créatures avec un rythme fixe de sommeil et de
veille. Nos capacités mentaux, notre métabolisme et nos besoins
indiquent indéniablement que nous avons des périodes fixes de veille et
des périodes fixes de sommeil. Donc on pense que le cheval doit aussi
se reposer la nuit. ERREUR ! Les chevaux dorment entre-temps et la plupart du temps debout et ne font pas la différence entre le jour et la nuit.

Un cheval se repose le mieux dans un box, n’est-ce pas ?
Les humains sont des habitants de caverne. Pour notre repos nous nous
retirons dans une maison. Pas les chevaux. Eux sont des animaux des
grandes espaces. Comme ça ils remarquent le danger de loin et ils
peuvent s’enfuir de suite si nécessaire.
Un cheval a besoin des heures de repas fixes et dans un mangeoire, n’est-ce pas ?
Le système digestif humain fonctionne le mieux avec des heures de repas
fixes. Les chevaux par contre mangent toute la journée, la nuit
inclusif. Un estomac vide n’est pas naturel pour un cheval, ni de
manger un grand tas de nourriture. Cela va de soi qu’on peut
« conditionner » un cheval à des heures fixes, mais c’est tout au moins
naturel.
Aussi tout son système digestif est fait pour que la nourriture monte
(ils broutent …). Manger en hauteur provoque des troubles digestifs et
une usure des dents précoces.

Au secours, mon cheval a froid !
Vous avez probablement vu trembler votre cheval. Tout d’abord : pas de
panique ! Trembler est une manière normale et efficace pour produire de
la chaleur. Chez l’humain le fait de trembler est le dernier stade
avant la surfusion et c’est pour ça qu’on le trouve tellement alarmant.
Fort probable que votre cheval tremble en octobre/novembre, pendant les
premiers jours froids et humides. Ne mettez surtout pas de couverture !
Il est nécessaire que votre cheval a froid en cette période. C’est ce
froid qui incite la production de son poil d’hiver et est nécessaire
pour transférer son métabolisme en « position d’hiver ».
Si votre cheval a néanmoins froid pendant l’hiver, regardez plutôt son alimentation.
L’énorme appareil digestif du cheval est la source la plus importante
de chaleur. En digérant du foin beaucoup de chaleur se produit. Par
contre, très peu d’effort est nécessaire pour la digestion d’aliments
concentrés et donc très peu de chaleur est produit.
Transpirer, dangereux ou pas ?
Que les chevaux attrapent froid quand on les met au pré en transpirant, est un préjugé qui a la vie dure.
Contrairement aux humains chez qui la peau sèche par évaporation, la
peau du cheval sèche par le fonctionnement capillaire du poil, qui
asperge la transpiration (donc sans refroidissement !) et la
transpiration s’évapore à l’extérieure du poil.
Le fait que les chevaux peuvent transpirer n’est pas si évident. La
plupart des animaux ne transpirent pas (chiens, chats, lapins …).
Manifestement le cheval a spécialement évolué pour pouvoir transpirer
et il est donc assez curieux de supposer qu’il ne le supporterait pas.
Voilà ce que dit Dr. Strasser sur la température centrale d’un cheval dans son livre
Un sabot sain pour une vie saine
traduit en français par Dr. Méd. Kai Stensrod et Dr. Méd. Vét. Gregory Ghyoros Editions Kwaste
Dans l’environnement naturel, la température centrale d’un cheval
descend rarement trop bas. Le rhume est inconnu chez les chevaux vivant
en nature.
En pension conventionnelle, la température ambiante varie brusquement. L’enfermement :
Les chevaux gardés dans des boxes ou stalle clos vivent dans un
environnement de température plus ou moins constant. Ils ne profitent
pas de stimuli que représentent les fluctuations de température pour
déclencher leurs systèmes de régulations thermiques. Ils n’auront pas
l’occasion d’exercer leurs muscles responsables de l’hérissement de ses
poils, de dilater ou rétrécir les vaisseaux sanguins de la peau, ou
même activer les glandes sudoripares. Si ce manque d’exercice est
prolongé, les muscles s’atrophient et perdent leur faculté de
fonctionner efficacement. Les trois mécanismes thermorégulateurs
musculodépendants vont faire défaut, laissant le cheval sans
possibilité de régulariser sa température interne.
