Azur Cheval Nature

Blog pour le cheval au naturel sans mors et sans fers, médecines douces et autres approches

21 février 2007

Le parage naturel pour un cheval aux pieds nus!

NB: Avant de commencer, je voulais préciser que je me suis permise d'utiliser des photos personnelles pour illustrer le sujet. Si celà vous dérange et que vous ne souhaitez pas apparaître, merci de me le signaler, je ferai en sorte d'arranger celà. Mais en aucun cas, je ne citerai vos noms à moins que vous ne me donniez le feu vert.

A/ COMMENT ON EN EST ARRIVE LA...

Le titre peut certainement vous interpeller et vous surprendre. Autant que moi il y a quelques temps, quand je croisais un cheval sans fers et où je pensais que c'était une catastrophe, une négligence.

Pour preuve: quand j'ai acheté mon cheval, il ne lui restait plus qu'un seul fer (il avait perdu les autres) et ma seule priorité était de vite faire revenir le maréchal pour qu'il soir referré....Et pourtant, si j'avais su...J'avais pris une photo de ses pieds et sans le savoir, je tenais entre mes mains un pied tel qu'il devait être pour être en bonne santé!

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Ce sujet me tient énormément à coeur et vous aller comprendre pourquoi.

Tout a commencé en août l'année dernière avec l'achat d'un magazine qui venait tout juste de sortir: "Cheval au naturel". Curieuse, je l'achète car le mot "naturel" m'a quelque peu attiré... J'ouvre et là j'ai cru entrer dans une nouvelle dimension! Le magazine traitait de choses nouvelles dans le milieu du cheval comme un cavalier "bizarre" qui monte debout sur 4 chevaux lancés au galop et.....en liberté, sans rien pour les mener! Magnifique! C'est un certain Lorenzo...

Adieu, équitation classique, et autre thèmes rébarbatifs!

Entre autres sujets intéressants et forts révolutionnaires, me voilà arrivée sur un sujet surprenant: un sabot sain pour une vie saine ou l'âge du fer révolu et tout un article sur la possibilité de dire adieu aux fers et ceci, pour le bien-être du cheval. Je décide donc d'en apprendre un peu plus et de m'intéresser de plus près à tout celà.

C'est alors qu'à ma grande surprise et celà m'a beaucoup amusé, je lis ce fameux article et fais la rencontre virtuelle d'un certain Patrice Martin.... Très amusant, il a installé son élevage de chevaux appaloosa dans le village même où j'ai habité 2 ans, il y a plus de 10 ans, dans le gard, à Bréau et Salagosse précisément.

Peu de temps plus tard, mon copain me fait la surprise de commander le dvd sur le sujet, intitulé "premiers" où l'on parle de chevaux sans fers et d'éthologie et d'un joli reportage tourné chez Patrice Martin.

Je le regarde et là...........ce fut comme une révélation, un électrochoc! Je n'en croyais pas mes yeux et pourtant, tout celà était horrible. Comment le fer à cheval, pourtant si bien intégré dans le milieu équestre et pourtant si indispensable soit disant, pouvait-il être si mauvais pour le cheval? Serions-nous ignorants à ce point pour croire qu'un cheval ne peut pas vivre sans fers? On dit "pas de pied, pas de cheval" mais autant dire "pas de fer, pas de cheval" alors! Quand on voit que souvent les planches anatomiques du cheval sont représentés avec des fers comme si le fer faisait partie intégrante du cheval et que ce dernier naissait avec!

  Pour moi, c'était tout simplement évident: il me fallait déferrer mon cheval et ce, au plus vite....

L'histoire avait commencé..............

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Avant toute chose, je précise que je suis novice à propos de ce sujet et je ne fais que retranscrire ici mon expérience et  tout ce que j'ai pu apprendre, pour vous en faire profiter du mieux possible.

Donc je reprends mon histoire....

A partir de là, j'ai commencé à en parler autour de moi en disant "je vais déferrer mon cheval", au risque bien entendu de passer pour une tarée ou une inconsciente...

Et de là, je passe le dvd à une amie (chez qui mon cheval est en pension) et pour elle, ça a été bien plus qu'un électrochoc, ça l'a complètement bouleversée à en avoir les larmes aux yeux!! Si, si!

Nous étions deux et c'était un petit commencement. La propagande continua son chemin! Le dvd passa de mains en mains et provoqua à chaque fois les mêmes réactions. Même un maréchal ferrant....

Tour à tour, tous les chevaux de la ferme (5) se retrouvèrent pieds nus, ainsi que ceux de la voisine!

Photobucket - Video and Image Hosting Mon cheval le jour du déferrage le 26 février 2006, avec ses fers!

Photobucket - Video and Image Hosting Sans ses fers! Que c'est beau!!

Mais là, une autre question se posa: nous savions que le fer était nuisible au cheval et qu'il serait donc mieux sans. Certes... Mais celà ne suffisait pas, il fallait un parage (ou taille du sabot) adapté. Seulement, la plupart des maréchaux savent parer mais de façon classique, ce qui ne permet pas au pied de récupérer pleinement ses fonctions comme il l'aurait fait à l'état sauvage. Parfois il faut aider la nature...

Et puis beaucoup de maréchaux font la sourde oreille ou nous traitent de demeurées quand on demande à déferrer nos dadas. Beaucoup sont réfractaires, il est vrai. Par manque d'information, de volonté ou tout simplement par soucis commercial car bien entendu, ferrer est plus rentable que parer. La parenthèse est refermée...

Nous savions désormais qu'un seul et unique maréchal en France avait cessé de ferrer et proposait le parage naturel: M. Patrice Martin, installé dans les Cévennes. Bravo à lui pour son courage et sa détermination! Car ce n'est pas facile de s'imposer face à tant de préjugés et critiques! Et pourtant il a le mérite d'avoir réussi ce pari!

Nous nous mettons en relation avec lui et nous organisons un stage qui aura lieu chez nous en mai 2006!

Notre "propagande" fut apparement efficace puisque nous étions 5 décidés à faire le fameux stage. Dont un maréchal ferrant.

Et c'était parti.

Chaque jour nous surveillions les pieds de nos chevaux (pousse, texture, angle..etc..) et faisions tout pour que la transition se fasse dans de bonnes conditions. Avec photos à l'appui!

Ci-dessous, les 4 pieds de mon cheval le 4 avril 2006, soit pratiquement un mois et demi après son déferrage.

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Antérieur droit

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Antérieur gauche

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Postérieur droit

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Postérieur gauche

Avec la création d'un pédiluve (nécessité au pied d'être suffisament hydraté), puis nous faisions marcher nos chevaux sur le bitume et des chemins rocailleux.

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Certains chevaux souffraient de se retrouver sans "chaussures " et rechignaient à marcher sur du dur, d'autres semblaient à l'aise...En tout cas, quel bonheur de se retrouver entre personnes qui pensent pareil!

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Nous cherchions le plus d'infos possibles sur le net, nous nous inscrivîmes sur des forums pour pouvoir parler du sujet avec des personnes qui avaient déjà déferré ou qui souhaitaient le faire..

Voilà pour la petite histoire. Maintenant je vais essayer de vous expliquer en quoi la ferrure est nuisible et surtout comment parvenir à laisser un cheval pieds nus.

Le stage que nous avons fait sera expliqué aussi.

B/ LE STAGE

Le stage que nous avons fait s'est déroulé chez nous et il a duré 3 jours pleins et intenses.

Le premier jour a été celui de la théorie où on a appris comment était fait un pied de cheval et comment il fonctionnait. A travers celà, nous avons aussi appris et compris tous les tords que pouvaient causer la ferrure. Et d'autre part, comment parvenir à laisser un cheval sans fers à conditions de respecter certains paramètres.

Le deuxième jour a été celui de la pratique où nous nous sommes entraînés sur des pieds de chevaux morts. Rassurez-vous, pas ceux des nôtres mais des pieds de chevaux qui ont malheureusement connu l'issue de la boucherie. Ces pieds ont donc été récupérés par Patrice à l'abattoir avant sa venue. Et nous le remercions pour cette ingrate et macabre tâche.  Paix à l'âme de ces chevaux qui ont payé de leur vie.. Au moins ils n'auront pas été tués pour rien si j'ose dire...

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Il va de soi que l'intérêt de travailler sur des pieds morts est bien entendu d'apprendre sans risques et de pouvoir se tromper car on ne  risque pas de blesser le cheval. Et quand on est novice, on fait des erreurs!

Le troisième jour est le but ultime, la finalité de ce stage. Il s'agit du parage de nos propres chevaux.

Je vais donc détailler en 3 parties et bien vous expliquer, avec des  photos pour mieux illustrer.

PS: j'aurais peut-être tendance à paraphraser ce qu'on nous a appris mais je tenais à vous rapporter ici tout ce que je sais. Votre savoir et vos critiques sont les bienvenus! N'hésitez pas à poster des commentaires. Nous pouvons même en discuter sur mon forum que vous trouverez en page d'accueil de mon blog.

PS: j'ai utilisé des resources trouvées sur le net. Alors si ces données vous appartiennent et si vous ne voulez pas qu'elles soient utilisées, merci de me le signaler.

I- La théorie:  le fonctionnement du pied, les méfaits du fer.

1) Le pied du cheval: les différentes parties et leur fonction

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Un peu d'anatomie!

a) Avant-propos

Le pied est souvent accusé d'être le point faible du cheval.

C'est une merveilleuse mécanique qui assure des fonctions d'amortissement.

« Pas de pied, pas de cheval »

Qu'y a-t-il dans cette boîte de corne ?

L'observation est le meilleur moyen pour comprendre l'anatomie.

Le poids supporté par les trois membres d'un cheval au repos est de 150 kg pour chaque antérieur et 200 kg pour le postérieur à l'appui et c'est en tonnes que l'on s'exprime à la réception d'un obstacle.

Les chairs à l'intérieur du pied sont protégées par une enveloppe de corne : le sabot. Cette corne est insensible, comme nos ongles.

Le sabot s'allonge environ de 0.6 cm à 1 cm par mois. Il faut donc environ 9 à 12 mois pour que toute la corne du sabot soit renouvelée.
La croissance est plus rapide si le cheval travaille en terrain dur et dans un climat humide.

Une bonne alimentation aide à la reconstitution de la corne. Acides aminés soufrés (AAS : méthionine et cystéine) associés au Zn, Cu, Vit.A et H participent activement à la synthèse de la kératine.

b) Structure externe du pied

Le sabot est une enveloppe cornée qui protège les tissus sensibles du pied et la 3ème phalange. Il présente des formes diverses résultant des influences héréditaires ou fonctionnelles. Sa nutrition est assurée par le derme formant le podophylle.

---La paroi ou muraille

C'est la partie visible du sabot lorsque le pied est posé. Elle contient environ 25% d'eau. Elle a la forme générale de la face antérieure de l'os du pied. En arrière, elle est repliée en dedans et en avant pour former les barres qui encadrent la fourchette.

Les feuillets du pododerme de la paroi ne forment qu'une couche de corne mince, recouverte par une couche protectrice épaisse surmontée du périople. La couche protectrice et le périople sont formés par le pododerme de la couronne et du bourrelet périoplique.

C'est un épithélium corné constitué de 3 couches :

  1. la couche superficielle:
    qui est formée par
    le périople et le périonyx (protège la paroi de l'évaporation)
  2. la couche moyenne
    C'est la couche la plus dense. Elle renferme les pigments.
  3. la couche profonde - tissu kéraphylleux
    C'est la couche lamellaire ou
    kéraphylle qui constitue l'épiderme lamellaire du sabot

Vue d'ensemble

La paroi pousse donc d'environ 6 mm par mois à partir du bourrelet principal ou périoplique, union du chorion périoplique et du chorion choronaire, tout autour de la couronne.

L'accroissement de la corne est appelée l'avalure.
Dans les climats froids, en hiver ou dans les climats secs, la croissance est plus lente.

Les variations de la formation de corne sont en rapport avec l'intensité de l'irrigation sanguine. Elles se traduisent par la formation d'un cercle sur la paroi.

L'épaisseur de la paroi décroit progressivement depuis la pince jusqu'aux talons.

Zones de la face inférieure

Les zones les plus rigides et par conséquent les plus résistantes sont la pince et les arcs boutants où la paroi se retourne pour former les barres.
La finesse de la paroi en quartiers et surtout en talons lui confère une certaine élasticité.

La paroi est divisée en 4 régions :

  • la pince
  • les mamelles
  • les quartiers
  • les talons ou arcs boutants

L'obliquité, la direction et l'épaisseur de la paroi varient suivant les pieds.

---La face plantaire

-La sole

Elle forme la surface palmaire ou plantaire.
Elle est constituée d'environ 33% d'eau.
La sole ne devrait pas être à l'appui car, au contact du sol, elle subit souvent des contusions :
bleimes.
Elle est convexe à l'intérieur, en forme de clé de voûte pour résister aux pressions.
Cette corne est moins dure que la paroi mais assez résistante pour protéger la surface solaire du tissu velouté et de
la 3ème phalange qu'elle recouvre.

La portion de la sole contenue entre la paroi et les barres est appelée l'angle de la sole et c'est la localisation des seimes en talon.

La ligne d'union ou sillon entre la paroi et la sole se nomme sillon circulaire ou ligne blanche.

