Azur Cheval Nature

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06 novembre 2009

Physiopathologie du mors chez le cheval

PHYSIOPATHOLOGIE DU MORS

CHEZ LE CHEVAL

Robert W. Cook,

Dr. méd. vét., FRCVS, PhD

Professeur de chirurgie vétérinaire

Diplômé de l'Université Vétérinaire Royale de Londres, 1952.

Traduit de l’anglais

par Agnès LEHOUX

et Kai W. STENSROD

Texte adapté pour cette présentation par

Dr. méd. Kai W. Stensrod

SOMMAIRE

L'utilisation d'un, et souvent deux mors dans l'équitation traditionnelle ou normale, constitue un problème de bien être, un risque pour la santé, et un handicap pour la performance.

* Le mors est envahissant, contre indiqué physiologiquement et contre-productif.

* Le mors cause aussi des incommodités, des douleurs, et des blessures.

* Le mors peut être responsable de mauvaises attitudes lors des exercices, et de problèmes comportementaux dans tout type d’équitation du dressage (encensement) aux courses (déplacement dorsal du palais mou).  Les chevaux sont plus contents avec une bride sans mors.

* Le mors peut être le seul responsable de bruit respiratoire anormal (stridor, cornage) lors d'exercices. (Le stridor est un bruit d’étranglement lors de la respiration)

* En réglant la vitesse d'un cheval de course avec le mors et une traction sur les deux rênes entraîne la flexion de l’articulation atlanto-occipitale[1], ce qui obstrue la voie aérienne et entraîne une fatigue prématurée, une performance amputée et un œdème pulmonaire induite par l’asphyxie («saignement»).  La mesure de l'angle de ganache (l’angle entre la partie horizontale de la mandibule et de la ligne ventrale de l'encolure) est recommandée comme indicateur pour contrôler l'état d'ouverture de la voie aérienne supérieure. 

* Un mors déclenche des réflexes digestifs, physiologiquement opposés à la respiration rapide.  Les chevaux ne sont pas faits pour manger et travailler en même temps, les deux activités s’excluent mutuellement.

* Comme le mors interfère avec la respiration et que la respiration est couplée avec la locomotion, le mors interfère également sur la locomotion.

* Un cheval qui s'appuie sur le mors devient plus lourd sur l'avant-main. Sa foulée devient plus courte et, par conséquent, plus lente. En outre, une plus grande tension est placée sur les tendons, ligaments, articulations et os des antérieurs.  Si l’on additionne ce facteur à la fatigue prématurée dans les courses, on augmente l’incidence des écroulements et des accidents mortels.

* La résistance au mors va causer de la rigidité au cou, ce qui est incompatible avec un effort optimal.  Elle réduit l'efficacité de quelques-uns des mécanismes conservant l'énergie.  Comme les athlètes humains, le cheval a besoin d'une liberté totale du cou.

* Le cheval respire obligatoirement par le nez.  À l'exercice, les lèvres d'un cheval devraient être scellées et la bouche fermée de sorte que l’air n'arrive pas dans la voie digestive.  Le mors casse ce scellé et la bouche reste souvent entrouverte.

* La «non-acceptation du mors» inclut des problèmes tels que: ulcères buccaux, sensibilité des dent de loup, douleurs pendant l'éruption des molaires, fractures ponctuelles de la mâchoire inférieure, lacérations des lèvres, de la langue et des gencives, bouche ouverte, mouvements de la langue, la langue derrière le mors, la langue au-dessus du mors, ‘avalant la langue’, ‘renversant le palais’, encensement, combattant le mors, mordant le mors, mors entre les dents, changements de direction, forage et tirage.

* La sécurité du cavalier et du cheval est mise en péril quand la douleur induite par le mors mène un cheval à prendre le mors entre les dents et s’emballer.

Dans la pratique de l'équitation naturelle, l'éducation des jeunes chevaux peut se faire sans mors, et pour l’éducation avancée on peut continuer avec un mors brisé.  De cette façon, les problèmes déjà évoqués peuvent être résolus ou réduits au minimum. Une nouvelle conception d’une bride sans mors, qui est ni un hackamore ni un bosal, permet le contrôle par pression indolore répartis sur l'ensemble de la tête.  Il facilite une approche humaine, non invasive et naturelle, et il est applicable à la fois pour le débourrage et le travail avancé.

INTRODUCTION

Dans la pratique de l'équitation normale, l'homme a appliqué sa plus grande force à une des parties les plus sensibles du cheval… sa bouche.  Nous sommes tellement habitués à l'utilisation du mors que ses principaux inconvénients physiologiques ont passés inaperçus.  Le mors constitue une méthode de contrôle invasive car une cavité corporelle est violée. Le manque de sensibilisation à des solutions alternatives a été un des facteurs de la longévité du mors. L'objectif de cet article est d'attirer l'attention sur l’acceptable alternative d'équitation naturelle.