1er exemple : le cas extrême du cheval vivant dans une grange, il est
monté une ou deux fois par semaine dans une arène couverte, attenante à
la grange. Un beau jour d’hiver, il est sorti pour une randonnée. Cet
animal est alors confronté à un changement soudain de température
ambiante de 20° à 30°. Les muscles responsables de la thermorégulation
ne sont pas entraînés et ne fonctionnent pas proprement. La température
centrale de l’animal n’est pas corrigée aussi vite et aussi bien que
voulu. Elle va descendre et rester trop bas pendant un bon bout de
temps. Avec une température centrale trop basse (ou trop élevée), les
processus biochimiques des cellules, dont la vie dépend, sont
perturbés. Si, par exemple, la production des leucocytes responsables
de la lutte contre les infections est affectée, cela va donner un
dysfonctionnement de ce système de défense. Même partiel, il laisse la
porte ouverte aux germes et virus provoquant maladie ou infection.
2ième exemple : le poulain né au box qui, à cause du « mauvais temps »,
est gardé à l’intérieur pendant une ou deux semaines, parfois avec une
couverture. Cet animal ne recevra pas de stimuli sensoriels pour
apprendre à la peau de réagir contre le chaud ou le froid. Ses
mécanismes thermorégulateurs ne se développent pas comme ils devraient,
et son corps n’apprend pas à se défendre contre les variations de
température. Même des petites baisses de température vont le refroidir,
les processus biochimiques ne fonctionnent pas comme il faudrait. Le
système immunitaire vulnérabilisé ne marche pas et ne peut pas produire
de défense. Le poulain est alors laissé extrêmement vulnérable aux
rhumes et aux autres maladies, ce qui est souvent présenté comme
« preuve » que l’on n’aurait pas dû sortir le poulain par ce temps
froid. Il n’y a pas besoin de températures extrêmes pour arriver à un
déséquilibre des températures centrales chez un cheval privé de son
environnement naturel.
3ième exemple : un cheval en sueur est mis au box. Le manque de
mouvement d’air fait que le refroidissement prend plus de temps que
dans un environnement naturel. Le cheval va transpirer longtemps. L’air
qui entoure le cheval devient saturé d’humidité par ce même manque de
courant d’air, et le séchage va prendre plus de temps. Le cheval se
refroidit, laissant la porte ouverte à des infections ou d’autres
maladies.
Les couvertures :
Le cheval possède une isolation cutanée suffisante pour résister à
quasiment toute température. Par contre, si l’on met une couverture, il
est impossible pour le cheval de soulever et d’utiliser l’activité de
ses poils pour rester chaud. Les couvertures s’opposent en plus à la
formation d’une robe d’hiver, et le cheval ainsi traité n’est pas
préparé pour les températures basses.
Quand le cheval marche, l’activité des muscles génère de la chaleur
qu’il faut dissiper. Le mouvement de l’air sur sa robe est essentiel.
Quand le cheval est couvert, la conduction de la chaleur par l’air en
mouvement ne se fait pas. Même en hiver, et même avec des travaux
modérés, on peut voir que le cheval « surchauffe » sous sa couverture.
On voit souvent les gens couvrir un cheval en sueur. La transpiration
qui devrait s’effectuer par les mouvements d’air est maintenant piégée
sous la couverture. Sans courant d’air, l’espace entre les poils
restera humide. Le cheval mettra plus de temps pour sécher, et la
température interne de l’animal tombe trop bas.