Si la sole est sensible, il faut examiner celle-ci à l'aide d'une pince exploratrice afin de situer le mal éventuel.

sole entière douloureuse, il faut penser à :
 
 
un point précis de la sole est douloureux, il faut penser à :

-La fourchette

C'est une masse de corne élastique à deux branches qui s'allonge en pointe vers la pince, comme un V allongé jusqu'au ¾ du pied.
Elle occupe l'espace situé entre les barres et la sole. Elle contient environ 50% d'eau. Elle recouvre le coussinet plantaire qui remplit d'autant mieux son rôle d'amortisseur lorsque la fourchette porte à l'appui. Ses branches forment deux lacunes latérales et une lacune médiane qui s'unissent vers l'arrière en talon par l'intermédiaire des glomes.

La fourchette se divise en 3 parties :

  • l'apex (extrémité antérieure)
  • la base (portion postérieure)
  • l'épine (crête centrale de la surface interne)

    Fourchette

La sole et la fourchette forment le plancher du sabot.
La corne de la sole et de la fourchette est secretée par la chair véloutée.
Sa croissance n'a lieu qu'en épaisseur.
Elle est filandreuse, flexible, élastique.
Les talons et la fourchette s'écartent lorsque le pied vient en appui sur le sol.

-Le bourrelet périoplique ou périople ou bourrelet principal

C'est une mince bande de corne molle et souple autour de la couronne qui s'étend sur la partie supérieure de la paroi.
Il sécrète un vernis qui protège la muraille du dessèchement et de l'excès d'humidité.
La corne sécrétée par le bourrelet principal, pousse en étroite jonction avec ces membranes de chair feuilletée et veloutée.

c) Structure interne du pied

Les parties intérieures du pied et du sabot constituent des organes extrêmement sensibles qui influencent les allures du cheval.

---Les os du pied

-L'os du pied ou phalange distale (3ème phalange)

Il forme l'articulation du pied avec la 2ème phalange.
Il sert de base de soutien au pied et donne sa forme au sabot.
Il est concave en dessous pour répartir les charges reçues sur la partie convexe de
la sole.

-L'os de la couronne (2ème phalange)

C'est un os très court qui est dans le prolongement de l'os du paturon (1ère phalange).

-L'os naviculaire ou petit sésamoïde ou sésamoïde distal

C'est un petit os allongé qui se situe entre l'articulation des 2ème et 3ème phalanges, sur la partie postérieure.
Il agit sur le tendon perforant au moment où les articulations jouent entre elles à la pose du pied, en augmentant la tension du tendon et en freinant la descente de la 3ème phalange au fond de la boîte cornée.
Il est soutenu par le tendon fléchisseur qui le sangle par derrière et par dessous et il est lubrifié par la synovie produite par la synoviale articulaire.
Malgré sa petite taille, l'os naviculaire est très important et la moindre lésion engendre des troubles locomoteurs.
Cette articulation est très mobile.

L'os du pied, l'os naviculaire et l'os de la couronne sont entourés de cartilages, reliés par des ligaments et consolidés par des tendons.

-Les tissus mous

-Les fibro-cartilages complémentaires de la 3ème phalange ou cartilages ungulaires

Le fibro-cartilage complémentaire ou latéral forme une aile de chaque côté de la 3ème phalange.
Ce sont deux lames d'un tissu élastique et résistant qui continuent l'os du pied en arrière en remontant sur les côtés.
L'ossification de ces cartilages complémentaires = formes cartilagineuses

-Le coussinet plantaire ou digital

Il se trouve entre les fibro-cartilages, en arrière et en dessous du tendon fléchisseur.
Il forme également les bulbes des talons.
C'est un tissu élastique qui se comprime pour amortir les chocs du pied sur le sol.

Cartilages et coussinet plantaires entrent dans l'appareil d'amortissement propre du pied.

---Les chairs du pied

-Le chorion (couche dermique du pied) ou tissu kéraphylleux

C'est un tissu vascularisé qui assure la nutrition du pied en différentes parties.
Cette couche lamellaire contient environ 600 lames primaires et chacune de ces lames porte environ 100 lames secondaires.
Ces lames sont formées par un assemblage de millions de petites "pailles" collées les unes aux autres. Chacune des "pailles" est constituée de protéines en spirales.

Toute la vie du cheval, ces protéines sont synthétisées et assemblées au niveau du bourrelet coronaire de façon continue.
Les "pailles" s'allongent donc, chaque mois de 6 à 8 mm environ.

Le tissu kéraphylleux est divisé en 5 parties :

-chorion périoplique

Fine bandelette située dans le sillon périoplique qui se trouve au-dessus du bord supérieur de la paroi.

-chorion de la couronne

Forme avec le chorion périoplique un épais bourrelet qui occupe le sillon de la couronne.
Il est très vascularisé.

-chorion pariétal ou podophylle ou chair feuilletée

Rattachée à la surface dorsale de la 3ème phalange, la chair feuilletée, constituée d'innombrables lames verticales réparties sur tout son pourtour, unit les parties vivantes à la corne.
Sur le dessous se trouve la chair veloutée.
Son rôle est de nourrir le sabot et de soutenir la 3ème phalange à l'intérieur du pied.

-chorion de la sole ou tissu ou chair veloutée

Elle est constituée d'une infinité de petits cônes, tapissant la face intérieure de la 3ème phalange et du coussinet plantaire situé sous la sole.

-chorion de la fourchette

Assure la nutrition et la croissance de la fourchette.

Vue en coupe : parties profondes

d) Fonctionnement

Lorsque le pied touche le sol, les talons s'écartent, donc la fonction d'amortissement du pied ne peut se réaliser sans une parfaite élasticité du sabot et des fibro-cartilages complémentaires ainsi que de la fourchette.

 

Phases de l'appui La solidité est assurée par l'intégrité du tissu osseux des phalanges, la rectitude de leurs aplombs et la parfaite soudure, par l'intermédiaire de la chair feuilletée, de la 3ème phalange et de la boîte cornée.

Un pied sain ne saurait être fonctionnel que s'il repose correctement au sol, c'est-à-dire d'aplomb.

Quand le pied touche le sol, une partie du sang circulant dans le pied est contenue par la pression qu'exercent les fibro-cartilages.
Ce sang constitue un coussin et contribue aussi à l'amortissement des chocs.

Biomécanique du pied

L'os du pied, sous le poids du corps, bascule vers le bas et l'arrière, entraînant dans ce mouvement la partie antérieure du sabot auquel il est soudé, et écrase le coussinet plantaire et la fourchette.

Force d'appuiLe coussinet se trouve ainsi coincé entre la fourchette et le sol vers le bas, le tendon fléchisseur, l'os du pied vers le haut.

Le pied s'écarte donc sur les côtés en poussant les fibro-cartilages contre la paroi qui suivra, ainsi que les talons.

La fourchette se déforme et son épine comprime le coussinet digital qui s'élargit sur les côtés et pousse contre les cartilages ongulaires de la 3ème phalange.

Ces cartilages jouent le rôle de pompe et envoient le reste du sang dans le membre.

Si les cartilages ne sont pas sains, ils perdent leur élasticité et ne remplissent plus correctement leur fonction et le cheval s'expose à des commotions, à une circulation de retour insuffisante = engorgement des membres.

Le pied est un centre d'amortissement et de neutralisation des chocs et pressions. Parties profondes du pied

Au moment du poser, les pressions accumulées sur l'os du pied et l'os naviculaire tendent à les enfoncer dans le sabot et à abaisser le coussinet plantaire, la fourchette et la sole.

Le coussinet plantaire pressé entre les os et la fourchette se trouve aplati et élargi.
Il pousse latéralement contre les cartilages et provoque l'élargissement du sabot dans sa partie arrière principalement.
Ce mouvement est limité à quelques millimètres.

 

L'appui au sol de la fourchette est déterminante.

aplombs

Lorsque la fourchette n'est pas à l'appui, elle s'affaisse légèrement, le coussinet n'est plus suffisament écrasé pour remplir son rôle qui devient alors quasi inexistant.

---Conditions nécessaires au rôle d'amortisseur du pied

-l'écartement des talons (c'est pourquoi il n'y a pas de clou au dernier tiers du fer)
 
-la souplesse des fibro-cartilages et de la corne
 
-l'appui d'une fourchette saine au sol

Si l'une de ces trois conditions n'était pas remplie, tous ces efforts auraient lieu à l'intérieur du pied en laissant les surfaces osseuses s'entrechoquer.

Par souffrance, les allures deviennent piquées, la circulation sanguine, par absence d'effet de pompe, est ralentie, la fourchette se retracte et remonte vers le haut du pied, les talons se resserrent et la sole devient de plus en plus concave.

Si les chocs sont trop brutaux (sur une piste dure), les vibrations des pieds et des phalanges provoquent de l'ostéo-arthrite et des tendinites.

Pendant la phase de soutien, la répartition des forces d'appui sur la face solaire du sabot n'est pas uniforme.

La paroi du sabot, qui repose sur le fer, supporte la majorité des efforts, la fourchette et la sole n'assurant qu'une faible part de cette fonction.

Dès l'impact du pied sur le sol, les talons et les quartiers sont davantage chargés (60%) que les mamelles et la pince.

Un pied fuyant (angle du pied très inférieur à 55°) sera en surcharge en talon (70% de la charge et plus) ce qui favorisera les lésions.

Aplomb : angles

La partie médiane du sabot supporte davantage d'efforts que le côté.
A l'intérieur du sabot, la 3ème phalange est normalement maintenue par trois forces qui s'équilibrent :

  1. la suspension à la paroi par l'adhérence dermo-épidermale
  2. la tension du tendon fléchisseur profond
  3. l'appui dorsal de la 2ème phalange

---L'expansion des talons

Au cours de la phase d'appui, au moment de la descente du boulet, la force verticale du poids du corps est transmise aux deux tiers postérieurs du sabot.

Le coussinet plantaire, formé d'un tissu fibro-adipeux très irrigué, reçoit cette force et la distribue à l'ensemble de la sole. Celle-ci, grâce à sa structure concave renforcée par les armatures des barres, transforme alors la poussée verticale en pression horizontale sur les cartilages complémentaires.

La fourchette, qui est la structure la plus molle du pied, se déplie permettant l'expansion latérale des talons.

Dès que l'appui cesse, les talons se resserrent à nouveau grâce aux propriétés d'élasticité de la corne, de la fourchette et des cartilages complémentaires.

Ces mouvements d'expansion et de contraction du coussinet plantaire et des parois assurent un brassage de sang et activent la circulation du membre.

Si le terrain est mou, la fourchette vient en contact avec le sol à chaque foulée sans que cela pose de problème.

Par contre, si le terrain est dur, cela n'est pas souhaitable car :

  • la corne qui recouvre la fourchette est très tendre et à tendance à s'échauffer rapidement.
  • quand la fourchette prend fortement appui sur le sol, les structures internes du pied, en particulier l'os naviculaire, se trouvent prises en sandwich entre la poussée verticale venant du dessus et le sol en dessous.
    Elles sont, en conséquence, soumises à de très fortes pressions.

Au poser, le pied s'écarte un peu au niveau des quartiers et beaucoup au niveau des talons. C'est pour ne pas empêcher cet écartement que l'on ne broche jamais un fer à l'arrière. L'appui de la fourchette au sol est essentiel pour que le pied puisse jouer son rôle d'amortisseur.

Fouchette hors d'appui

Source: www.galopin-fr.net

 

2) Les méfaits du fer

Photobucket - Video and Image Hosting Un fer et ses clous....

Les premières traces de l'utilisation du fer remonterait, d'après des découvertes archologiques, à l'époque des Celtes. Puis les Romains l'utilisèrent aussi. Les premiers témoignages écrit datent du IVème-Vème siècle.

Apparemment et si on s'en réfère à l'histoire, le fer à cheval se serait répandu aux alentours du Moyen-âge soit il y a un peu plus de mille ans.

On suppose aussi que le fer s'est imposé comme une nécessité à partir du moment où le cheval était confiné dans des écuries. Le but était tout simplement d'avoir le cheval à sa disposition, prêt et utilisable comme un bon outil que l'on rangerait à sa place après usage. On ne se souciait guère à l'époque du bien-être du cheval et de son besoin d'espace et de mouvement.

En fait, ce confinement rendait les pieds des chevaux fragiles et la corne pourrissait au contact du purin, celui-ci dégageant de l'ammoniac.

Le fer est apparu plus comme moyen de remédier à celà.

Et peu à peu, le fer s'est imposé comme une évidence aux yeux de tous et on ne se posait même pas la question. IL FALLAIT FERRER UN CHEVAL UN POINT C'EST TOUT. Déjà au 19ème siècle, des études ont montré que le ferrage avait beaucoup d'inconvénients. Il était devenu un mal nécessaire. Pourtant, on tenta de trouver d'autres alternatives en créant des sandales de bois et de paille ou même encore aujourd'hui, en collant des sortes de fers ou plaques en résine. Mais aucun de ces moyens n'est apparu comme meilleur que la ferrure d'un point de vue d'abord économique ensuite pratique, la résistance et la longévité. Aujourd'hui, un propriétaire est "tranquille" pendant 6 à 8 semaines voire plus selon la vitesse de pousse de la corne. Alors autant ne pas chercher à comprendre ni changer les choses quand elles se sont si bien installées comme une évidence!