Les éléments de critique suivants concernant le mors s'appliquent à son usage traditionnel dans les conditions normales.  Il y est d'usage d'utiliser un ou plusieurs mors (souvent de sévérité et de poids non négligeables) pour gouverner la vitesse du cheval par traction simultanée sur les deux rênes, ce qui entraîne une traction de plusieurs kg par cm².  La flexion de la tête est une partie importante pour le contrôle du cheval et la pression du mors est souvent maintenue sur de longues périodes.  En outre, de nombreux cavaliers utilisent les rênes comme aide pour s'équilibrer dans la selle.

En équitation naturelle on peut aboutir à ce contrôle de façon non-invasive, sans mors.  Si l’on utilise un mors, c’est un mors brisé, la traction du mors est passagère et limité à 4 oz par psi (= 20 g par cm²) (1 ounce = 28,5 g, psi = per square inch = par pousse carré) seulement avec une rêne.  La flexion de la tête est ainsi minimale et le cavalier ne peux pas s'appuyer sur ses rênes et devient donc indépendant.  Le mors est moins nocif dans ces conditions, mais encore contre-indiqué.

PHYSIOLOGIE :

LE FLUX D AIR PENDANT L’EXERCICE

L’articulation atlanto-occipitale peut être considéré comme une articulation respiratoire, car sa position régit le flux d'air. Les mouvements de l’articulation sont limités à la flexion et à l'extension.  Cette position correspond avec l'angle de la ganache; l'angle entre la branche horizontale de la mâchoire inférieure et la ligne ventrale de l'encolure.  Pleine extension de l’articulation atlanto-occipitale correspond à un angle d'environ 150°, la pleine flexion à environ 30° et la position neutre à environ 90°cook1.

   

FIGURE 1

La corrélation entre l'état d'ouverture de la voie aérienne supérieure et l’articulation atlanto-occipitale

A. Pleine extension de l'angle occipital (ganache = 140°): La voie aérienne est entièrement ouverte (2 a correspond à ce diagramme). Les frontières du tissu mou du rhinopharynx sont étirées en longueur, ce qui améliore la résistance contre la force d’effondrements de l'inspiration.

B. Flexion partiel de la tête (ganache = 70°): La voie aérienne est très coudée et sérieusement obstruée. Les tissus mous du pharynx (gorge) s'effondrent un peu plus dans la voie aérienne pendant l'inspiration (voir ligne cassée).  Ce diagramme correspond au 2 d.  Si, comme en dressage, le cheval travaille avec l'os nasal vertical au sol (Fig. 3c: pleine flexion) ou, encore pire, derrière la verticale (‘encapuchonné'), le degré d'obstruction des voies respiratoires serait bien plus grave.

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1 bis: La voie aérienne entière au repos et sa présentation en cygne lors de l'exercice


* Pleine extension. En galopant en liberté et à vitesse maximale, le cou du cheval devient presque parallèle au sol, comme un cygne en vol.  La branche horizontale de la mâchoire sera aussi presque parallèle au sol.  (Fig. 1A et Fig. 2A)

* Pleine flexion. Le cheval est peu susceptible de se mettre dans cette position à l'état sauvage sauf transitoirement, comme elle est prévue seulement pour la respiration tranquille.  L'os nasal est vertical au sol et le rhinopharynx (gorge) est obstrué au maximum (Fig. 1b, 2d et 3c)

* Neutre. La position adoptée au repos avec la tête droite en respirant lentement (Fig. 2b, 4a), ou en marchant (Fig. 1 bis).

À l'aide de la photographie, l'angle de la ganache est un indicateur externe, il permet de mesurer l'état d'ouverture de la voie aérienne supérieure pendant l'exercice. C'est un paramètre que nous n'avions pas pris en compte ni même documenté dans le passé,

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FIGURE 2

La forme de la voie aérienne supérieure avec l’articulation atlanto-occipitale dans trois positions différentes (a, b, et d). Les diagrammes sont basés sur les radiographies du même cheval entièrement conscient avec la tête en trois positions de base. Le rhinopharynx est démontré en hachurée et on a mesuré la surface dans chacun des diagrammes afin de connaître le pourcentage de volume perdue par rapport à la pleine extension.  Pour mesurer l’augmentation logarithmique de la résistance des voies respiratoires qui accompagne une réduction de la section, le pourcentage de la surface hachurée sous estime le problème, mais propose quand même un rappel grossier.

A : Pleine extension: Cette voie aérienne correspond à Fig. 1a (ganache = 140°).  Le rhinopharynx est dégagé et la surface de mesure est pris comme représentant 100%.  Le palais mous et l'épiglotte forment un plancher presque plat pour le rhinopharynx.  Les narines postérieures (là où la cavité nasale devient le rhinopharynx ou gorge) sont entièrement patent.

B : Position neutre: Cette voie aérienne correspond au Fig. 4a (angle 87°). La surface rhino-pharyngienne est 90% de celle trouvée une fois l’angle est entièrement ouvert.  Cette obstruction représente déjà un handicap sérieux pour un cheval de course.