Si on couvre un animal transporté dans un van, on laisse normalement
libres les jambes postérieures, notamment des deux cotés de la queue ou
l’on trouve le trajet du nerf sciatique. L’abdomen est aussi exposé. Si
le cheval a besoin de réchauffer une partie de son corps, il doit
chauffer le corps tout entier. Cela veut dire que, pour chauffer son
abdomen et ses postérieurs, le cheval va réchauffer la totalité de son
corps. Les endroits couverts deviennent trop chauds, ce qui entraîne la
transpiration. Elle est visible sous la couverture où il n’y a pas de
courant d’air pour évacuer l’humidité. Les endroits froids deviennent
encore plus froids. La conclusion est qu’une couverture prive le cheval
de son système thermorégulateur vital et hautement performant dans tous
les cas de figure.
Coupe des poils et rasage :
Ils déprécient également l’habilité du cheval à réguler sa température
centrale. Sans son sous-poil, le cheval ne peut augmenter l’isolation
en dressant ses poils. C’est particulièrement nuisible quand une partie
du cheval a été rasé. Ou bien les parties rasées sont trop froides, ou
bien les parties non rasées sont trop chaudes.
Résumé :
Il est important pour la santé du cheval qu’il soit constamment exposé à un environnement naturel.
L’enfermement avec des températures quasi-constantes et le manque de
courant d’air, les couvertures qui s’opposent à la fonction musculaire
de la peau et qui créent des différences thermiques autour du cheval et
les rasages détruisent tous, la thermorégulation normale du cheval.
Trois des quatre mécanismes thermorégulatoires de la peau dépendent de
l’action musculaire. Comme tout muscle, ceux-là, aussi, ont besoin de
stimulation et d’entraînement pour bien fonctionner.
On ne devrait pas saboter cette merveilleuse régulation. L’homme est
incapable de juger la thermorégulation d’un cheval, et ne devrait pas
s’immiscer, qu’importent ses bonnes intentions.
Histoire et effets de la ferrure
D'après: http://www.equibonheur.com/cheval-naturel.php?menu=d

Aujourd’hui, il est toujours courant de ferrer les chevaux. Les
avantages et les inconvénients sont bien établis, mais les vrais effets
du ferrage sont moins connus. La recherche historique montre que la
ferrure avec des clous a été introduite en Europe au début du Moyen
Age. Au VIième siècle, quand on construisait des châteaux sur les
sommets des collines, il n’y avait que peu de place pour les chevaux.
Ils étaient enfermés dans des petites étables où ils stagnaient dans
leurs excréments. Les sabots souffraient de mauvaise circulation par
manque de mouvement. La qualité de la corne souffrait, les sabots
étaient affaiblis par l’ammonium, et n’étaient plus capables de
résister à l’usure portée par les surfaces rocheuses. C’est alors qu’on
a inventé le ferrage comme un remède. C’était les chevaux des Princes
et des Chevaliers habitant les châteaux qui étaient ferrés pour
protéger leurs sabots contre l’usure excessive. Les chevaux des vassaux
ou des pauvres n’avaient pas, ou n’avaient pas besoin de fers. Mais les
« jouets » utilisés par les riches et les nobles sont toujours
convoités par des gens ordinaires, c’est dans la nature humaine. C’est
pourtant des cavaliers sur chevaux non ferrés qui entreprirent les
Croisades. Ni la cavalerie d’Alexandre le Grand, ni les chevaux des
Nomades des steppes asiatiques – qui couvraient, pourtant, des
distances énormes, n’ont eu besoin d’une quelconque protection Au
IVième siècle avant J-C, le grec Xenophon parlait déjà du cheval de
compétition non ferré.
Dès le début de l’existence des fers, on a noté après quelques années
de ferrage, que les chevaux commençaient à présenter des maladies
jusque là inconnues. Encore aujourd’hui, le nombre des chevaux boiteux
et qui sont abattus pour cette raison est bouleversant. Dans une
population de 600 000 chevaux en 1994, pas plus que 11% avaient dépassé
l’âge de 14 ans (inclut mort et euthanasie) !!!