Et l'idée s'est tellement ancrée dans la tête des gens qu'aujourd'hui encore le fer est indissociable du cheval quoi qu'on en fasse. Le ferrage fait partie donc des bons soins à apporter à son cheval, tout comme le nourrir ou le panser. Quand on s'amuse à regarder des planches d'anatomie, je le redis, bien trop souvent on y voit des sabots ferrés où chaque partie du fer est elle-même détaillée au même titre que chaque partie du corps et du pied du cheval!

On oublierai presque que ces animaux sont bel et bien nés sans fers! Et qu'un cheval sauvage parcourant des kms n'en a pas besoin! Oui, la nature a tout prévu au départ mais l'homme se croyant toujours au dessus de tout aime bien y mettre son grain de sel et se croit capable de tout solutionner! Sauf que justement c'est un cercle vicieux qui se répète: le cheval est enfermé, piétine son purin, manque de mouvement et en conséquence a les pieds qui s'abîment. On croit arranger les choses en le ferrant mais c'est tout le contraire qui se produit en fait. La ferrure vient abîmer le pied bien plus qu'elle ne le soulage. Les choses s'agravent.

Le pied se trouve entravé, contracté, comme emprisonné. La corne ne peut plus s'user correctement comme elle l'aurait fait dans la nature. Elle pousse, pousse et le fer est toujours là... Les clous enfoncés viennent fragiliser la corne et celle-ci éclate. La circulation sanguine ne se fait quasiment plus. Le fer renvoit toutes les ondes de chocs dans les tendons et articulations car le pied ne peut plus remplir ses fonctions d'amortisseurs et encaisser les chocs dûs aux déplacements du cheval.

Et qui plus est, la manière classique de parer des maréchaux ferrants, qui n'arrange pas les choses!

Les talons sont trop hauts, la sole et la fourchette trop courtes et le pied perd ses fonctions. Pour vous donner une idée, c'est un peu comme une femme qui porte des hauts-talons, son pied se retrouve exagérément incliné. Normalement, la 3ème phalange doit être parallèle au sol. Normalement, au naturel...

Or, quand il est paré pour être ferré, un cheval a des talons trop hauts ce qui fait que cette 3ème phalange bascule vers l'avant et s'incline. Pauvres tendons et articulations! N'avez-vous jamais remarqué que certains chevaux fraichement ferrés semblent mal à l'aise le premier jour? Certains ruent, d'autres trébuchent...Ceci s'explique par le fait que le cheval a une sensation de fourmillements car la circulation sanguine est limitée.

Photobucket - Video and Image HostingThermogramme: en bleu, un membre ferré. Les autres sont sans fers. Le bleu témoigne d'un pied froid comparé aux autres car la circulation du sang est minimisée...

Imaginez vous quand vous portez des chaussures trop petites. Vous voudriez les enlever et vous le faites. Mais le cheval lui est contraint de les garder!

Ceci dit, la plupart ont pris l'habitude de cette entrave et oublient qu'ils la portent. Ceci n'est pas étonnant vu l'âge auquel on commence à les ferrer!

Et c'est encore un autre problème malheureusement. La première erreur commence dès la naissance du poulain.

Aujourd'hui et pour soit disant des questions de sécurité et de commodité, la plupart des poulains naissent sur un nid bien douillé plein  de bonne paille épaisse, dans des boxs capitonnés. Certes c'est plus agréable me direz-vous! Mais dans la nature, les poulains tout juste nés se mettent debout et se mettent en mouvement. N'oublions pas non plus la nature du cheval qui est un herbivore et donc une proie et qu'il doit prendre la fuite à la moindre alerte de danger. Les poulains aussi doivent suivre leur mère et courir le plus tôt possible.

Tout celà pour en venir au pied du cheval. Le pied du poulain doit rapidement se trouver sur du dur pour que tous les os prennent bien leur place dans ce que l'on appelle la boîte cornée. Sur sol mou, ceci ne se fait pas correctement. Le sol dur permet aux tendons de rester élastiques et de se renforcer. Si un poulain ne dispose que de sols mous, le sabot pousse anormalement et se transforme en sabot contracté ou "encastelé". Le problème est que la troisième phalange et ses processus palmaires (os dans le sabot) finissent leur croissance aux 6 ans du cheval. Ces sortes de renforts à l'arrière donnent au pied sa stabilité et pour se développer correctement, ils ont besoin de suffisament d'espace.

Or le pied devenant contracté depuis le plus jeune âge du cheval, on comprend bien que ceci est un grave problème qui finira par avoir de lourdes conséquences!

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A gauche et au milieu, des pieds contractés, à droite, un pied sain comme il doit l'être. Vous la voyez la différence?

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Deux autres pieds contractés...

Plus tard, le jeune cheval est ferré dès qu'il est en âge de travailler. Et pour certains, celà commence très tôt. Les chevaux de courses ne courent-ils pas dès l'âge de 2 ans? Que d'erreurs commises! On comprend bien pourquoi la durée de vie des chevaux sauvages est nettement supérieure à celle de nos chevaux domestiques! Elle serait jusqu'à 5 fois supérieure...

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A gauche, un pied nu: regardez comme le pied s'étire et s'aplatit, épouse le sol, pour amortir les chocs.

A droite, un pied ferré: inutile de vous expliquer je crois! Le dessous du pied n'est plus en contact avec le sol. Le fer renvoie les ondes de chocs directement dans les jambes du cheval, ce qui crée à plus ou moins long terme, problème articulaires et tendineux, naviculaires, fourbure...

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  Ci-dessus, explication de ce qui vient d'être dit.

Ci-dessous, quelques photos de notre stage: partie théorique:

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Ici, Patrice Martin nous parle des différents outils utilisés pour le parage.

Photobucket - Video and Image Hosting La leçon avec preuves à l'appui avec un pied mort!! De bons matin c'est pas très réjouissant!Mais il faut passer par là... Admirez le beau tableau!

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Ici, c'est une radiologie d'un pied ferré. L'image parle d'elle-même et donne à réfléchir. Les deux lignes rouges montrent bien que la 3ème phalange n'est pas parallèle au sol comme elle devrait l'être. Si on continue de tracer les lignes, elles se croisent......Talons trop hauts, etc, etc.....

   

Après avoir vu comment était fait un pied de cheval de l'intérieur et de l'extérieur et comment il fonctionnait puis pourquoi la ferrure était une entrave à son bon fonctionnement et causait de sérieux problèmes, nous allons voir maintenant qu'il ne suffit pas de déferrer. En effet, il est important de parer correctement le sabot de manière à lui redonner une forme naturelle et fonctionnelle.

   

II- La pratique sur des pieds morts ou l'apprentissage d'un parage adapté.

Allez je me remets au boulot!

Donc, la 2ème partie de notre stage c'est la pratique de cette méthode de parage que l'on a vu sur papier...

Et entre la théorie et la pratique il y a tout un monde!

Car une fois qu'on a les outils entre les mains, c'est plus pareil!

Première opération: il nous faut "préparer" les pieds morts...

Sympatique de bon matin mais bon, y'a pas le choix, faut y aller! Dans la joie et la bonne humeur, nous voilà partis en direction de notre "support" de travail, entreposé la veille dans un atelier, à l'abri des mouches et de la chaleur..

Déjà l'odeur est suspecte mais supportable. Eh oui, ça fait déjà deux jours que les chevaux ont étés abattus...

Alors, bien méticuleusement, on les emballe dans des sacs plastiques et on les scotche. Ensuite on rince le sabot plein de sang.

Désolée pour les détails mais c'est pour vous mettre dans l'ambiance!!!

Ensuite on prend chacun notre pied, (ah ça y est je vous vois sourire! Esprits tordus!), ou plutôt un pied mort.

On s'installe bien gentiment et c'est parti!

Les outils (reinettes) sont bien affutés, on peut commencer.

Avant tout, il faut retirer les fers. Eh oui, certains pieds portaient des fers. C'est effroyable, celà veut dire qu'il n'y a pas si longtemps ces braves chevaux servaient l'homme.... Bref....... Photobucket - Video and Image Hosting

A côté du prof, l'élève..... Photobucket - Video and Image Hosting

On ne rechigne pas et on prend les choses en main!

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La méthode du parage:

Ceci n'est que pour vous donner une idée du type de parage qui permet de rendre au pied un fonctionnement normal et l'aider à évoluer sans fers. Mais sachez que rien ne remplacera un stage avec un professionnel.

Le matériel nécessaire: rênettes gauche et droite ou double, râpe. Rogne pied et mailloche: peut être utile mais pas nécessaire. Et de bons gants pour ne pas risquer de se blesser! On peut utiliser en guise de trépied, un crik de voiture!! Ou un tabouret si le cheval reste en place!

Les différents étapes du parage:

- Examiner le sabot, ses angles, ses aplombs

- Parer la sole autour de la pointe de la fourchette sans aller au delà d'un cm de cette pointe (l'apex). Le croissant de la sole entre la pointe de la fourchette et la pince doit être au même niveau que la paroi car elle participe à l'appui.

- Parer la sole pour exposer la jonction entre la fourchette et la sole jusquà la moitié de la fourchette.

- Tracer la hauteur des talons, environ 3,5 cm à partir du haut du cartilage latéral ou environ 3 cm à partir de la limite des poils.

- Tracer un angle de 30° à partir de ce point, compris entre la couronne et la future surface plantaire.

- Parer la paroi selon le tracé en respectant les aplombs.

- Rendre la sole concave.

- Parer les barres: Elles doivent commencer à la moitié de la longueur de la fourchette et se terminer au talon. Elles doivent être rectilignes. Elles partent du niveau de la sole et se terminent en talon. A la moitié de la longueur des barres, la différence verticale entre le bord supérieur des barres et le bord de la muraille devrait être d'un cm afin que la sole puisse se dilater correctement. A la moitié de la longueur des barres, la différence verticale entre le bord supérieur des barres et le point le plus profond de la lacune latérale doit être aussi d'un cm. Dans le triangle des barres, la sole doit être relativement fine pour que le mécanisme du pied fonctionne correctement.

- Parer le dernier tiers de la fourchette de telle sorte qu'elle soit au même niveau avec la muraille.

- Faire la tournure du pied.

- Faire le scoop. (tailler de manière à rendre la muraille au niveau du quartier, un peu concave)

- Faire le mustang roll sur le bord de la muraille de la pince, surtout pour un cheval évoluant dans un terrain caillouteux.

Les parties du pied participant à l'appui, sont les talons et les glomes ainsi que le plateau en forme de demi lune à 1cm de la pointe de la fourchette.

Le but du parage est de faire de telle sorte qu'aucune pression ou tension ne viennent en opposition afin de toujours avoir un parfait fonctionnement du pied. La 3ème phalange doit être parallèle au sol.

On peut utiliser un outil de mesure qui pourra nous aider à mesurer et tracer les angles. Voir ici:

http://thehorseshoof.com/HoofAngle.pdf

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Voir ici pour l'explication en image mais en anglais!!!

http://www.thenakedhoof.com.au/html/mappingthefoot.htm

Comment parvenir à laisser un cheval sans fers?

AU delà du parage.......Celà suffit-il?

La réponse est non bien évidemment, car si c'était aussi simple.. Malheureusement non. Avoir la démarche de déferrer puis de parer comme il se doit ne suffit pas pour aller sur le chemin de la réussite. Il faut se donner les moyens d'y parvenir.

Dans un premier temps, il faut que le cheval vive dans des conditions de vie les plus naturelles possibles.

Il faut savoir aussi que le cheval avec un métabolisme sain ne posera aucun problème pendant la transition vers le pied nu. Une fois déferré et paré comme il se doit, le cheval va devoir évacuer des déchets métaboliques qui se sont accumulés pendant toutes ces années de ferrure. Ces déchets sont libérés dans le sang et doivent être éliminés par le foie et les reins. (La circulation sanguine augmente du fait du déferrage). Si ces organes ne fonctionnent pas normalement, le corps s'empoisonne. Le cheval peut mourir même si l'on peut noter une amélioration dans l'état de ses pieds. Ces faits sont fort heureusement très rares mais il faut savoir qu'ils peuvent exister.

La transition vers les "pieds nus" n'est possible que si on a la volonté et le possibilité de redonner au cheval un cadre de vie naturelle. Ou tout du moins le plus naturel possible, ce qui n'est pas toujours évident.

Le cadre de vie doit être adapté au cheval et non à son propriétaire. Cet aménagement représente au moins 50% de la réussite. Un cheval n'est pas fait pour vivre 24h/24 en box. Il doit avoir une liberté de mouvement sur tout type de terrain pour avoir une bonne circulation sanguine à l'intérieur du pied. Si le terrain est plutôt mou, il est très bien de pouvoir y ajouter des cailloux. En effet, le dur stimule la pousse du pied et renforce le pied. La corne s'adpate par rapport au terrain. Mais le dur est très bénéfique pour le pied nu. Et il faut aussi faire marcher le cheval le plus possible sur terrain dur et caillouteux ou bitume.

La compagnie d'autres chevaux stimulera ses déplacements et sera bonne pour son moral, étant un animal grégaire et social. Sachez aussi que la solitude est cause de déprime et qu'un cheval en groupe sera toujours plus équilibré et heureux...