C : Position neutre avec déplacement dorsal (vers le haut) du palais mou: l'aire rhino-pharyngienne est à 43% de son potentiel et donc sévèrement obstrué.  Un goulet se produit au niveau des narines postérieures et initie un effet de cascade.  La pression anormalement négative de l'inspiration dans le rhinopharynx augmente d'avantage à chaque section suivante de la voie aérienne entre ici et les poumons. Dans le rhinopharynx, la pression négative peut causer le palais mou de s'élever d'avantage et même entrer en contact avec le plafond, obstruant ainsi complètement la voie aérienne et causant le cheval de suffoquer.  La pression négative est au plus intense dans les bronchioles des poumons où elle mène à un œdème pulmonaire (eau dans les poumons) induite par l'asphyxie, appelé aussi hémorragie.4

D : Flexion partielle de la nuque: cette voie aérienne correspond à Fig. 1b, ganache = 70°.  Le secteur rhino-pharyngien est 53% et, par conséquent, la résistance à l'inspiration est beaucoup plus que doublée. Le diamètre de chaque narine postérieure est probablement divisé par deux. La voie aérienne sera exposée aux mêmes problèmes que ceux décrits sous Fig. 2c.

FIGURE 3

Diagrammes basés sur des photographies de chevaux montés en compétitions dans trois disciplines différentes.  Dans aucune des photographies les rênes sont relâchées. Une traction considérable est appliquée aux barres de la bouche dans chacun des trois exemples.

a. Le cheval de course galopant: L'angle de ganache est de 87°, proche de la position neutre pour une respiration tranquille (voir Fig. 4a et 2b). La bouche est partiellement ouverte, la clenche de la gorge est plissé et le `scellé des lèvres est ouvert.  La voie aérienne est considérablement obstruée et le cheval privé d'oxygène.

b. Saut d’obstacle: L'angle est de 75°, légèrement meilleur que la position partiellement fléchie (Fig. 1b et 2d)  La clenche de la gorge est considérablement plissé, la bouche est entrebâillée et le scellé des lèvres cassé. La voie aérienne est très obstruée et le cheval privé d'oxygène. Beaucoup de chevaux sauteurs d’obstacles sont sensés de s’exécuter avec l'atlanto-occipitale encore plus sévèrement fléchie.

c. Le cheval de dressage: L'angle est de 33°  et l'os nasal est vertical au sol.  Le degré d’obstruction est plusieurs échelles plus grandes que celui représenté en Fig. 1b.  Notez les multiples plis dans la clenche de la gorge.  Mais beaucoup de chevaux de dressage font des exécutions en position encapuchonnée où la voie aérienne est bien plus obstruée encore.
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CONTRE-INDICATIONS ET COMPLICATIONS DUES AU MORS

1 INCOMPATIBILITÉ PHYSIOLOGIQUE

Les voies respiratoires et digestives sont anatomiquement séparées, sauf au niveau du pharynx.  Mais elles devraient, ici aussi, être séparées physiologiquement.8, 9  Quand le cheval galope, le larynx devrait être entièrement ouvert et l'œsophage entièrement fermé; quand il avale, ces positions sont inversées (Fig. 4).  Les chevaux ne sont pas prévus pour manger et s'exercer simultanément. Pourtant, des qu'un mors est en place, le signal sensoriel manger est envoyé au cerveau.  Le réflexe de mastication est déclenché et les mouvements des lèvres, de la langue et la mâchoire commencent. Le réflexe de salivation est également stimulé.  Seulement, maintenant le cheval est sellé et mis au travail, ce qui envoie un signale au cerveau pour penser exercice physique.  De cette façon un conflit physiologique est établi entre deux fonctions incompatibles.  Pendant l'exercice le système nerveux sympathique (réponse de fuite) est dominant, tandis que pendant le repas c’est le système parasympathique qui domine (détente et restauration).

Des épisodes de déplacement dorsal du palais mou chez les chevaux de course sont susceptibles de résulter de cette confusion. Des chevaux de course sont observés essayant d’avaler, quelque chose qu’on ne s’attend pas d’observer chez un cheval en liberté.  Le mors et la stimulation salivaire qu’il représente sont probablement responsables.  Cela expliquerait également les mouvements de déglutitions assez régulières dès qu'un cheval avec mors finit un travail rapide.10

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FIGURE 4

Les rapports du palais mou et du larynx (boite vocale). À l'exercice, le larynx devrait se placer étroitement dans une boutonnière, l'ostium intra-pharyngien, dans le palais mou.  Il devrait y à avoir un joint hermétique entre les deux, de sorte que l air n'entre pas dans la partie digestive de la gorge, c.-à-d. l'oropharynx.  Si c'est le cas, le palais mou se lève et se met à vibrer (Fig. 8).  Pour rompre le scellé, on peut donner au cheval un exercice rapide avec l’angle atlanto-occipitale dans n'importe quelle position autre que la pleine ouverture.  Ceci se produit avec le mors, alors il y risque de rupture de la fermeture (Fig.1b).  D'autres mécanismes pour le mors à ouvrir la boutonnière pour laisser passer de l’air incluent le palais mou déplacé dorsalement par la base mobile de la langue; par des réflexes de bâillon déclenchés par le mors; et par un cheval ouvrant sa bouche pour éluder le mors.

a). Position neutre de la nuque (ganache = 87°): Noter la position du mors par rapport à la langue et au palais mou.  La double flèche indique la direction du flux d'air.