Quatre-vingt-quinze pour cent des boiteries ont leur origine dans le
pied. Les chevaux ont des sabots déformés qui ne peuvent plus
fonctionner correctement, du moins pas sans douleur. Ce n’est donc pas
une surprise de voir les propriétaires de plus en plus nombreux faire
la transition vers le cheval pieds-nus. Dans l’intérêt de la santé et
du bien-être de leur monture, ainsi que pour des raisons économiques,
ils optent pour un cadre de vie naturel et sain.
Avant d’entreprendre une telle transition, le cheval doit
impérativement bénéficier d’un cadre de vie naturel. En plus il est
nécessaire que les parages soient fréquents et physiologiquement
adaptés. Le propriétaire qui a appris la méthode (bien différent de ce
qu’on apprend dans les écoles de maréchalerie) peut, soit le faire
lui-même, soit le faire faire par un Professionnel du Soin des Sabots.
Au cours de cette transition, il est possible de guérir pratiquement
toute boiterie, car on soustrait la cause du mal et on offre au cheval
de meilleurs conditions de vie.
Pour en savoir plus, lisez le livre
"Un sabot sain pour une vie saine"
Par Dr. Méd. Vét. Hiltrud Strasser
Traduit et édité par Dr. Méd. Kai W. Stensrod et Dr. Méd. Vét. Gregory Ghyoros
Quelques lignes du livre "Un sabot sain pour une vie saine:
Quelques lignes du livre"un sabot sain pour une vie saine" du Dr Vét STRASSER,traduit et édité par Dr Jaqueline STENSROD:
Fonctions naturelles du sabot en résumé:
"Protection:la boîte cornée protège les structures internes du
sabot contre les changements de température et des forces externes,tout
en laissant au cheval une sensation aigue du sol où il marche.
Traction:par sa forme et sa structure, la boîte cornée assure une
bonne prise sur tous les terrains,surfaces humides et glace
inclus.L'expansion et la contraction du sabot,à chaque pas,empèche
l'accumulation de neige ou de boue sous la sole.
Absorption des chocs:la boîte cornée absorbe 70-80 %de l'énergie
d'impact par la déformation(expansion)réversible.La compression des
tubules cornés de la corne laminaire et des lamelles,et l'effet"ressort
à lame",assuré par l'alignement des os du pied,complètent l'absorption
des chocs.
Aide au coeur et à la circulation par effet de pompage:la boîte
cornée agit comme une pompe par son élasticité.Elle s'élargit à l'appui
et se contracte au relevé,ce qui crée une action de pompage au niveau
du podophyle.L'action cardiaque est supportée à chaque pas par ces
mouvements qui remontent le sang vers le haut."
Effets du ferrage:
"Le fer protège la paroi contre l'usure,mais elle devientvite trop longue.
Les vibrations du métal ont des effets néfastes,pas totalement expliqués.
La fixation du fer contrarie l'expansion,gène l'absorption de chocs.
La fixation gène la pompe sanguine vitale pour le chorion.
Il y a un pincement des tissus dans le sabot,gênant le métabolisme.
Le fer provoque des stress anormaux sur les ligaments et les articulations.
Le fer provoque des écrasements et des contractions.
L'atteinte à la circulation ouvre la porte aux micro-organismes.
Le fer amplifie les forces centrifuges.
Les clous créent des trous dans la boîte cornée,formant corps étrangers(ammonium)et réduisent la température et le métabolisme.
Le métal perturbe les méridiens et les champs électriques.
Le fer augmente les risques de blessures et détériore le terrain.
Le fer perturbe les fonctions de traction du sabot.
La ferrure empêche le développement du sabot du jeune cheval.
La ferrure contrarie la fonction neuronale du pied.
...Les fonctions du sabot sont trés complexes et peuvent être
détériorées par la ferrure...Dans tous les cas on conseille la même
chose:des conditions de vie naturelles,du mouvement,une exposition des
sabots à l'eau,avec des parages d'entretien fréquents ou des coupes
correctrices et fréquentes....