Si possible, construire un pédiluve pour permettre au cheval de se mouiller les pieds. L'eau tient en effet une place importante pour obtenir un pied sain. Elle participe activement à la décontraction du pied et permet d'avoir une bonne élasticité. Une perte de cette élasticité entraîne un mauvais fonctionnement du pied, une mauvaise circulation sanguine et une mauvaise absorption des chocs. Sachez aussi que la rosée du matin est très utile, autant que les périodes boueuses de l'hiver. Alors si vous ne pouvez pas faire un pédiluve, contentez vous de faire tremper les pieds de temps en temps, par temps très sec. Une rivière à proximité est l'idéal.

En se donnant les moyens, on devrait pouvoir parvenir au pied nu. Après, laissons la nature faire le reste!

Et surtout..................soyons PATIENTS!

Sinon autant arrêter tout de suite....

III- La finalité du stage ou le parage de nos chevaux

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EN GUISE DE CONCLUSION:

Tous les chevaux peuvent vivre sans fers. La transition vers le pied nu peut etre plus ou moins longue selon les chevaux, ce qui peut parfois mener à se décourager. La durée de la transition peut aller jusqu'à plusieurs mois, voire un an, tout dépend de lasouffrance et de la détérioration de l'intérieur du pied.

A partir du moment où on va redonner un bon fonctionnement aus pied (parage, conditions de vie), on va pouvoir résoudre des prolbèmes tels que la fourbure, la seime, la fourmillière, la maladie naviculaire...

Il faut se donner le temps pour arriver à obtenir un cheval aux pieds sains même si parfois on aurait tendance à perdre patience.

On ne peut effacer en quelques jours des années de souffrance.

BON COURAGE!!!!

Photobucket - Video and Image HostingADMIREZ LE NATUREL.........

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Posté par azurchevalnature à 12:30 - Le parage naturel et le cheval pieds nus - Commentaires [22] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


28 février 2007

Sur quel sabot danser: Pied nu ou ferré?

Article paru sur:

http://www.terrenature.ch/article/article.php?id_art=677

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20 Avril 2006 - CHEVAL Pieds nus ou ferrés
Sur quel sabot danser?
Véronique Curchod
Des siècles de tradition ont ancré le ferrage dans le quotidien des hommes de chevaux. Depuis peu, une nouvelle tendance se dessine: de plus en plus de cavaliers choisissent de laisser leur monture pieds nus. Ils font alors appel à des spécialistes du parage naturel

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Par conviction, Fabienne Begert a choisi de ne pas ferrer Toscane. Photos

Véronique Curchod

Animal des steppes, le cheval est né pour vivre pieds nus tout en parcourant

de grandes distances pour se nourrir et s’abreuver. Mais l’homme a

complètement modifié son environnement, son utilisation et les terrains où

il évolue. Dans ce nouveau contexte, le fer offre une protection au sabot pour

éviter une usure trop rapide.

Retour aux sources
Toutefois, on assiste depuis plusieurs années déjà à une prise de conscience à

propos du mode de détention et du quotidien des chevaux. Des propriétaires

toujours plus nombreux cherchent à leur offrir un cadre de vie plus conforme

à leurs besoins. Laisser son cheval pieds nus s’inscrit dans la logique de ce désir

de retour au naturel.
Ainsi, un courant venu des Etats-Unis (avec les thérapeutes Jaime Jackson,

Pete Ramey) et d’Allemagne (avec la vétérinaire Hiltrud Strasser) remet en

cause le bien-fondé du ferrage et propose comme alternative le parage

naturel. Différentes techniques sont utilisées, visant toutes le même idéal:

permettre l’utilisation du cheval non ferré, quelle que soit sa discipline.

Que reproche-t-on donc au ferrage? Les clous abîment la paroi et l’affaiblissent.

La circulation sanguine diminue dans le pied car celui-ci ne peut plus assurer

correctement sa fonction de pompe. Les chocs sont moins bien absorbés,

provoquant des vibrations dans les membres, alors que la texture de la corne

perd en qualité et que la sensibilité diminue.

En choisissant de laisser son cheval pieds nus, on permet au sabot d’assumer

pleinement ses fonctions. Mais déferrer ne suffit pas. Avec l’aide d’un

spécialiste, on cherchera à retrouver les caractéristiques du pied du cheval

sauvage: un talon bas, une pince courte, un bord arrondi, une sole concave

et une fourchette large, qui sert d’appui sur toute sa surface.

Pas d’improvisation
Une période de transition est indispensable pour permettre aux différentes

structures de s’adapter. Cette période, qui peut être douloureuse pour le cheval,

dure de quelques semaines à une année. Le cavalier doit être conscient de ce

temps d’adaptation et, si nécessaire, accorder à sa monture un temps de repos ou

de diminution d’activité.

Le sabot doit être paré et très régulièrement suivi pour lui maintenir sa forme et

imiter le plus possible une usure naturelle. Les partisans de la méthode rappellent

que pour obtenir des sabots sains, il faut considérer le cheval dans son ensemble

et son environnement. Son cadre de vie doit lui permettre d’effectuer un

maximum de mouvement tout au long de la journée, en partie sur sol dur.

L’alimentation joue aussi un rôle important. Laisser son cheval pieds nus ne

s’improvise donc pas!

Tous les équidés peuvent-ils travailler pieds nus? Oui, disent les partisans de

la méthode. Il convient toutefois de nuancer cet optimisme et de considérer

chaque cas individuellement. Utilisation, mode de détention, qualité de la corne,

race, terrains sont autant de facteurs dont il faut impérativement tenir compte.

Le bien-être du cheval en dépend! Nos poulains ne sont pas élevés dans les

conditions optimales qui leur permettraient de tous rester pieds nus. Rappelons

notamment que, au contraire de ce qui se produit dans la nature, la qualité des

sabots n’est pas, en élevage, un critère de sélection. Les terrains sur lesquels

évoluent les équidés sont souvent tendres (pâturage, stabulation) et leur

environnement a été profondément modifié. Il faut donc savoir faire preuve de

bon sens et accepter les compromis.

Alors se trouve-t-on à la veille d’une véritable révolution? Certainement pas.

Des chevaux ont de tout temps travaillé sans fers. Mais cette nouvelle mode

a le mérite de susciter une prise de conscience quant au ferrage, à ses

conséquences positives et négatives et à ses alternatives. A chacun alors de

choisir en connaissance de cause.



Photobucket - Video and Image Hosting Margit Köglsperger est une spécialiste allemande

du parage naturel.

L’harmonie sans fers

Colinda, la jument de Jean-Luc Mayor, de Cheval Mon Ami, à Caux (VD), a été ferrée pendant plus de dix ans. Mais comme ses pieds – surtout les postérieurs – se déformaient de plus en plus, il a fallu trouver une alternative au ferrage traditionnel. Des fers Cytek puis NBS ont été utilisés, avec lesquels Jean-Luc Mayor a obtenu de bons résultats. Mais depuis deux ans, Colinda est déferrée et l’amélioration au niveau de la forme de ses pieds est depuis lors vraiment phénoménale: après déferrage, Colinda a retrouvé l’harmonie dans ses mouvements et est redevenue apte à être montée.
Toscane, cheval CH de 9 ans, n’a été ferré qu’une fois dans sa vie, lors du test en terrain. Lorsque Fabienne Begert, de L’Isle (VD), acquiert cette jument, elle est déjà pieds nus. Par conviction, Fabienne Begert décide de ne pas la ferrer. Toutes les deux semaines, elle pare les pieds de Toscane et un maréchal lui contrôle régulièrement les aplombs. Adepte de l’équitation de loisir (saut, dressage, balade...), Fabienne adapte son programme à sa jument et n’hésite pas à renoncer à une compétition si Toscane devient sensible des pieds.



+ d’infos

Véronique Curchod est vétérinaire de formation et collaboratrice occasionnelle de Terre&Nature.
Site de la clinique et de l’association du Dr Hiltrud Strasser:
www.hufklinik.de
Autres sites:
www.thenakedhoof.com
www.hoofrehab.com

Posté par azurchevalnature à 16:53 - Le parage naturel et le cheval pieds nus - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 mars 2007

Comparatif pieds nus de Nenes, hongre de 13 ans à un an d'intervalle

Nenes est un hongre bai de 13 ans, origine inconnue, type barbe espagnol. Il est déferré depuis le 26 février 2006. Voici les photos de ses pieds à un an d'intervalle.

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Antérieur droit, le 4 avril 2006, soit un mois et demi après son déferrage.

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Antérieur droit, le 27 février 2007, un an après son déferrage

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Antérieur gauche, le 4 avril 2006, soit un mois et demi après son déferrage.

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Antérieur gauche, le 27 février 2007, un an après son déferrage

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Postérieur droit, le 4 avril 2006, soit un mois et demi après son déferrage.

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Postérieur droit, le 27 février 2007, un an après son déferrage

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Postérieur gauche, le 4 avril 2006, soit un mois et demi après son déferrage.

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Postérieur gauche, le 27 février 2007, un an après son déferrage

Le bilan: Nenes est un cheval qui a été relativement à l'aise dès son déferrage. Il faut d'ailleurs noter qu'il n'a été que très peu ferré dans sa vie.

Si on compare les photos de chaque pied à environ un an d'intervalle on peut remarquer une évolution. En effet, la forme globale a changé: le pied qui était au départ de forme allongée s'est maintenant arrondi.

On peut voir aussi que la fourchette s'est élargie ainsi que les lacunes latérales. Globalement, la corne du pied est plus solide, il n'y a plus d'écailles sur le pourtour.

L'expérience est très positive. Le cheval est à l'aise sur tous terrains, il marche bien partout et à toutes les allures: sur les gravillons autant que sur les gros cailloux, sur le bitume.

Posté par azurchevalnature à 13:02 - Le parage naturel et le cheval pieds nus - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Des liens pour aller plus loin au sujet du cheval pied nu et du parage naturel....

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Mon cheval pieds nus et sans complexes!!!!

Afin d'aller plus loin à propos du sujet "pied nu et parage naturel et afin d'élargir votre réflexion, voici quelques liens de sites intéressants. Si vous en trouvez d'autres, merci de me les communiquer!!!

En France, où je trouve qu'il n'y a pas encore assez de sites "poussés" malheureusement:

- Le site de Patrice Martin, le seul maréchal ferrant de France qui a abandonné la ferrure au profit du pied nu. Il réalise le parage naturel et organise des stages à ce sujet ainsi que des stages éthologie.    

http://hobbyfarm.free.fr/hobby_accueil.htm

- L'association française du parage naturel: http://afpn.free.fr/index.htm

- Un site très complet avec un forum de discussion: http://achevalpiedsnus.free.fr/index.htm

-Un autre site très instructif: http://sabotsnus.free.fr/

- D'autres sites abordant le sujet:

http://perso.orange.fr/6horses/index.htm

http://www.equinextion.com/quinextionpourlechevalquotnaturellementquot/index.html

http://intenso.free.fr/ironfreehoof/intenso/

http://dadagnes.free.fr/page22piedsnus.htm

http://nacre.asso.biz/article.php?id_article=17

http://bberthelet.free.fr/parage.html

http://ardennesacheval.free.fr/chevaux/stageparage/stage_parage.htm

En Belgique:

- Un excellent article sur le "pied nu" écrit par un véto et des liens vers des sites qui montrent qu'un cheval sans fers peut faire de la compétition et n'en sera que plus performant!

http://horsevet.be/index.php?option=com_content&task=view&id=32&Itemid=33

Et voici les liens vers de nombreux sites anglophones donc si vous comprenez l'anglais, foncez, vous y trouverez de nombreuses infos précieuses ainsi que de riches photos!! A vos dicos!

En Australie:

http://www.thenakedhoof.com.au/

http://www.aebm.org.au/Default.asp

http://www.hoofworksaustralia.com/

http://www.wildabouthooves.com.au/

http://www.equinebarehoofcare.org/index.html

http://www.ausequinearts.com/

En Nouvelle-Zélande:

http://www.naturalhoof.co.nz/

Aux USA:

http://www.aanhcp.org/

http://www.naturalhorseworld.com/index.html

http://www.thehorseshoof.com/

http://www.marthaolivo.com/

http://www.primechoice.com/jaime-jackson/

http://www.hoofrehab.com/

http://www.equinepodiatry.net/

http://www.naturalhorsetrim.com/

http://www.barefoothorse.com/

http://www.tribeequus.com/

En Grande-Bretagne:

- des galopeurs pieds nus! http://www.simonearleracing.com/

- Du dressage pieds nus! http://www.lucindamcalpine.co.uk/ 

http://www.hoofcareunltd.com/Emma%20Hindle.htm      http://www.equethy.com/competition/dressage.htm

- De l'endurance:   http://www.equethy.com/competition/endurance.htm

http://www.fnesaddles.com/uploads/Barefoot/PDF/Endurance%20GB%20mag%20version.PDF

- Du concours complet:  http://www.naturalhorsetrim.com/Section_23.htm

QUI A DIT QU'UN CHEVAL NE POUVAIT PAS FAIRE DE COMPETITION PIEDS NUS?