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b). Pleine extension (ganache = 150°): Vue agrandie en perspective d’une voie aérienne idéale pour galoper.

2 OBSTRUCTION DES VOIES RESPIRATOIRES SUPÉRIEURES

Dans l'équitation normale, de freiner demande l’emploi d’un mors pour fléchir l’articulation atlanto-occipitale.2  Seulement, sans l'extension de la nuque, le cheval ne peut pas respirer librement. La régulation de vitesse est donc réalisée aux dépens de la respiration. Cette restriction varie de légère ou modérée (exemple: cheval de course) à la flexion grave (exemple: la collection d’un cheval de dressage).  Mais même l'obstruction légère de la voie aérienne doit être évitée chez le cheval de course, comme elle handicape la performance, elle cause l'asphyxie et induit donc un œdème pulmonaire («saignement») 2-4 13.  De la même façon, les performances d'un cheval de dressage ne sont pas non plus améliorées par l'étouffement partiel.  Le problème d’encensement dans le dressage est souvent causé par le mors.6, 7

Bien que l’articulation atlanto-occipitale soit capable d’extension et de produire un angle de 150° (Fig. 4 b), je n'ai pas trouvé de photographie d'un cheval de course avec un angle supérieur à 118°.  La moyenne de 29 mesures était de 103° (gamme 87°- 118°).

La langue et le larynx sont fixés à l'appareil hyoïde (Fig. 6).  Tout mouvement de la langue résulte en un mouvement laryngale.  Pendant un exercice rapide, cette agitation de la voie aérienne interférerait avec la respiration.  Obstruction des voies respiratoires se produit également si le cheval élude le mors en passant le bout de la langue derrière le mors (Fig. 7).  Quelques bruits inspiratoires anormaux à l'exercice peuvent être immédiatement éliminés en ôtant le mors.

Le palais mou se couche sur la base de la langue.  Tout mouvement de la langue favorise le déplacement dorsal du palais (Fig. 7)8.  Le palais mou se lève pendant la déglutition ou la toux et cela est parfaitement normal mais, pour une respiration rapide et dégagée, il devrait rester en bas (Fig. 4)8.

Mon hypothèse est que chez le cheval galopant en liberté, le réflexe d’avaler, comme les réflexes de saliver et de mâcher, soient suspendus.  Si au cours d’une course (fréquence respiratoire 120-140/min) un réflexe d’avaler s’installe dans un cheval porteur de mors, le palais mou s'élève et il y a un risque qu'il soit attrapé dans l'ouragan oscillant qui souffle à travers le rhinopharynx.  Dans ces conditions, le déplacement du palais mou persistera. Le déplacement dorsal du palais mou est normal pendant la déglutition, non pas pendant la respiration rapide (Fig. 4).

Si le cheval de course avec mors respire trop rapidement pour avaler, la salive dans le pharynx ne peut pas couler dans l'œsophage car il est fermé.  Sa seule option est de couler dans le larynx.  La salive, comme nous le savons, est fortement irritante pour les muqueuses laryngées et précipite des paroxysmes de toux.  Chez le cheval galopant, si des réflexes de toux soient lancés, le palais mou se lèvera et une attaque de suffocation suivra.8, 9  L'irritation peut alternativement précipiter un spasme laryngien qui est une source bien plus efficace d'étouffement.

FIGURE 5

La commutation nécessaire pour changer entre les fonctions pharyngales de se nourrir et de respirer. Pour clarté, la bouche, l'oropharynx et l'oesophage sont représentés comme des volumes réels. Cependant, et excepté les périodes quand ils contiennent de la nourriture ou du liquide, ils ne sont que des volumes virtuels.

Clef : OI = ostium intrapharyngéen; E = épiglotte; A.C = Cartilages aryténoïdes; NP = rhinopharynx; OP = oropharynx; L = larynx ; SP = palais mou; LP = laryngo-pharynx; EP = pharynx œsophagien

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a). En exercice: Le palais mou s’abaisse pour isoler l'oropharynx et pour agrandir le rhinopharynx. Les cartilages aryténoïdes sont soulevés pour fermer l'oesophage et pour ouvrir le larynx. L'épiglotte est abaissée pour former un joint avec le palais mou et, plus qu’il est évident sur ce diagramme, pour faciliter le flux d'air. Le larynx s'adapte maintenant confortablement dans la boutonnière du palais mou.

b). Mangeant ou buvant: Le palais mou est soulevé à fin de fermer la cavité nasale et d’empêcher l'entrée de nourriture ou d'eau. Les cartilages aryténoïdes balancent vers le bas pour ouvrir l'oesophage et fermer le larynx, ainsi empêchant nourriture ou liquide d'inonder les poumons. Pour compléter, l'épiglotte retourne pour s'appuyer sur les cartilages aryténoïdes.