L'affirmation"je ne peux pas monter mon cheval sans fer"n'octroie
pas le droit de ferrer à tout prix,mais plutôt d'examiner et de
supprimer les causes qui ont abimé les sabots.Il faut se demande
pourquoi le cheval ne pourrait il plus exister sans sa "béquille"nocive
qu'est le fer à cheval.Quand il était jeune et non ferré,il était
parfaitement capable de courrir et de jouer.
Le fait que le cheval pied-nus soit capable des plus grands
exploits dans des conditions de vie qui se rapprochent de ses besoins
biologiques,nous a prouvé pendant les millénaires que le cheval
pied-nus a pu être utilisépar l'homme.
Le fer à cheval,lui,apparu pour dissimuler une mauvaise qualité de
corne.Elle était engendrée par des conditions de vie malsaines imposées
aux chevaux au début du Moyen Age.
Ne serait il pas plus logique de soustraire la cause de ces
déficiences,puisqu'on les connaît,plutôt que de contrinuer à masquer
les défectuosités et d'accepter la somme considérable d'effets
secondaires négatifs et souvent fatals."
Les bienfaits de l'argile
L’argilothérapie = un trésor de bienfaits
L'argile est une roche très hydrophile et fragile formée par la décomposition de
roches sous l'action du vent et de l'eau. Les argiles sont de ce fait
très riches en sels minéraux et oligo-éléments ; elles peuvent être de
différentes couleurs mais les plus utilisées en naturothérapie sont
l'argile blanche (ou kaolinite) et l'argile verte. Très bon marché,
disponible en abondance, l'argile peut apporter un soutien curatif dans
beaucoup d'affections en association avec des autres thérapies
naturelles.
L'argilothérapie est utilisée à la fois par voie interne (diluée
dans l'eau, en comprimés ou gélules) et par voie externe (pâte d'argile
pour cataplasme et compresse, bain de boue, masque de beauté ) chez
l’humain comme chez l’animal, y compris chez nos amis les félins
pourtant si difficiles à traiter !
L'argile est un remède naturel merveilleux, précieux et aux
multiples usages, pas suffisamment connu alors que nos grands-mères en
faisaient une large consommation ! L’argilothérapie a tout
naturellement sa place auprès des animaux. Elle mériterait également
d’être présente sous toutes ses galéniques dans chaque clinique
vétérinaire !
Argile Blanche ou Kaolinite
Toutes les inflammations de la paroi intestinale au niveau du côlon
(colites, coliques, suites de diarrhées, entérites etc.) et les
gastralgies (estomac) se soignent facilement par une cure d'argile de 3
semaines et un régime approprié. C’est l’eau argileuse que l’on donne à
boire à l’animal concerné. Le seul effet secondaire si les dosages ne
sont pas progressifs sont une légère constipation.
Appliquée sur la peau, par voie externe donc, l'argile (la blanche
mais aussi la verte d’ailleurs) évite le développement des éléments
pathogènes et favorise la régénérescence cellulaire. Elle peut aussi
permettre d'extraire des corps étrangers sous la peau.
Argile Verte (Montmorillonite)
Elle possède comme propriétés principales d’être absorbante et
adsorbante, anti-inflammatoire et reminéralisante. Sa sphère d’activité
est très étendue !
- Pathologies cutanées chez le chien comme chez le chat où elle
peut servir d’excellent excipient pour les applications d’aromathérapie
= pyodermites, dermites atopiques, démodécies, teignes, petites plaies,
zones prurigineuses, eczémas etc…
- Pathologies rhumatismales et arthritiques chez le chien senior en
complément de cures de silicium organiques ou de phytothérapie adaptée.