On a bien du retard en France et nos pensées sont décidément bien archaïques aussi! Il serait temps de prendre exemple sur nos voisins qui eux ont osé et ça marche!!!

Posté par azurchevalnature à 13:18 - Le parage naturel et le cheval pieds nus - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Raid Sandra et Patrice Martin sans fers ni mors: communiqué de Presse avant le raid

Le défi du naturel

De l’Aigoual à Lyon  sans fers, ni mors: Suivez ce raid!

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Arrivée Mecredi 1 novembre 2006 Salon Equita-Lyon

Photobucket - Video and Image Hosting Départ Mecredi 18 Octobre 2006 Breau & Salagosse

Nous allons prouver que c’est possible Photobucket - Video and Image Hosting

Patrice et Sandra Martin Hobby Farm, La Mouline 30120 Breau et Salagosse 04 67 81 92 97- 06 78 56 17 13 http://hobbyfarm.free.fr hobbyfarm@free.fr Contact presse: ODYSSEE production 04 72 23 05 70 Mey-Odyssee@wanadoo.fr  Patrice et Sandra Martin Hobby Farm, La Mouline 30120 Breau et Salagosse 04 67 81 92 97- 06 78 56 17 13 http://hobbyfarm.free.fr hobbyfarm@free.fr

Le défi du naturel 14 jours à cheval sans fer ni mors

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Actuellement, on vit de plus en plus le retour au naturel et l’équitation n’y échappe pas. Est-ce un effet de mode ? Ou tout simplement le souci de donner un maximum de bien être à nos chevaux ? Doit-on laisser de côté nos différents harnachements pour adopter les différentes brides sans mors ou simple licol ? Doit-on abandonner les fers pour passer aux pieds nus ? Doit-on laisser enfermer nos chevaux dans des boxes ou bien leur laisser la « liberté » ? Des questions ou chacun y trouvera ses réponses avec la plus grande liberté. C’est pourquoi nous avons décidé de rejoindre Equita’Lyon en partant de Bréau et Salagosse, petit village des Cévennes, afin de faire découvrir, à tous les cavaliers à la recherche du naturel, notre façon de faire, de partager notre expérience sur le parage naturel, leur montrer que ça fonctionne et peu importe la distance et le terrain parcouru , redonner le moral à ceux qui ont déferré et dont la période de transition est difficile, faire taire les discussions du genre « c’est pas possible » « ça peut marcher que pour les cavaliers du dimanche ou ceux qui n’ont pas de chemins caillouteux… » En aucun cas, il n’est question de rentrer en polémique avec les utilisateurs de mors ou de fers. Cette démarche a pour but d’aider, de soutenir et de faire connaître une autre manière d’utiliser le cheval en se rapprochant de son naturel.

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En ce qui nous concerne, nous avons dans notre centre equestre, fait le choix, chevaux en liberté et en troupeau, sans fer et sans mors.

"L’homme à chassé le naturel, Patrice et Sandra le font revenir au galop. Hobby Farm, c’est d’abord est un centre équestre au sens large. Organisation de randonnées de courte et de longue durée, stage d’équitation naturelle, élevage et pension. Les randonnées se déroulent dans le splendide parc de Cévennes; le causse Méjean et les chevaux de Prejwalsky survivance préhistorique, les bisons et autres découvertes insolites sur une durée de 6 jours. De même durée la descente aux Saintes Marie de la mer à travers les terres de Sommières et la lagune camarguaise. Patrice organise, c’est nouveau des stages de parage naturel." Cheval au naturel Septembre 2005,

Photobucket - Video and Image Hosting Patrice Martin Maréchal ferrant diplômé de l’Ecole Internationale de Maréchalerie Brevet Fédéral d’Equitation Ethologique 3eme degré 1er Maréchal ferrant en France à pratiquer le parage naturel et à abandonner la ferrure

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Sandra Martin Accompagnatrice de tourisme équestre BTS productions animales Eleveuse de chevaux Appaloosa Fondation

Le centre équestre, Hobby Farm, crée et animée par Patrice et Sandra Martin est un centre d’équitation vraiment naturelle, c’est le temple du bon sens éthologique.

En adaptant mon expérience et la théorie du Dr Strasser, j’applique le parage naturel sur nos chevaux et sur les chevaux de ma clientèle. Chaque cheval demande une intention particulière et j’adapte ma méthode au cas par cas.

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Napache Jument pie bai. Origine inconnue, 5 ans 1/2 Jamais ferrée

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Nouba Jument grise, 5 ans 1/2 Père Arabe x Pottock; mère: Arabe x Camargue  Jamais ferrée

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Estrella Jument palomino, 6 ans 1/2 Croisement de Lusitanien Ferrée 3 fois (1an)

Napache, Nouba et Estrella sont parfaitement à l’aise pour ce raid, en forme, sans  fer, sans mors: Bien dans leur corps bien dans leur tête.

"Le docteur Strasser nous avait expliqué en long et large qu’un sabot de cheval se devait de rester souple, car cette souplesse agit dans la jambe du cheval comme une pompe relais dans la circulation sanguine. Figer cette respiration par un fer c’est risquer à terme des accidents gravissimes. D’ailleurs suivant le docteur, c’est une des raisons du raccourcissement de la durée de vie des chevaux. L’expérimentation, la vrai; Patrice la conduite en vrai grandeur et force est de constater que le sabot s’adapte, pousse pour compenser son usure et se renforce suivant les terrains qu’il parcoure. Un groupe d’observation lors des grands raids organisés par Patrice et Sandra a été constitué. Un vrai protocole scientifique, avec photos témoins et saisi d’empreintes journalières..." Cheval au naturel Septembre 2005

Le parcours et les points de rencontre

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  • 19 Octobre Mont Aigoual: Départ de Breau, Passage sous l’Aigoual vers mi journée
  • 26 Octobre soir La Roche sur Grâne La Margerie 26400
  • 29 Octobre soir Treigneux-Hauterives Le lit de la galaure 26390
  • 1 Novembre Equita-LyonParc Eurexpo Lyon-Chassieu

Contact interview: Directement Sandra et Patrice au: 04 67 81 92 97 / 06 78 56 17 13,

Sur les lieux d’étape ou en suivi,

Sur leur stand à Equita-Lyon pendant la durée du salon.

L’aventure va être filmée. Nous pourrons vous fournir si nécessaire, sans droits ni exclusivités : Des «Ourses» vidéo professionnel avec contenus généraux & Itw témoignage. Des photos A4 300DPI Des comptes rendu rédactionnels

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Contact Presse Odyssée production Tel: 04 72 23 05 70 Port: 06 08 26 38 68

Mey-Odyssee@wanadoo.fr

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Posté par azurchevalnature à 13:22 - Le parage naturel et le cheval pieds nus - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


Raid Sandra et Patrice Martin sans fers ni mors: résumé du périple

LE  DEFI  DU  NATUREL

LE  DEFI  AU  NATUREL : Le Récit

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Il y a quelques mois, Patrice et moi avons une drôle d’idée, rejoindre Equita’Lyon depuis les Cévennes avec nos trois chevaux sans mors et sans fer.

Cette aventure, nous allions l’appeler « le Défi au Naturel ».

Parti le 18 octobre 2006 de l’Espérou (Gard) sous un brouillard et un froid glacial, nous avons commencé notre périple.

La météo était loin d’être avec nous, puisque nous avons subit ce que dans les Cévennes on appel « les épisodes Cévennol », c'est-à-dire de la pluie battante pendant 3 jours 24h/24.

Mercredi 18, nous arrivons au Mont Aigoual, à 1570m d’altitude vers midi dans le vent, le brouillard et la pluie. Plusieurs de nos amis cavaliers nous attendent et nous prenons un café chaud tous ensemble avant de repartir. Nous recevons en guise de réconfort du saucisson des chocolats et des sablès pour occuper nos premières soirées pluvieuses !

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Après une petite heure, nous repartons ou plutôt nous partons pour l’Aventure…

Nos juments sont motivées, elles avancent d’un pas franc et décidé. Direction Air de côte, premier sentier caillouteux, ça ne sera pas le dernier !

Il pleut, le brouillard est épais, les pierres glissent sous nos pieds et le sentier se rétrécie mais Estrella avec ses grosses sacoches (45kg de poids mort) s’en sort plutôt bien entre les arbres.

Nous avions vu à l’entraînement que cela ne lui déplaisait pas d’être « jument de bât » malgré son inexpérience.

Puis dans un virage, une marche !le sentier est très étroit et fait en grosses plaques de schiste.

Je passe en premier, Napache suit, je la laisse sauter, elle glisse sur les pierres et part en arrière dans le ravin. Me sentant entraîner par la longe (longue heureusement) je tire de toutes mes forces, ce qui la remet dans le bon sens, elle pédale dans le vide et remonte sans égratignure, je ne sais pas comment. Première frayeur, premiers pleurs.

Puis Estrella saute seule,  puis Nouba, elle glisse mais que des postérieurs et arrive à se rattraper.

Il pleut toujours, j’avais commandé de bons pantalons huilés mais ils ne sont pas arrivés ! (Nous apprenons plus tard qu’ils étaient dans notre boîte aux lettres le jour même !)

Nous dépassons Air de Côte et arrivons sur un grand chemin cette fois. Il pleut toujours de plus en plus. Après plusieurs heures de marche, nous arrivons à St André de Valborgne vers 18h30. Bien sûr, pas au bon endroit car la pluie s’est à force infiltré dans le porte carte et notre carte s’est déchirée et est devenue illisible !

Nous étions donc dans la forêt dans le brouillard et sans carte, GENIAL !

Heureusement, nous avons trouvé de petits panneaux indiquant des maisons, nous les avons suivit. Quelle journée !!

Nous arrivons au gîte et parquons les juments dans un pré au bord de l’eau. Nous mangeons les bons champignons que nous avons ramassés et nous nous régalons.

Après une première nuit à l’abri (pour nous), les juments sont toujours trempées et il pleut toujours autant. Leur parc est inondé car l’eau a monté durant la nuit de 2 mètres et le courant est fort dans la rivière. Nous décidons de partir mais sur l’unique petite route, à 50 m les roches se sont éboulées et tout le monde doit attendre que la DDE la débouche. 11heure, ça y est, nous pouvons passer entre les engins oranges clignotants. Nous marchons car à cheval avec cette pluie battante, nous aurions trop froid. Nous traversons un village et trouvons le sentier initialement prévu. Ce n’est plus un sentier qui monte mais un petit torrent qui coule à flot : impossible de monter !

Nous retournons dans ce village et entamons un chemin, il monte, il monte sur une petite route, il pleut toujours, nous commençons à mouiller. Nous arrivons à un château après 2h00 de grimpette « gentille ». Nous trouvons 2 GR qui amènent au même endroit. Nous prenons le plus plat, il est étroit, plein de pierres glissantes. D’un côté la montagne, de l’autre le ravin. Nous entamons la corniche des Cévennes. Les juments sont très courageuses et marchent d’un bon pas sur ce sentier pas plus large qu’elles. Elles nous impressionnent ! Estrella marche seule, passe entre les branches sans s’accrocher alors que Napache reste encore coincer avec ses petites sacoches.

Nous devons les faire sauter un petit cours d’eau sur le sentier, mieux vaut ne pas se louper !

Elles sautent sans souci, nous font confiance. Puis encore plus loin, dans une 2eme virage, un autre cours d’eau à sauter avec plein de pierres encore plus grosses, encore une fois, elle n’hésitent pas. Napache glisse un peu à la réception, elle n’est plus rassurée sur les cailloux quand il faut sauter. Puis le sentier se rétrécie, de plus en plus, Nouba fait ébouler de la terre tellement elle marche au bord, puis son pied arrière glisse dans le vide, elle commence à être emportée, je crie derrière en voyant cela, Patrice a le réflexe de tirer la longe, ouf, on a encore échappé au pire, elle n’a qu’une égratignure au postérieur. Cela devient dangereux, et ne nous rassure pas. Puis dernier virage, le gouffre, un torrent, le vide et pour traverser, une toute petite passerelle en bois, pas assez large pour les juments et trop glissante !

Il faut faire demi tour, c’est l’angoisse. Nous sommes parti depuis 5h00 au moins et nous n’avons pas fait beaucoup de kilomètre.

Faire demi tour, oui mais comment, le sentier est trop étroit, il faut faire reculer les juments, là nous voyons que l’équitation éthologique sert, une simple pression sur la longe et même de loin pour la jument bâtée, et elles reculent, pas d’énervement, tout est fait dans le calme. Les juments n’ont jamais été stressées, elles attendent simplement les instructions et font ce qu’elles ont appris. Bien sûr, il est arrivé parfois qu’elles aient peur de quelque chose et sont parties très vite, mais elles se calment aussi vite et repartent comme s’il n’y avait rien eut. Chaque jour, elles nous ont épaté, pour des chevaux jamais partis en randonnée !

Ouf, elles ont tourné, nous repartons dans l’autre sens, encore une heure de perdue et refaire tous ces obstacles difficiles. Nous sommes à nouveau au château, il reste un sentier, notre dernière chance.

Il grimpe raide, il glisse, un saut à faire, nous marchons lentement, les chaussures remplies d’eau et je commence à fatiguer. Ca y est, on est au sommet de la corniche des Cévennes, à 954m d’altitude, on ne voit rien tellement il y a du brouillard. Le pire est qu’on a soif !! On boit de l’eau !