FIGURE 6

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Le flux d'air turbulent quand le palais mou est déplacé dorsalement.

a). Les flèches indiquent comment, une fois le palais s’élève, l'air entre dans l'oropharynx à chaque expiration. Ceci maintient le problème jusqu'au moment où le cheval peut ralentir pour avaler.

b). Une vue agrandie de la gorge en (a), avec la boutonnière du palais mou en perspective.

FIGURE 9

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Comment le déplacement dorsal du palais mou peut se produire quand le cheval ouvre sa bouche en réponse à la traction du mors, permettant l'air d'entrer dans l'oropharynx.

FIGURE 10
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Le larynx et la langue sont suspendus à la base du crâne par l'appareil hyoïde. Ils ont un ancrage commun, et des mouvements de la langue provoqués par le mors vont déplacer le larynx, ce qui interfère avec la respiration.

FIGURE 7 

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Physiopathologie d'«avaler la langue». Si le bout de la langue est rétracté derrière le mors, la base de la langue pousse le palais mou vers le haut ou dorsalement (obstruant le rhinopharynx) et l'épiglotte vers l’arrière (obstruant le larynx).  Le cheval s’étouffe et s'asphyxie partiellement.

SCHEMA

Montrant le mécanisme par lequel les poumons saignent lorsque la voie aérienne est obstruée pendant l’inhalation.

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Chaque diagramme montre une paire de poumons représentée par une alvéole symbolique. Chaque alvéole est entouré par son vaisseau sanguin capillaire et les tissus interstitiels du poumon. Le sang veineux (bleu, sans oxygène) vient par les capillaires en contact intime avec les alvéoles aérés, fixe de l’oxygène et devient sang artériel (rouge). Les grandes flèches jaunes représentent l'écoulement d'air inspiratoire pendant que le diaphragme s’aplatit. Les petites flèches jaunes autour des alvéoles représentent l'échange de gaz (O2 et CO2) qui se produit à travers la barrière sang/gaz.

A. La situation normale avec voie aérienne libre. Le diaphragme en s’aplatissant tire de l'air dans le poumon avec un effort minime et la pression à travers la barrière gaz/sang est basse. La différence entre les deux pressions reste entre -1 et +1 = +2. L'échange normal de gaz a lieu, c.-à-d., l'oxygène peut passer de l'air vers le sang et le dioxyde de carbone passe du sang vers l’air.

B. Situation malsaine avec voie aérienne obstruée. La pression négative dans les sacs d'air et le tissu interstitiel du poumon est considérablement augmentée et la différence de pression à travers la barrière est haute, entre -3 et +3 = +6. Des globules rouges et du sérum sont aspirés des capillaires vers les alvéoles et vers le tissu interstitiel du poumon. Le tissu interstitiel et les vaisseaux lymphatiques des poumons seront imbibés d’eau (œdémateux), l'échange des gaz est entravé, le cœur est mis sous stress et la performance est réduite

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Comment l’obstruction des voies respiratoires (illustrée par flexion de l’articulation atlanto-occipitale dans cette illustration) développe une pression trop élevée pendant l'inspiration.

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Les lois physiques d’un tube d'écoulement de gaz nous apprennent que la pression négative nécessaire pour attirer le gaz augmente avec la distance du point d'obstruction. Il en découle que dans cet exemple d’obstruction au niveau de la gorge, la sous-pression dans le larynx sera plus petite que celle de la trachée, qui, à son tour, sera inférieure à celle des bronchioles et des alvéoles des poumons.

Les lésions se produisent en général à l'extrémité caudale (distale) des poumons et le principe d'aérodynamique explique pourquoi il est ainsi.  Le poumon, suspendu à la colonne vertébrale, est un organe fortement élastique.  Les alvéoles dans les parties supérieures des poumons tendent à être plus grands et plus manifeste que ceux au fond.  Les grands alvéoles sont davantage exposés à la sous-pression anormalement élevée lors de l'inhalation que les petites alvéoles au fond du poumon, ce qui explique pourquoi les lésions qui saignent sont plus fréquentes dans les parties supérieures et caudales des poumons.

Il faut aussi comprendre que les deux poumons sont exposés aux mêmes forces, ce qui explique pourquoi les lésions sont identiques et symétriques dans les deux poumons.

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Sections transversales d'une trachée normale et d'une trachée déformée au niveau de la mi-encolure.  La section normale est presque circulaire, et la section anormale est aplatie.

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Le gaz passe plus facilement à travers un tube circulaire de bon diamètre.  Chez le cheval, en plus des lois physiques, il y a un facteur additionnel: pendant l'exercice, ces deux tubes se comportent différemment.  La double membrane de la trachée normale est soutenue autour de sa circonférence par le cartilage.  La cloison est donc rigide et bien préparée pour résister aux forces d'aspiration sans s'effondrer.  Par contre la trachée déformée a une partie où la membrane reste sans support le long de sa surface plate postérieure, dans laquelle l'œsophage protrue.  Quand une force de sous-pression est appliquée à ce tube, il tendra à s'effondrer et obstruer encore plus la voie aérienne.  Les gaz passent donc plus facilement à travers des tubes aux murs rigides que des flasques.