- Pathologies circulatoires
- Pathologies gastro-intestinales (en voie orale)
- En cures après une intervention chirurgicale, pour stimuler le
système immunitaire et réduire ainsi la durée de convalescence : Les
nombreux oligo-éléments présents dans l'argile ont une action de
rééquilibrage et de stimulation de l'organisme en cas de fatigue
générale, d'asthénies, de convalescence, de surmenage. Pour tous ces
cas, le traitement à l'argile se fait par voie interne.
- En cas d’hématomes, de coups ou de petite blessure au niveau des
pattes, une application d’argile verte en pâte permet de faire
disparaître enflures et douleurs.
- Radioprotection : l'argile a le pouvoir d'absorber l'excès de
radiation sur un organisme ayant subi des radiations d'une source
intensément radio-active. L'argile pourrait ainsi assurer une certaine
protection de l'organisme atteint par des radiations ionisantes. Aussi,
dans le cas d'un traitement par radiothérapie anticancéreuse,
l'application d'argile, entre deux séances permet de mieux les
supporter et d'aider à cicatriser plus vite les brûlures. Ceci est
valable bien évidemment aussi chez les humains.
Soins
Conseils pour utiliser adéquatement l’argile
Pour préparer l'argile, lors de cataplasmes aux huiles essentielles
notamment, il ne faut pas utiliser de métal mais utiliser une spatule
en bois pour remuer les préparations, le tout dans des récipients en
verre neutre.
La prise d'argile par voie orale se fait de préférence le matin à
jeun y compris chez l’animal – sauf le chat où on laisse l’argile à
boire à volonté toute la journée. Il ne faut jamais réutiliser l'argile
quelle que soit sa forme (en pâte, onctueuse, ou liquide) .
Applications externes : Les cataplasmes devront être réalisés avec
de l’argile prête à l’emploi (en tube) afin d’éviter les mélanges
souvent malhabiles réalisés soi-même. Ils s'étaleront sur une épaisseur
de 2 cm chez le chien, 1 cm chez le chat. On les gardera généralement 2
heures mais dans certaines pathologies cutanées, ils peuvent être
laissés toute la journée sans aucun risque de réaction allergique.
L’argile, tout le temps, pour tous
Très bon marché, disponible en abondance, l'argile - «remède
miracle» s’il en est- , peut apporter un soutien efficace, et curatif
dans beaucoup d’affections. Dans les limites du raisonnable, l’argile
peut soigner aussi bien les ulcères d’estomac que les angines, les
brûlures ou les nerfs fatigués. Chez l’animal on la préconise presque
aussi souvent que chez l’humain ! Avoir toujours chez soi de l’argile
verte en poudre ou de l’argile en tube est indispensable pour soigner
en toute innocuité les bobos de tous les jours de nos amis à 4 pattes.
Comme dans toutes les pratiques naturelles, on utilisera l'argile
pour remettre en ordre un organisme fatigué, et non pour compenser de
mauvaises habitudes.
L’argile et les abcès
Cependant, il est vrai que c’est pour les chats à FIV (qui font
abcès sur abcès la plupart du temps) que l’argile est la plus utile
sous la main, car on s’en sert quasiment en permanence, en synergie
avec une Teinture-Mère homéopathique qui nettoiera la plaie pour
l’asepsie.
Absorbante, adsorbante, l’argile en petits cataplasmes à changer
très souvent draine rapidement, et purifie l’abcès en lui permettant
d’évacuer pus et autres microbes. Quelques gouttes d’Huile Essentielle
bien choisie complète le soin pour accélérer la guérison et permettre
une rapide cicatrisation.
Mais dans le cas des chiens, l’argile est tout autant de grand
secours : les pyodermites et toutes les dermatites (allergique,
atopique, toujours très prurigineuses) sont sa principale source
d’application. On obtient d’excellents résultats lorsque les Huiles
Essentielles et l’Argile Verte sont combinées par voie locale.
Des capacités d’adsorption remarquables
Ces dernières découlent de la structure en feuillets superposés de
l’argile, entre lesquels les molécules organiques peuvent se fixer.