Sur l’autre versant, le sentier est meilleur et moins dangereux et on descend. Nous arrivons à la tombée de la nuit  à Soulatges, hameau perdu, où l’on nous indique une ancienne ferme.

Tant mieux, on va pouvoir tous se sécher.

Il commence à faire nuit et les propriétaires (âgés au moins de 80 ans) se méfient. La propriété est magnifique, des parcs verts et clos et une ferme immense avec au mois 12 chambres. Ils nous proposent de nous héberger…  sous un petit abri (2m x 4) où il y a 10cm d’eau sur la terre battue et un bordel monstre dont une veille charrette remplie de trucs en vrac (ça sera notre lit), pour les juments nous devons faire un parc de 10m sur3 et il pleut toujours à seau. Quelle déception ! En plus on dort prés de la chaufferie !

Quand même on aurait bien aimé une grange pour se mettre à l’abri. Surtout qu’il y a pleins de dépendances mais fermées à clé.

Quelle nuit agitée : après avoir mis nos derniers rechanges secs, avoir avalé notre soupe cuite sur notre réchaud et s’être mis dans nos sacs humides sur la charrette, nous sommes installés pour quelques heures de repos. Mais tout à coup, tout le monde galope, les chevaux se sont échappés dans les parcs, il pleut, il fait noir nuit, il doit y avoir des sangliers.

Nous sautons dans nos chaussures mouillées et courons après nos juments, ça y est, tout le monde est rattrapé, mais nous sommes trempés, en prime, l’orage !

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Nous décidons d’attacher les chevaux pour le reste de la nuit. Heureusement, le Maire du village et un citadin nous avait aidé pour fermer notre abri avec une grande bâche, ce qui limite les dégâts, ce dernier nous avait même invité à dormir chez lui mais nous ne voulions pas laissé les chevaux tout seul et nous avons bien fait. Tout de même, il a séché nos vestes et nos polaires et même remplacé nos mouchoirs !

Le lendemain matin, les propriétaire rassurés nous ont offert le café et les biscottes. On se régale.

Nous partons vers 10h30 après avoir tout remballé, il pleut moins mais toujours. Nous avons perdu beaucoup de temps et il faut avancé. Le brouillard se lève. Nous descendons à Ste Croix Vallée Française, nous ne sommes pas très loin. Le matin, nous marchons toujours, nous avons 2 cols de 800m à passer aujourd’hui. Les chemins sont encore difficiles et le mauvais temps n’arrange rien. Puis nous arrivons vers St Etienne Vallée Française où nous avons demandé à Christian de nous ramener des rechanges et de l’orge pour les juments. Tout est trempé : les duvets, les chaussures, tous les habits, la tente et toute la nourriture !

Le portable ne passe pas, on s’attend au bon croisement mais pas en même temps, on se loupe. Pas de chance. Nous continuons et trouvons un gîte équestre, tant mieux, nous sommes tellement trempé que nous prendrons n’importe quoi.

Le propriétaire nous dit que ses parcs sont partis avec la crue, qu’il reçoit déjà des gens, bref que l’on ferait mieux de camper à 1km. Ca serait mieux pour qui ? Pour nous ? Pour les chevaux ? Ou pour lui ?  Je demande pour téléphoner quand même à ami (Christian). Ok mais pas sur un portable et vite fait m’a-t-il fait comprendre.

Nous repartons donc camper sur un ancien terrain de foot (où il y a plein d’herbe) et essayons d’allumer notre 1er feu de camp… en vain, les allumettes ont aussi pris l’eau !

Je repars encore dans la nuit jusqu’au gîte où on a du mal à me trouver cela !

Au retour, Pat a installé le campement succinct…une bâche pour s’abriter toujours de la pluie.

Mais le pire est de ne pas pouvoir se changer. Enfin, le feu brûle et nous nous réchauffons…un peu.

A 8h00, bonne surprise, Christian arrive avec tout ce qu’il faut, et en plus, il fait beau.

Nous partons ce samedi vers 10h00, il va faire chaud, c’est super. Nous rencontrons des promeneurs, des chasseurs, pleins de gens sympa et cela nous change.

Tous les jours, nous recevons pleins de sms et de messages et cela nous fait du bien, on pense à eux aussi.

L’après-midi dans la forêt, je trouve des champignons, des châtaignes et fait les réserves pour tout le monde, une vrai Cévennole !

A la fin de la journée, nous arrivons dans un hameau où nous décidons de nous installer. Le parc est beau plein d’herbe et de poires ! Nous effrayons à nouveau la population et après de brèves explications au chef de la tribu, nous sommes acceptés. Nous sommes fatigués de ces journées et nous dormons toute la nuit pour la 1ere fois, au sec. Nous rencontrons le matin, la propriétaire qui a une fille qui étudie l’éthologie équine à Rennes (quelle coïncidence) et nous sympathisons. Nous démarrons vers 10h00, les juments sont un peu raides au départ et au bout de quelques Kms, elles se chauffent, nous aussi, et au niveau des pieds, pas de problème, ils s’usent normalement et elles ne sont pas sensibles.

Dés notre départ, il commence à nouveau à pleuvoir (des fois qu’on s’habituerait au beau temps !) Nous faisons pas mal de petites routes ce jour car les Gr sont impossible à passer. Nous sommes vers 14h30 à Chamborigaud que nous traversons…en silence. Nous devons traverser un pont en fer qui résonne (style Bez pour ce qui connaisse).Les juments ne bougent pas, là encore impressionnant. A la fin de la journée, nous passons le col de l’Ance et devons retrouver dans l’autre vallée nos amies de Lyon, venues nous retrouver. A la tombée de la nuit, le dernier morceau de chemin à faire (2kms maxi), le sentier ne passe pas. Les boules….

Il pleut toujours, nous sommes encore mouillés et nous devons faire un grand détour pour les rejoindre. Il fait nuit, nous sommes encore dans la forêt, heureusement, nous leur avons dit de dénicher un parc pour camper et nourrir nos juments. Nous nous installons dans la nuit et sous la pluie, une seule maison à côté, la dame sera très serviable et nous indiquera un box propre en bois au fond du pré où nous pourrons manger et dormir à l’abri et nous donnera de l’eau potable.

Nous n’avons pas froid, nous avalons un festin que Janie et Aurélie ont amené.

Le matin vers 6h00, nous rentrons les juments pour qu’elles sèchent car la nuit a été terrible. Serrés mais tous ensemble !

Vers 11h00, nous décidons de partir sous une pluie battante. A14h30, nous pique-niquons tous ensemble, c’est sympa et faisons le ravitaillement d’orge. Nous voulons trouver un gîte pour le soir car tout redevient trempé et il faut sécher !

Janie nous trouve un gîte simple mais très bien avec un bon parc pour les juments à Monlfoc, hameau tout en pierre, typique de l’Ardéche.

Nous partons le matin sec et reposé, les juments nous attendent à l’entrée du parc, elles sont en forme. Nous prenons un sentier qui démarre juste sous le hameau, en pierre comme pratiquement toute l’Ardéche. Il fait beau, le soleil brille, tout va bien. Nous allons passé plusieurs gués plus ou moins larges dans la journée, nouvelle épreuve que les juments passent sans difficulté. Après un pique-nique ensoleillé, nous montons une pente assez raide et caillouteuse, la digestion est rude. Enfin, nous sommes en haut, je filme le point de vue tellement le paysage est beau. Aujourd’hui, nous avançons pas mal mais avec les dénivelés, les intempéries et les mauvais chemins, nous avons perdu beaucoup de temps, qu’importe, ce n’est pas une course et les kms sont là.

Nous arrivons sur les hauteurs de Banne, il faut descendre au village et le traverser. C’est une jolie ville fortifiée accrochée à la colline. Nous faisons boire les chevaux à la fontaine et continuons. Nous traversons le village de La Lauze, puis Bernas. Le paysage change, nous sommes en plaine, il y a des champs partout.

Pour cette nuit, nous nous arrêtons devant un petit château car il y a un parc clos et le propriétaire n’y voit aucun inconvénient qu’on s’y installe. Les juments sont contentes car en plus de se rouler, elles galopent et sautent de partout sauf Estrella qui est plus fatiguée et courbaturée, il faut dire qu’elle porte le bât tout le temps et que c’est un poids mort : quand nous marchons, dans les dénivelés, elle, elle porte son bât où le poids varie entre 30 et 50 kg.

Mercredi 25 octobre : nous partons sous un ciel gris et quelques gouttes d’eau. Les chemins sont larges maintenant et de moins en moins pierreux. Nous entamons la montée vers Vallon Pont d’Arc, la piste est large mais là très caillouteuse. Ca grimpe. Nous parcourons environ 16kms de ce chemin. Nous observons que les juments regardent bien où elles posent les pieds et choisissent le meilleur terrain. Pour arriver à Vallon, le Gr4 ne passe pas bien sur, donc nous empruntons la petite route qui rallonge. Cette route nous amène par Samzon et avant d’arriver à Vallon, nous devons traverser l’Archéche. 2 solutions : soit le grand pont à l’autre bout qui est une grande route, soit un pont romain à 1/2h à peine. Nous nous renseignons, apparemment ça passe. Arrivée devant le pont, surprise ! L’eau passe au dessus et on aperçoit à peine les pierres du pont, il y a un gros bruit et le courant si fort fait des vagues quand l’eau tape dans le pont. Nous sommes coincé, nous n’avons plus le temps de faire demi tour, le pont est long mais en face, il y a de l’herbe et ça serait idéal pour camper.

Nous ne  sommes pas tranquille, comment vont réagir les juments ? Si elles paniquent ?

Patrice voit voir en éclaireur, il a de l’eau presque jusqu’aux genoux. Il revient.

On se lance, Estrella en tête, n’hésite pas une fois de plus, Nouba suit en regardant à droite à gauche, Napache bloque quelque seconde puis se lance. Au milieu du pont, une vague s’écrase sur le pont, Napache fait un écart, elle a un postérieur sur le bord du pont, je la tire et on repart. Ouf on est passé, ça va mieux, pour une fois qu’il n’avait pas plu, nous avons quand même les pieds et les pantalons mouillés. Nous installons notre campement ;

Jeudi 26 octobre : nous traversons Vallon Pont d’Arc au nord, c’est très joli et touristique vu le nombre de camping ! Nous évitons le centre car il y a le marché. Nous montons vers St Denéze, à 450m d’altitude, il fait chaud ce jour, nos amies de Lyon nous rejoignent au pique-nique. L’après midi nous prenons la route et quelques chemins à nouveau pierreux. Il nous reste une piste à faire de 15kms environ et nous serons au point de rendez vous pour le campement. Janie et Aurélie restent pour dormir une fois encore et là il ne pleut pas. Nous leur avons donné le portable pour le charger dans la voiture.

Nous arrivons au ¾ quand plus de chemin ??

Cul de sac, les parcs, les constructions….

Nous savons qu’avant d’atteindre la route, nous devons trouver une petite rivière. Nous décidons de faire du hors piste et de descendre tout droit, c’est très raide et Pat espère que les juments ne vont pas glisser sur leur arrière main, encore une fois elles nous épatent !

Une fois en bas, on devine un sentier que l’on suit, la nuit tombe. Stop, nous avons de l’eau, en fait nous sommes dans la rivière ! Et là il y a trop d’eau. Estrella a déchiré une sacoche et commence à semer les affaires. Il fait nuit, je sors les torches. J’essaie de garder les 3 juments immobiles en file indienne dans l’eau en attendant que Pat trouve une solution, pas facile…

Il revient, la route est juste au-dessus, mais là c’est de l’escalade ! de nuit !

Une après l’autre et en liberté nous faisons passer les juments qui donnent tous ce qu’elles peuvent pour grimper. Ca y est, nous sommes sur la route, nous entrons dans la forêt noire et grâce au klaxon, nous pouvons retrouver Janie et Aurélie. Sans portable, elles commençaient à s’inquiéter et nous croyait perdu.

Encore une fois les pieds mouillés ! Je m’aperçois que j’ai perdu une chaussure dans la rivière que j’avais attaché sur le bât afin qu’elles sèchent, nous brûlons l’autre dans notre feu de joie ! Ce soir là c’est la fête, on raconte, on rigole, on brûle les chaussettes car on les met trop prés du feu, on se régale car les copines ont acheté des grillades et tout ce qu’il faut !

Le matin, nous partons comme d’habitude vers 10h00, direction Viviers. Il fait 25degre au moins, le chemin est large et très caillouteux. L’après midi, nous longeons en partie le Rhône, le chemin est parfait. Nous sommes à l’entrée de Viviers(prés de Montélimar). Nous campons au bord du Rhône, sous des platanes, sur un parcours de santé, il y a plein d’herbe et les juments se régalent. Au revoir la montagne, bonjour, le bruit ! Toutes les 10 minutes, les trains passent l’autre côté de l’eau, les péniches, les voitures au loin….

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Ce samedi, nous décidons pour traverser les parties les plus dangereuses et inintéressantes en véhicule : traverser l’autoroute, le Rhône, la grande route….

Le soir, arrivée au gîte de Hauterives(Drome), l’accueil est formidable, le repas délicieux et les chambres confortables, pour les chevaux, les paddocks sont propres et il y a du foin à volonté.