On peut penser que de telles déformations trachéales sont rares, mais le résultat des études que j'ai effectuées aux abattoirs signalent au contraire que de tels défauts de forme sont assez courants chez les chevaux. Beaucoup de chevaux de course sont certainement handicapés par un défaut de cette nature.

3. INTERFÉRENCE AVEC LA FOULÉE

La foulée du cheval au petit galop est rythmée par sa respiration. Comme le mors interfère avec la respiration10, il interfère aussi avec la foulée.  L'élimination du mors peut faire des merveilles pour la démarche d'un cheval.  Les pas deviennent plus longs et une partie de la grâce normale d'un cheval en liberté revient.  Chez l'homme en natation le plus important est de bien respirer, aussi chez le cheval qui court, le plus important est de bien respirer.

4. DES FOULÉES PLUS COURTES (PLUS LENTES) ET DES ECHECS AU CHAMPS DE COURSE

Le point de gravité d'un cheval debout et sans cavalier se trouve sur une ligne verticale juste derrière la 13e vertèbre thoracique.  Quand le cheval est monté et en mouvement ce point de gravité se décale vers l’avant et le cheval devient plus lourd sur l'avant-main.  Un ou plusieurs mors dans la bouche ajoute à ce déséquilibre.  D'abord le poids mort du mors placé à l'extrémité distale de la tête décale le point de gravité davantage vers l’avant. Deuxièmement, parce que le cavalier exerce, et souvent maintient une pression sur le mors, ce qui aussi ajoute du poids aux antérieurs.  Troisièmement, le cheval tend à s'appuyer sur un mors.  Dès que le mors est enlevé, l’arrivée des antérieurs au sol est plus légère; on peut le démontrer en écoutant les bandes sonores d'une vidéo.

Un cheval qui est lourd sur l'avant-main a une foulée plus courte. Le cheval de saut d’obstacles devient plus agité et perd de son soutien.  Chez le cheval de course une foulée plus courte signifie une réduction de vitesse.  Plus de poids sur les antérieurs augmentera des ébranlements au moment de la reprise, ce qui veut dire plus de tension sur les tissus durs et mous des membres.  Les chevaux de course sont donc plus susceptibles à l’échec.

5. RIGIDITÉ DU COU ET PERTE DE PROPULSION

Le mors fait que beaucoup de chevaux lui « résistent » ou le « combatte ».  Le degré de résistance varie de la traction douce aux secousses faisant mal aux épaules.  En plus, beaucoup de cavaliers utilisent les rênes pour s'équilibrer et se tenir en selle.  Les conducteurs de chevaux en harnais, avec des rênes de 2 à 4 mètres de long, ont les moyens d'exercer une force énorme sur la bouche du cheval, s'ils le souhaitent.

Une traction constante sur le mors donne des douleurs osseuses de la mâchoire mais aussi un gaspillage d’énergie en bloquant les muscles du cou.  Cet effet d’étayer du cou ne se produit pas chez le cheval en liberté ni chez le Pur Sang une fois monté sans mors.  De toute façon, une telle rigidité du cou est incompatible avec une pratique de sport optimale.  Rooney, à propos de cette rigidité du cou chez les Standardbreds provoquée par trop de contrôle par le mors, a démontré que la conséquence sera «une respiration irrégulière».12 «Essaye de courir quelques centaine de mètres avec le cou dans le plâtre,» a-t-il dit.  Aucun athlète humain ne pourrait performer sans liberté du cou.

Un cheval qui galope en liberté utilise le basculement de la tête de haut en bas sous l'influence de la pesanteur pour aider la propulsion des postérieurs.  Il conserve de l’énergie en utilisant l’élastique du ligament nucale (ce ligament est comme une corde, reliant l'arrière du crane aux épines dorsaux des premières vertèbres thoraciques dans le garrot).11  Cette phase du galop se situe pendant l'expiration, quand les antérieures portent le poids.  Rooney continue « … Il paraît que les chevaux de course les plus réussis ont plus de mouvement de la tête et du cou que d'autres ».11  Le style de galop de Secrétariat, par exemple, était remarquable pour son degré inhabituel de mobilité de la tête et le cou.11  Je me souviens que Secrétariat était également un cheval qui a refusé d'être évalué; par conséquent sa victoire de 15 longueurs dans le Belmont n’ai pu être enregistrée ...  Secrétariat était peut-être meilleur que d'autres chevaux pour annuler les effets du mors.