L’intensité de l’adsorption est fonction de la force de liaison
existant entre deux feuillets adjacents. Ici l’argile la plus
performante est l’argile verte dont le pouvoir d’échange ionique est
très important. C'est cette adsorption « biochimique » naturelle qui
compte le plus sur le plan thérapeutique. La même argile adsorbe et
neutralise la plupart des agents de type bactéries et toxines. A des
doses normales, l’adsorption ne s’exerce pas sur les substances
organiques et nutritives, telles que vitamines, oligo-éléments,
minéraux et acides aminés, nécessaires à l’équilibre de l’organisme
concerné. C’est ce que l’on nomme « adsorption sélective », processus
tout à fait fabuleux. L’argile n’adsorbe que ce qui est en trop, que ce
qui freine ou perturbe l’homéostasie.
En conclusion =
Il y a des liens d'affinité entre l'argile et tout ce qui vit,
plante, animal, homme. La même argile peut déterminer des résultats
spectaculaires chez l'un et sembler inopérante chez l'autre. En réalité, elle agit toujours,
mais plus ou moins rapidement selon le degré d'affinité. En utilisant
les éléments de la nature, nous devons chercher et trouver ce qu’on
nomme la « sympathie ». Plus l'argile a été exposée au soleil, à l'air,
à l’eau de pluie, plus elle est active. C'est une constatation
pratique. Il est probable que ses particules infiniment petites
constituent autant de condensateurs capables de libérer l'énergie
retenue, à l'appel d'un pôle contraire.
Toutefois il y a lieu
de préciser que, même utilisée sans exposition aux soleil, l'argile
possède déjà la plus grande partie de ses remarquables propriétés.

(Carole B-Morin, Naturothérapeute spécialisée Canins & Félins)
Contact : Caromoricerpav@aol.com
http://desanimauxetdesplantes.blogspirit.com/
Vegebom, la pommade miracle "bonne à tout faire"

Je ne sais pas si vous connaissez ce produit mais je voulais vous le présenter.
C'est une pommade naturelle à base de plantes bonne pour plusieurs usages courants.
Voici la description:
"VEGEBOM BAUME VEGETAL CHEVAL
Cette pommade est indispensable pour le soin et l’entretien de la peau
et des muscles dans l’espèce équine : Chevaux de courses, de loisirs,
juments, poulains…
Composée de 8 extraits de plantes, elle décongestionne, apaise et favorise la réparation cutanée.
Son efficacité a été validée par une étude clinique à la Clinique Vétérinaire de Chantilly.
Le VEGEBOM BAUME VEGETAL CHEVAL est à utiliser:
- à chaque effort physique :
En prévention pour préparer les muscles
Après l’effort pour faciliter la récupération et détendre les muscles.
- en cas de lésions cutanées superficielles
En cas de plaies du paturon, blessures du harnachement, crevasses, démangeaisons, hématomes, piqûres d’insectes…
Sans danger – sans camphre – sans conservateur
Conseils d’utilisation :
Appliquer en frictions légères sur la zone à traiter, 2 à 4 fois par jour.
Ne pas appliquer sur une plaie infectée
Présentation :
Pot de 400grs
Seau de 4kg"
Quant
à moi, je connaissais la version tube pour "humain" depuis mon enfance
car ma mère en avait toujours. Je l'ai donc utilisée sans hésiter pour
mon cheval. Et je viens de découvrir qu'il y a désormais une version
"cheval" sans camphre, ce qui est mieux pour pouvoir en mettre autour
des yeux, en cas d'irritation et en plus ça éloigne les insectes! J'ai
testé cet été su mon dadou, sur des plaies provoquées par les insectes
eux-mêmes et celà a fait beaucoup de bien: repousse les vilaines bêtes,
cicatrise, hydrate.
Bref je vous le recommande.
Il y a d'autres produits de cette marque.
Voir ici: http://www.vegebom.com/