En plus, Corinne et son ami nous ont rejoint, cela est une soirée très agréable.

Dimanche : après avoir goûté toutes les sortes de confiture faite maison, nous partons sur de beaux chemins en herbe. On nous conseille de partir le long d’une rivière puis rejoindre Hauterives, cela évite la route et cela est très plaisant. C’est très joli et il fait beau. La drome des Collines, est une région idéale pour les chevaux, les prés, les vallées et les petites forêts.

Nous ne verrons pas le palais idéal du facteur cheval mais nous verrons son tombeau !

Les chemins sont bons toute la journée, plus rien à voir avec nos premiers jours. Le bivouac se passe tranquillement, les juments se sont bien reposées la veille et elles sont en forme.

Les vaches, une découverte pour nos juments, les surprennent et les font avancer rapidement en soufflant de leurs naseaux (à se demander qui était le taureau ?!)

Lundi, il fait beau mais le temps se rafraîchit tout de même. Nous percevons les bruits des villes et sentons l’arrivée.

Le soir, nous campons à Charantonnay et nous avons des invités : Janie, Aurélie, Corinne et Michel. La soirée autour du feu est très conviviale. Après une nuit fraîche et humide, nous partons pour Diemoz(Isère) ; 3h00 pour y arriver. Nous mettons les juments au paddock pour le reste de la journée et allons repérer notre itinéraire pour le lendemain car il reste 30kms et nous ne voulons pas arriver trop tard sur le salon.

Mercredi 1er Novembre :

Pour arriver à Equita’Lyon, nous devons suivre la voix ferrée du TGV sur 15kms, traverser des villes, longer l’autoroute puis la traverser, la rocade, éviter la grande circulation, traverser la zone industrielle puis commerciale et penser aux avions qui nous frôlent pour atterrir à coté.

Tout cela sous un vent fort et glacial ! Heureusement que nous nous sommes levés à 5h00 pour défier tout cela !

Bref, nous arrivons pour 14H00 au contrôle vétérinaire du salon de Lyon.

L’arrivée : 14h30, après avoir dit brièvement bonjour à tous ceux qui sont venus de près et de loin pour notre arrivée, nous faisons un entrée triomphale sur la carrière d’animation Nikito, toujours filmé par l’œil attentif de Michel, notre  « metteur en boîte ».  Il y a beaucoup de monde, les juments encore une fois se comportent correctement et nous pouvons être fiers d’elles après avoir parcouru presque 380kms. Les gens applaudissent et nous sommes heureux.

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Le Salon : 5 jours où nous expliquons notre périple et surtout son but premier ; montrer que les chevaux peuvent marcher sans fer pendant longtemps et sur des terrains variés.

Nous passons sur la carrière chaque jour et parlons avec de nombreuses personnes, intriguées ou convaincues.

Nous n’oublieront jamais les personnes émues devant l’écran du visionnage de notre périple, ni la sympathie des gens que nous avons rencontrés sur notre route ou au salon, ou qui nous ont arrêtés pour nous dire qu’il nous avait vu la veille à la télé.

Nous avons apprécié l’ouverture d’esprit de certains maréchaux, et eut le plaisir de rencontrer d’autres praticiens du parage naturel, et de pouvoir échanger nos idées.

Et ne pas oublier nos trois juments qui n’avaient jamais randonnée, dont Napache, jamais sorti de son environnement (les 2 autres faisaient déjà des représentations d’équitation naturelle sur plusieurs salons :Equitopia à Equita’Lyon 2005, Avignon 2004). Elles ont avancé avec une rapidité et une agilité exemplaire. Quel plaisir de les avoir vu évolué sur les cailloux, le pied sûr. Elles récupéraient très rapidement après de gros efforts

Nous passerons sur M6, qui est venu nous filmer durant la randonnée et en direct sur France 3 Lyon au salon.

Une belle expérience, un bon salon et tout cela grâce à plusieurs personnes que nous voudrions remercier, en particulier :

Nos familles, Christian, Chantal et Bruno, Sophie, Chantal, Aurélie, Janie et Michel, Michèle, Jeanne, Lorette, aux organisateurs d’Equita’Lyon qui nous ont permis de faire découvrir une autre facette de l’équitation.

Et tous ceux qui nous ont soutenu durant ce défi. Encore merci.

FIN

Photos des pieds à l'arrivée:

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Posté par azurchevalnature à 13:27 - Le parage naturel et le cheval pieds nus - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Vidéo arrivée Sandra et Patrice Martin à Lyon le 1.11.06

Je voulais rendre hommage à Sandra et Patrice Martin en publiant cette vidéo.

Bien qu'elle ne soit pas de qualité idéale, l'intention y est. Je voulais les féliciter pour leur courage et leur détermination car ils auraient pu renoncer bien des fois face au mauvais temps qui a rendu l'expédition pénible et périlleuse. Mais l'essentiel, leur but est là: ils ont réussi!! Prouver à tous que c'était possible de monter un cheval sans fers et donc les pieds nus et sans mors aussi. Mais le plus beau dans tout ça, c'est qu'ils ont parcouru environ 380 kms en une quinzaine de jours et que les juments n'étaient pas des habituées de la rando.

Merci pour tout ça, pour vos convictions qui sont aujourd'hui devenues les nôtres. Et celà nous redonne courage et espoir car il arrive que parfois, ça ne soit pas facile mais il faut y croire et tenir bon. Surtout quand on entend à droite et à gauche que l'on fait souffrir nos chevaux en les laissant sans fers ou alors que c'est pas possible d'y arriver.

Merci pour nous avoir ouvert cette voie que nous ne connaissions pas jusqu'alors et que nous n'aurions même pas imaginé.

Merci pour votre savoir et vos conseils.

Merci pour votre modestie et votre sagesse.

Merci pour votre gentillesse et votre générosité.

Merci pour tant d'émotions quand vous êtes arrivés sur la carrière "Nikito" où là nous avions la chair de poule et la larme à l'oeil...

Tout simplement merci pour ce que vous êtes!!!!!!!

Et félicitations encore à toi Sandra et toi Patrice ainsi que les courageuses juments Nouba, Napache et Estrella.

Amicalement, Erika, Patricia et les autres....


Raid Martin Lyon 11106
envoyé par galapagos16

Posté par azurchevalnature à 13:29 - Le parage naturel et le cheval pieds nus - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 mars 2007

pourquoi les chevaux sont-ils boiteux ou souffrent-il après le retrait des fers?

Traduction par mes soins de l'article de C. Scott Kroeger (référence: concepts et illustration d'après Une vie saine- Dr Hiltrud Strasser, P 117-130)     http://www.thenakedhoof.com.au/html/article-WhyLameAfterShoes.htm   

Veuillez excuser les erreurs de traduction mais face à autant de technicité, c'est pas toujours évident de trouver les mots exacts!

Pourquoi les chevaux sont-ils boiteux ou souffrent-il après le retrait des fers?

La plupart des chevaux semblent "sains" et à l'aise avec leurs fers solidement fixés sur leurs pieds. Mais si vous les retirez, ce n'est pas inhabituel pour eux d'avoir mal et de devenir boiteux. Celà peut être très pénible et quand celà est fait contre l'avis d'un maréchal ou d'un véto, celà peut inviter à des commentaires tels que: "Vous voyez, je vous l'avez bien dit que ce cheval ne pouvait pas rester sans fers!", ce qui fait pression sur vous et vous oblige à remettre les fers.

Ceci étant dit, personne ne devrait déferrer un cheval ferré depuis longtemps sans consulter quelqu'un qui est bien informé au sujet de telles choses. Les professionnels de soin des pieds Strasser et quelques autres ne devraient pas y aller tant que le cheval et le propriétaire ne sont pas prêts à affronter ce qui suit. Prenez le temps de regarder pourquoi de tels faits se produisent.....et de savoir quoi faire face à celà.

Ce qu'il se passe à l'intérieur d'un pied ferré

* Outre les autres effets nocifs que les fers causent au cheval, la circulation du sang dans la boîte cornée est affaiblie/diminuée.

* La réduction de la circulation sanguine cause des problème au système nerveux dans le pied.

* Les messages envoyés tels des impulsions électriques dans les nerfs marchent comme un révolver. Après qu'un message ait été envoyé, l'ion potentiel autour de la terminaison nerveuse doit être reconstruit ou "retranscrit".

* L'oxygène et le glycogène doivent être distribués dans le sang pour que ce phénomène se produisent. S'ils sont distribués, les cellules produisent de l'adénosine triphosphate (ATP) qui produit à son tour l'ion potentiel autour de chaque terminaison nerveuse, lui permettant de fonctionner encore.

* Si la circulation est affaiblie sur de longues périodes de temps,  la distribution du sang n'est pas capable de produire l'ATP en bonne quantité, à un taux normal et la fonction nerveuse dans le pied est diminuée.

* La plupart des chevaux ferrés sur de longues périodes ont peu ou pas de sensations dans la sole de leurs pieds.

* Mais les dégâts continuent....et passent inaperçus autant pour le cheval que pour le propriétaire!

- Les talons trop hauts et les barres  contractées sont préjudiciables au chorion solaire puisqu'il est pincé contre l'os naviculaire.

- L'étirement de la ligne blanche se produit à cause de la trop grande hauteur de talon et des sabots trop longs. Et ajouté à celà,  la tension sur la paroi centrale qui provoque la séparation des différentes couches du pied.

- Pour beaucoup de chevaux ferrés, la séparation a pu déjà se produire mais n'est pas observable aux rayon X. L'inévitable rotation peut être alors gênée ou ralentie à cause des fers bien fixés.

- Dès que les fers sont retirés, la rotation se produit alors avec la circulation, ce qui conduit à la boiterie.

Ce qu'il se passe quand les fers sont retirés

* Une circulation normale se refait.

* Les terminaisons nerveuses commencent à envoyer à nouveau des messages.. signalant les dégâts occasionnés.

* Les réparations commencent à se faire face aux dégâts causés au chorion pendant une longue période: contraction, perte de l'absorption des chocs, corne de mauvaise qualité et en faible quantité...cette réparation se fait par l'élimination des tissus nécrosés.

* Toute cette nouvelle activité est douloureuse et c'est la raison pour laquelle, un cheval apparemment sain est devenu maintenant boiteux.

Transition vers le pied nu

* Un parage correctement fait et entretenu de chaque pied, combiné à suffisemment de mouvement sur un terrain approprié, contribueront au processus de guérison, qui:

- restaurera le mécanisme du pied

- stimulera la pousse d'une nouvelle corne de bonne qualité

- commencera à décontracter le pied

- provoquera des changements dans la forme de la boîte cornée

* Le cheval traversera une période d'inconfort, bien que certains chevaux éprouvent un soulagement dès le retrait des fers et après un parage approprié.

* Le cheval aura probablement des abcès dans chaque pied, pour la plupart des cas et ce, plusieurs fois. Tremper les pied est vital pour aider à une guérison optimale.

* Ce qui est aussi essentiel à la réussite du processus de transition est l'abstinence du propriétaire de vouloir monter trop prématurément le cheval, il faudra le faire marcher et surtout le plus difficile, devoir faire face aux dures critiques des gens mal ou pas du tout informés.

* L'utilisation de Horseboots est souvent nécessaire pendant le processus de transformation.

Posté par azurchevalnature à 13:14 - Le parage naturel et le cheval pieds nus - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 mars 2007

Les pieds nus d'Equi-libre

Je me permets de faire un peu de pub à cet exemple unique en France, niché dans les Pyrénnées où l'on trouve sûrement les pionniers du pied nu en France puisqu'ils le pratiquent depuis 1977!!!!! Un exemple à suivre bien entendu!

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Pieds nus depuis toujours !

LES CHEVAUX D'EQUI Libre

NI FERS, NI MORS, NI BOX

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L'avantage d'Equi-libre réside dans le fait que toutes les montures qui vous sont proposées viennent de notre élevage. Les chevaux proposés vivent en permanence à nos cotés. Le troupeau fait partie de notre famille ...c'est notre famille!

Certains chuchotent à l'oreille des chevaux, nous nous sommes à leur écoute en toute humilité, en permanence attentifs à leur bien être et il nous le rendent avec bonheur!

Cette écoute est la raison pour laquelle, depuis le début de notre collaboration avec nos chevaux, nous ne les ferrons pas. Cela ne veut pas dire que nous ne prenons pas de précaution avec leurs pieds, bien au contraire! Le parage d'entretien et la préparation soigneuse des sabots demeurent la seule garantie du bien être de chaque individu.

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L'indispensable auto massage rendu impossible en box!

Etre "pieds nus" assure un comportement naturel et bien plus agréable pour le cheval. Cette pratique est enfin reconnue et va se développer. Nous la pratiquons depuis 1977 avec succès et nos 70 chevaux sont en pleine forme, en avant, et surtout exemptés des fourbures et des problèmes liés au ferrage. De plus il est bon de savoir que chaque pied nu assure le retour veineux. Le cheval est doté d'un coeur plutôt petit par rapport à sa corpulence. Aussi chaque pied est un véritable petit coeur qui complémente la circulation normale du sang et garantit ainsi l'oxygénation et l'élimination des toxines.