Un deuxième dispositif qui économise de l'énergie peut agir sur les antérieures. Comme la tête monte pendant l’inspiration, le fascia superficielle (un fort tissu de soutien qui enveloppe les puissants muscles de l’encolure) entourant les muscles brachio-céphalique et omo-transversarius sera tendu, ce qui tire les antérieurs en avant et aide à surmonter l'inertie de leur immobilité momentanée à la fin de l'expiration.  Ce mécanisme ajoute poids à l'argument pour éviter la restriction des mouvements du cou dans le cheval en exercice.

6. COMPORTEMENT ANORMAL

La non-acceptation du mors est si courante que ses nombreuses formes ont été désignées par des expressions familières.  Les chevaux sont décrits comme ‘crachant le mors,’ la langue ‘au-dessus du mors,’ ‘langue derrière le mors,’ ‘prendre le mors entre les dents,’ tirant, mâchonnant, écumant à la bouche, encensement ou secouement de la tête ... Quelques-uns sont illustrés aux Figures 7 à 10.  Autres modifications comportementales sont liées pour beaucoup de chevaux entraînés avec mors à une aversion à l’exercice qui induit son utilisation.  L’évasion du mors peut être la cause unique de stridor (bruits d’étranglement lors de l’inspiration) à l'exercice, avec turbulence de l'air et frémissements dans le larynx, audible juste après l'exercice.  De tels épisodes de cornage peuvent être différenciés de la neuropathie laryngée récurrente (paralysie partielle ou totale de la boite vocale) simplement en travaillant le cheval encore une fois, mais maintenant sans mors. La non-acceptation du mors annule le contrôle du cavalier.  Douleur aiguë ou chronique infligée par le mors pousse le cheval à le saisir entre les prémolaires pour l’immobiliser.  Quand ceci se produit, le cavalier n'a aucun contrôle et le cheval peut s'emballer.

Shakespeare décrit la situation à sa façon:

“The iron bit he crushes ‘tween his teeth,

Controlling what he was controlled with.”

(Le mors en fer il écrase entre ses dents

Contrôlant ce avec quoi il était contrôlé).

Le mouvement de la langue et le déplacement dorsal du palais mou a mené, ces dernières années, a une pratique chez le Pur Sang et le Standardbred aux États-unis qui est presque devenue la routine: d’attacher la langue et donc l'addition d'encore un corps étranger envahissant la bouche.  En plus, la majorité des Standardbreds courent avec deux mors dans la bouche, et ceci, en plus des autres raisons déjà énumérées, explique pourquoi le déplacement dorsal du palais mou est si commun chez les Standardbreds.

L’obstruction de la voie respiratoire supérieure, de quel origine qu’elle soit, est, dans mon expérience, le facteur causal à prendre en considération pour des échecs sur les champs de courses, suffocation, «saignements» et mort subite.  Pour cette raison, le mors doit prendre sa part des responsabilités pour ces phénomènes, avec les autres causes plus familières telle que la neuropathie laryngée récurrente.13

FIGURE 8

Le flux d'air turbulent quand le palais mou est déplacé dorsalement.

a). Les flèches indiquent comment, une fois le palais s’élève, l'air entre dans l'oropharynx à chaque expiration. Ceci maintient le problème jusqu'au moment où le cheval peut ralentir pour avaler.

b). Une vue agrandie de la gorge en (a), avec la boutonnière du palais mou en perspective.

FIGURE 9

Comment le déplacement dorsal du palais mou peut se produire quand le cheval ouvre sa bouche en réponse à la traction du mors, permettant l'air d'entrer dans l'oropharynx.

FIGURE 10


La dorsiflexion et la ventroflexion du cou décrit comme encensement

FIGURE 11

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La conception de la bride sans mors aux sous-gorges croisées. A droite: La traction passagère mais ferme sur une rêne peut être appliquée à l'arrête du nez, à la nuque, à la base des oreilles, à la joue et au menton sans douleur. La bride applique une poussée sur l'ensemble du côté de la tête, là où un mors envahit la cavité buccale avec des douleurs.

7. PROBLÈMES ORAUX ET DENTAIRES

Le cheval respire obligatoirement par le nez.  À l'exercice, ses lèvres devraient être scellées et la bouche fermée pour empêcher l'air d'entrer dans l'oropharynx et causer un déplacement du palais mou.  En contrôlant le cheval par un mors, les lèvres sont descellées, ce qui souvent entraîne l'ouverture de la bouche.

L'embouchure d'un mors se pose sur la langue et les barres de la mâchoire inférieure, et les différents anneaux et montants se trouvent en contact avec les commissures sensibles des lèvres. Le mors se trouve donc directement au-dessus du foramen mental d’où sortent les branches terminales du nerf mandibulaire, et il est en contact direct avec les lèvres extraordinairement sensibles du cheval, un animal qui, par ailleurs, est extrêmement pointilleux concernant ce qu’il se met en bouche.

Dans le passé, je n'ai pu proposer aucune explication persuasive de la cause de l’encensement chez le cheval, et encore moins ai-je été capable de proposer un traitement satisfaisant.5  Mais, en étudiant l'effet de la nouvelle bride sans mors, je reconnais maintenant que le mors est au moins une des causes de l’encensement.