Chaque pied est donc une "petite pompe" qui renvoie le sang. En ferrant le pied cette fonction vitale n'est plus assurée puisque la sole n'est plus en contact avec le sol. Ce trouble lié au ferrage pénalise grandement le fonctionnement normal.

Ainsi de recentes études montrent que la moyenne d'espérance de vie d'un cheval ferré est de 20 ans alors que celle d'un cheval pieds nus est de 40 ans.

Ferrer un cheval nuit gravement à sa santé! L'empécher de marcher en le gardant en box est tout aussi pénalisant... Il convient de préciser que le cheval est un animal nomade qui parcours entre 15 et 40 kilomètres par jour...

Le sabot joue le rôle d'un amortisseur souple qui ne peut plus remplir sa fonction quand il est rigidifié, corseté, par la présence d'un fer. La déformation élastique du sabot ne pouvant plus s'exercer, les efforts sont renvoyés dans les articulations qui souffrent parcequ'elles sont sollicitées de façon anormale. Le ferrage entraine inévitablement des pathologies destructrices. Chez nous, cette année encore, le vétérinaire n'a pas eu à intervenir ! Nos chevaux sont des "va nus pieds heureux".

Quand ils ne travaillent pas avec nous, les chevaux d'Equi libre vivent une vraie vie de cheval dans un espace de plus de mille hectares, ce qui est, pour toute la troupe, la garantie d'une vie "équilibrée". C'est nous qui sommes à leur rythme et non l'inverse, comme c'est malheureusement trop souvent le cas dans les centres qui ne bénéficient pas d'espace ou qui préfèrent avoir les chevaux sous la main!

Un cheval a un besoin vital d'espace pour être épanoui. Il est fort probable que vous seriez déprimée de vivre en permanence dans une cabine téléphonique! Alors pourquoi imposer cette torture à un cheval?

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Dans notre troupe de 70 chevaux, nous sélectionnons chaque monture en fonction du type de randonnée.

Un cheval en méforme n'est pas sollicité, et les montures sont ainsi adaptées au niveau des cavaliers ainsi qu'au type de parcours.

L'équipe a soigneusement préparé les montures. Du débourrage en douceur à la mise en confiance finale, chaque cheval est suivi avec attention dès sa naissance. Cette préparation douce permet de mettre à la disposition des cavaliers des chevaux conviviaux, sereins et attentifs. Nous attachons aussi beaucoup de sérieux à la préparation physique de chaque monture. Les chevaux sont calmes et "en avant". Leur dynamisme vous sera agréable.

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Les écuries de La Pastorale sont lumineuses, spacieuses et confortables pour les cavaliers comme pour les montures qui n'y viennent que le temps de la préparation!

Le matériel correspond au type d'équitation pleine nature que nous vous proposons. La sellerie est révisée avant chaque départ. Etriers de sécurité, casques sont des points importants pour la sécurité de tous. Des sacoches et l'ensemble de la bagagerie sont mis à disposition pour le transport à cheval des effets personnels.

http://www.equi-libre.fr/

Posté par azurchevalnature à 12:12 - Le parage naturel et le cheval pieds nus - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 mai 2007

Autour du pied nu: le débat s'anime!!

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Tout d'abord un article pour venir un peu bousculer les habitudes bien ancrées et surtout qui fait réfléchir!!!! J'aime les gens qui osent aller jusqu'au bout de leurs idées sans avoir peur de les confronter à l'opposition car même si les choses bougent, beaucoup sont contre le déferrage, jugé impossible et totalement "contre-nature" si j'ose dire et pourtant le débat s'anime.....

Autour du déferrage le débat s'anime !

Extrait relevé sur un Forum internet en Février 2007.

L'abolition de l'esclavage, il n'y a que 159 ans (1848)

Le droit de vote au femme, il n'y a que 62 ans (1945)

L'abolition de la peine de mort, il n'y a que 26 ans (1981)

Voyez vous, quand je suis né, encore des personnes sont passées sous la guillotine dans mon propre pays, dit civilisé et moderne. Vos propres grand-mères ont été reléguées à une condition inférieure de l'homme ne pouvant avoir le droit au vote pendant la plus grande partie de leur vie dans votre pays.

Les péres et méres de vos grands-parents ont vécu dans un pays, la France, où l'esclavage était légalisé: l'Esclavage! Je ne sais donc pas l'âge, ni l'éducation (culturelle surtout), ni vos capacités mentales de relativisation, mais il serait bon pour vous tous, partisans du ferrage systématique ou du ferrage sélectif, de sortir de votre bulle dans laquelle vous êtes nés, que vous vivez et que vous avez reçu votre éducation.

Faites l'effort de relativiser vos connaissances pour vous rendre compte que l'évolution du monde équestre approche à un point d'inflexion de la même manière qu'il a fallu 12 à 15000 ans (depuis le début du Néolithique) pour que l'homme occidental, soi-disant le plus "évolué" de toutes les civilisations ayant existées, se dise qu'il fallait enfin abolir l'esclavage, il n'y a de cela QUE 159 ans.

Certains nous disent maintenant qu'on les agresse... ah bon?

Pour l'instant, nous n'avons essayé que de vous confronter à vos propres contradictions, par voie d'une réflexion scientifique, technique et maintenant philosophique. Dites-vous que les cathares ont été brûlés et exterminés comme un fait normal et nécessaire. Tiens! ‚a me rappelle ceux qui disent que "le ferrage est un mal nécessaire"...ça vous dit quelque chose l'Inquisition?

Elle a duré plus longtemps que n'existe le ferrage, eh oui, il faut le savoir. Heureusement, on s'en est débarrassé, n'est-ce pas ? A ce sujet, désolé pour ceux qui pensent que le ferrage existait il y a 2000 ans mais veuillez vous renseigner précisément, entre autres sources au Centre de Développement en Art et Culture Médiévale (http://cdacm.free.fr/artharnache.html), le ferrage est apparu au XVIs. et ne date pas de plus de 500 ans. Pensez que le plus grand empire qui n'est jamais existé au monde (et qui n'existera peut-être jamais plus) a été conquit avec une armée composée uniquement de cavalerie...NON FERREE: il s'agit de l'empire mongol de Gengis Khan, occupant toute l'Asie allant l'Extrême Orient (Chine actuelle) jusqu'à l'Europe orientale (Roumanie, Yougoslavie,...actuellement).

Pensez bien une chose: ces armées se déplaçaient sur ces énormes distances, il s'agissait de guerriers issus d'une culture nomade, où le cheval était au centre de leurs préoccupations pour subsister pacifiquement et aussi pour conquérir. Les historiens savent que les raisons du succès de leur empire est du notamment ˆ l'organisation et au perfectionnement de leur cavalerie (il n'avait aucune infanterie! que des cavaliers qui se comptaient par dizaines de milliers!), ce fut au début du XIIIs. Alors, tout cela ne vous interpelle pas un peu ?

Comme par hasard ces chevaux dont je parle, ne vivaient qu'à l'extérieur (nomades), ce qui prouve l'affirmation de Louise, que le ferrage n'est apparu que pour limiter les dégâts de l'ammoniaque suite à l'enfermement de ces mammifères que 300 ans après l'empire mongol. Il n'a jamais s'agit de limiter l'érosion des sabots par rapport àleur travail sur le terrain. Vous savez, la métallurgie existe depuis 2800 ans, maîtrisant déjà parfaitement l'utilisation des métaux.

Les travaux et oeuvres de cette période protohistorique sont d'une excellence artisanale dans le continent européen et de la région mésopotamienne. Il existait en effet déjà largement les moyens techniques de produire des ferrures. Mais elles ne furent jamais inventées à cette époque car il n'y en avait encore aucune nécessité !

Ce que vous faites s'appelle du REVISIONNISME HISTORIQUE. Finalement, dites vous que souvent dans l'histoire de l'humanité, ceux qui ont osé contredire un certain savoir provenant d'un héritage culturel, religieux, artistique ou scientifique, ont été tués ou pris pour fou, les exemples sont nombreux. Ainsi, c'est bien une preuve que le point d'inflexion du monde équestre approche, que de voir autant de virulence lorsqu'on ose s'exprimer contre le ferrage. Merci.

Alors, maintenant arrêtons de discourir sur ce sujet: vous avez eu des arguments raisonnables d'ordre scientifique et technique. D'ailleurs personne n'est capable de répondre aux questions qui vous sont posée... J'ai pris la peine de vous donner d'autres arguments raisonnables d'un point de vue historique et philosophique. Allez vous continuer à dire que si tout le monde ferre depuis des siécles, c'est que ça ne peut pas être mal? Etes-vous en mesure de sortir, ne serait-ce qu'un instant, de l'espace-temps dans lequel vous existez, pour prendre une vue d'ensemble historique, vous détachant de votre propre vie, remontant aux origines de nos civilisations, comprenant l'apparition du ferrage et acceptant qu'il s'agit d'une pratique absurde et qui n'a plus lieu d'exister actuellement?

Ne voyez-vous pas le transfert que, par simple évolution sociale et aussi par certains intérêts économiques, le ferrage a continué d'exister alors que l'on pourrait s'en passer actuellement sans aucune contrainte ? A tous ceux qui continueront convaincus du ferrage (ce mal nécessaire...) nous avons encore des arguments pour vous faire comprendre notre message. Vous pensez avoir raison? Alors, faites un dernier pas sur ce thème, déplacez vous là où existent ce type de pratique du pieds nus. Venez, vous serez reçus aimablement, et nous ne ferons que vous montrer visuellement ce que parfois l'expérience empirique peut découvrir, bouleversant ainsi les acquis équestres.

Venez, vous verrez des chevaux supportant (sans aucune plainte ou souffrance) des exercices bien plus exigeants que les épreuves de CSO et CCE. Tel que je l'ai proposé, allez voir parcourir un cheval pied nu 170 km en 5 jours sur tout type de terrain traversant de véritables massifs montagneux. Allez assister à une véritable formation de parage naturel. Une fois vous aurez eu ce courage de vous déplacer, la discussion sera sans doute plus fructueuse, et vous, pour le bien être des chevaux et du votre, vous aurez découvert un nouveau monde.

Pablo AXEILA. Fev 2007. FORUM equisup.com

Article trouvé sur le site "Equi-libre" qui organise le samedi 19 mai une journée débat à l'arrivée de la transhumance qu'ils font chaque année:

http://www.equi-libre.fr/forum.htmPhoto Sharing and Video Hosting at Photobucket

FORUM EQUI Libre

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Participez à la grande journée d'échange du Samedi 19 mai

elle ponctue l'arrivée de la transhumance du Printemps 2007.

Les 70 chevaux, qui passent leur hiver en pays Cathare, rêvent de réglisse, de torrents et d'espace et seront heureux de vous recevoir.

Pour regagner les estives, les chevaux, d'origines diverses, parcourent pieds nus 160 kms en une semaine sur tout type de sol à un rythme soutenu.

Le Programme du FORUM EQUI Libre:

De 10h à 12h: Accueil des participants

En fin de matinée: Arrivée du troupeau

Le midi: Repas champètre organisé autour des cavaliers qui ont conduit la troupe

L'après midi : FORUM autour du quotidien du chevalalimentation, parage, environnement, vie sociale, alternative à la castration, les sabots nus.

réflexion et échange sur les modalités de l'élevage, du type sol

espace ou isolement, équitation moderne, sans fers sans mors et avec selles sans arçons.

En soirée: Fête repas musique et danse.

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Le Forum EQUI Libre a pour but premier l'échange de savoirs et d'expériences. Les chevaux, vos chevaux, ceux que vous allez croiser méritent bien que nous acquérions des connaissances nouvelles correspondant à une démarche simple, moderne et faisant appel au bon sens.

L' approche moderne est en effet considérée par certains "classiques" comme farfelue. Il est pourtant dommage de faire passer ses exigences personnelles avant celles du cheval. Il est temps d'en finir avec les préjugés.

Nous devons avoir d'autres objectifs que notre unique confort et nous présenter devant nos compagnons avec plus de responsabilités et plus d'humilité.

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Au cours de ce Forum, les intervenants professionnels ne manqueront pas de répondre à vos interrogations sur le parage, l'alimentation, les conditions de vie du cheval, le sabot nu...

Les thèmes abordés seront donc pratiques et en prise directe avec la réalité.

Ne souhaitant pas séduire et attirer des participants à tout prix, nous n'avons pas, sur ce forum invité de célébrité en tant que telle. Le Forum EQUI Libre n'a pas pour ambition de soigner l'égo de tel artiste cavalier ou de tel célèbre"éthologue". Les chevaux seront bien les seules stars de cette journée sauf en soirée où ce sera à vous de danser et de chanter!

Pour ce moment de fête, nous invitons chaque participant à venir avec une tarte salée et sucrée, une bouteille, à poser le tout sur la table pour partager le repas puis de danser au rythme du groupe de musiciens installé dans les écuries.

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Frais d'inscription pour la journée et la soirée: 20 euro par personne, repas de midi inclus. Accès libre et gratuit pour les enfants de moins de 12 ans

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Pour vous inscrire, faites nous parvenir un courriel .

Nous pouvons accueillir les campeurs ou proposer les hotels voisins.

Posté par azurchevalnature à 13:14 - Le parage naturel et le cheval pieds nus - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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