Il y a des chevaux qui arrêtent leur encensement immédiatement lorsque le mors est enlevé.6  L'encensement peut être un signe de névralgie du trijumeau provoqué par la pression persistante du mors.  Chez l'homme, «le cinquième nerf (crânien) est souvent le siège de la névralgie».14  Chez le cheval, une douleur locale dans la branche mandibulaire du nerf et une douleur référée de la branche maxillaire pourraient bien expliquer pourquoi quelques chevaux encensés frottent le visage sur tout et n’importe quoi qu’ils trouvent à portée de la main, et pourquoi quelques encensés trouvent du confort de la simple pression d’une masque contre les mouches sur le museau, ou même d'un névrectomie maxillaire (infra orbital).  Il sera assez simple, avec du temps, de mettre cette hypothèse à l'essai sur un grand nombre d’encensés.

La pression du mors cause la contusion des gencives, lacération de la langue et des lèvres, et des fractures ponctuelles de l’os de la mâchoire.

Le mors repose également près des dents de loup présentes sous la gencive ou qui viennent juste de percer la gencive devant la première molaire.  Il fait très mal si le mors heurte ou roule au-dessus de ces dents résiduelles.  Les montants et la muserolle du filet serrent également la muqueuse buccale des joues contre les bords pointus de l'émail des molaires supérieures.  L'ulcération buccale qui suit est courante.  Il y a également le problème de se fier à une méthode de commande qui exige un mors dans la bouche d'un animal dont la dentition permanente s’installe entre les âges de deux et cinq ans.  Les chevaux de course Pur Sang sont au summum de leurs carrières pendant cette période de poussée dentaire.

Si on demande à un entraîneur de Pur Sangs ou de Standardbred quel pourcentage de chevaux dans leur écurie qu’ils attendent d’avoir des problèmes de bouche d'un type ou autre pendant sa vie, les réponses s’étend de 20 à 60 %.

CONCLUSION

Le mors est un corps étranger dur dans une cavité corporelle sensible.  Il susceptible de causer de la douleur, des dommages, de la maladie et même la mort.  Un mors dans la bouche d'un cheval qui s'exerce est contre-indiqué du point de vue physiologique, et contre-productif du point de vue du cavalier.  C’est étonnent que les chevaux ne rejettent pas le mors, tous.  Il est possible, cependant, que nous ne puissions pas identifier les signes de malaise dus au mors chez beaucoup de chevaux.  On pourrait gagner beaucoup d'amélioration dans les performances, même chez un cheval que l'on croit peu gêné par le mors, si on l'enlève.  Cette étape peut certainement être un énorme soulagement du cheval encensé.

On a besoin d’une petite étude pour réaliser que simplement enlever un morceau de métal de la bouche d'un cheval fournit un contrôle plus efficace et plus sûr; aide le cheval à mieux respirer et mieux se mouvoir; et améliore son attitude au travail.  Les chevaux préfèrent des brides où le mors manque.14 

Cavaliers et conducteurs doivent se rendre compte des contraintes que le mors représente sur le fonctionnement naturel du cheval.  Moins les cavaliers dévient de ce qui est normal pour le cheval, moins de problèmes causés par l’homme seront produites pour leurs chevaux et eux-mêmes.  Comme un cheval peut être monté sans mors avec moins de risque, et comme cela est avantageux pour cheval et cavalier, ce sont des raisons irrésistibles de réévaluer la place du mors  dans l’équitation.6  Les règlements dans quelques sports obligent toujours le port du mors, mais on espère qu’ils soient modifiés dans un avenir proche.

L'utilisation de la bride sans mors est possible en adoptant l’équitation naturelle pour tous les premiers stades de l’entraînement.1  Ces dernières années il a été démontré de manière convaincante qu’on peut passer au stades avancés sans forcement passer par l'utilisation d'un mors brisé que l'on conseillait pour affiner le travail.1  Cette dernière étape peut maintenant être évitée laissant place a la toute nouvelle conception de la bride sans mors.3 C'est ni un hackamore mécanique ni un Bosal, qui les deux dépendent pour leur effet (tout comme le mors) de la flexion de la tête du cheval.  Au lieu de cela, la nouvelle bride agit par pression indolore repartie sur l'ensemble de la tête (Fig. 11).  C'est une façon humaine efficace et non invasive de contrôler son cheval sans interférer avec la respiration ou la locomotion.6, 7

[1] Il s’agit de l’articulation entre le crâne et la colonne vertébrale, pour faciliter le texte qui suit on va souvent l’appeler la nuque.

Cet article est la traduction de

Cook, W.R  "Pathophysiology of Bit Control in the Hrose" apparu dans le Journal Equine Veterinary Science 19: 196-204, 1999.

Remerciements: blog de shygas

http://cheval-plus-pres-de-toi.over-blog.com/


Posté par azurchevalnature à 12:55 - Ethologie, méthodes douces...une autre approche - Commentaires [3] - Permalien [#]

Commentaires

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